• "Mocha Dick ou la baleine blanche du Pacifique : fragment d'un journal manuscrit" est une nouvelle de Jeremiah N. Reynolds.

     

    Synopsis :

    Un soir, à bord du baleinier Penguin , le second du capitaine est incité par l'équipage à raconter sa conquête du redoutable Mocha Dick.

     

    Avis :

    Une nouvelle sympa mais sans plus.

     

    Ce court texte nous propose de découvrir le récit qu’un vieux marin fait de la chasse à un terrible cachalot blanc qui sévissait dans le Pacifique. Un énorme cachalot blanc. Moby Dick, vous me direz. Melville n’a pas sorti son incroyable roman d’un chapeau de magicien.

     

    Mais j’avoue ne pas trop savoir quoi dire de plus sur cette nouvelle. Elle se lit toute seule, mais ne conviendra pas à un public qui n’aime pas les récits de mer et/ou de pêche. Surtout la pêche à la baleine.

    Perso, j’ai aimé parce qu’il reflète une certaine part de réalité de ces chasses « manuelles » où il fallait s’approcher de la bête pour la harponner.

     

    À découvrir, mais pas pour tous les publics.

     


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  • "Comment écrire un livre de voyage" est un texte (une pièce de théatre ?) de Frederick Marryat.

     

    Présentation :

    Face à la déferlante de publications relatant les voyages des uns au bout de la Terre, des autres autour du monde – à vélo, à pied, en voilier, à moto, en 2CV, en solo ou en duo –, le texte de Frederick Marryat semble d’une actualité criante. Il y dévoile, avec humour et un soupçon d’impertinence, quel­ques techniques imparables pour écrire un livre de voyage… sans bouger de son fauteuil.

     

    Avis :

    Un sympa petit livre.

     

    Sous forme d’une petite pièce de théâtre, l’auteur critique la mode, au XIXe siècle, des récits de voyage. Il semblerait que certains livres de commandes se soient faits depuis le canapé de leur auteur… sans en bouger.

     

    On découvre donc un homme qui est mandaté par un éditeur pour écrire un récit de voyage. Sans vraie idée, il demande de l’aide à un ami qui lui donne la méthode à suivre pour écrire un ouvrage palpitant sans sortir de son bureau : lire tous les autres livres sur le lieu du soi-disant voyage, inventer des péripéties pour attendrir/émouvoir le lecteur ou lectrice.

     

    Ce petit livre se lit tout seul. J’avoue que j’ai beaucoup aimé la critique qui découle de cette pièce.

     

    Difficile de dire beaucoup plus sur ce tout petit ouvrage. Il permet de passer un bon moment. Par ailleurs, il m’a donné envie d’en savoir plus sur cette fameuse mode des récits de voyage au XIXe.

     

    À découvrir.


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  • "Porcelaine : La légende du tigre et de la tisseuse" est un roman d'Estelle Faye.

     

    Synopsis :

    Chine, vers l'an 200.

    Xiao Chen est un comédien errant, jeté sur les routes par un dieu vengeur. Un masque à forme humaine dissimule son faciès de tigre, tandis que son coeur est de porcelaine fêlée. Son voyage va durer plus de mille ans.

    Au cours de son périple, il rencontrera Li Mei, une jeune tisseuse, la Belle qui verra en lui plus qu'une Bête. Celle qui, sans doute, saura lui rendre son coeur de chair. Cependant Brume de Rivière, fille-fée jalouse et manipulatrice, intrigue dans l'ombre contre leur bonheur.

    Pendant presque quinze siècles, rivalités et amour s'entrecroisent, tisant une histoire de passion, de tendresse et de sacrifice, sur fond de magie et de théâtre.

     

     

    Avis :

    Un roman que j’ai adoré !

     

    J’avais toujours été très attiré par le grand format et sa superbe couverture. Mais les choses ont voulu que mon porte-monnaie apprécie mieux cette version poche. Et il y aurait presque un regret, car on peut dire que la couverture du grand format vaut son contenu !

     

    Plus qu’une autrice, Estelle Faye est aussi une femme de théâtre. Or, j’ai trouvé que ce livre est aussi un hommage, un cri d’amour, pour une autre forme de théâtre que celui européen (ou Occidental). Ce livre nous fait découvrir un monde très différent, que ce soit par les époques des deux grandes intrigues, que par cet univers propre et particulier qu’est celui du théâtre. Je crois qu’une des choses qui m’a le plus plut, c’est l’aspect coloré. Ça fait bizarre, mais malgré l’aspect sombre de certains personnages, de leur destin, il y a beaucoup de couleur dans ce monde.

     

    Mais je crois que ce qui marque surtout cet ouvrage, c’est son histoire. Et cette histoire, elle se fait aussi par les personnages. Il est difficile de parler de l’une sans parler des autres. Nous suivons donc un jeune homme maudit, presque malgré lui, qui va entrer dans une troupe de théâtre bien atypique. Nous voilà dans la première grande partie du récit.

    Mais je crois que la seconde partie est la meilleure. Asseyez-vous, mais la romance est juste magnifique ! Parce que oui, c’est une revisite de « la Belle et la Bête » et qui est bien construite. Pas de coup de foudre à la con « oh putain je ne vais aimez que lui toute ma vie », non. Une découverte des sentiments progressifs, une découverte de l’autre. De plus, toute la subtilité et la douceur de la plume de l’autrice nous permet de nous attacher et d’apprécier les personnages tels qu’ils sont.

    J’avoue que j’ai aimé tous les personnages de ce livre. Ils sont tous superbement construits, évolue au fur et à mesure de l’h(H)istoire. De plus, on pourra saluer les personnages féminins qui sont tous excellents !

     

    J’avoue que je ne connais rien à la Chine de cette époque et de l’univers du théâtre (en Chine ou même en général). Mais on sent que l’autrice a fait beaucoup de recherche pour donner à son monde une cohérence et une justesse qui suit aussi bien l’intrigue que les personnages.

     

    Estelle Faye s’impose de plus en plus comme l’une de mes autrices préférées. J’ai adoré ce livre que j’ai lu très rapidement, car il est difficile de le reposer. C’est un vrai plaisir. Et il a été pour moi une petite bouffée d’air frais dans mon paysage littéraire.

    Je ne peux que chaudement recommander la lecture de ce superbe roman. Pour l’été, je crois que c’est une pièce de choix !

     

     


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  • "La mer : mythes et symboles" est un petit essai de Michel Vergé-Franceschi.

     

    Présentation :

    La mer a longtemps été perçue par les hommes comme un milieu hostile et dangereux, peuplée de créatures mythiques ou fantastiques tels que le Léviathan, le Kraken et autres calmars géants. Dans le même temps, source de vie, elle a suscité la curiosité et fut longtemps synonyme d’aventures. Ce livre la célèbre en quatre chapitres thématiques : la mer entre Dieu et l’homme, le domaine des dieux et des déesses, le domaine des monstres et des superstitions, la peur et l’aventure, au cours desquels Michel Vergé-Franceschi nous invite à la découverte des grands mythes et symboles de la matrice primordiale.

     

    Avis :

     

    Un livre trop catalogue.

     

    J’avoue avoir été un peu déçu par ce livre. Certaines de mes craintes ont été hélas justifiées : ce petit livre ressemble plus à un catalogue qu’à un véritable petit essai. Il faut dire que le sujet est tellement vaste qu’il est impossible de tout évoquer dans un si petit livre (format poche, moins de 160 pages).

    Pour le contenu, je ne pourrais pas dire qu’il est mauvais, l’auteur sachant de quoi il parle vu les très nombreuses références. Hélas, l’ensemble reste trop survolé pour vraiment être apprécié.

    Cependant, l'ouvrage se lit très bien. L'écriture est fluide.

    Les illustrations au milieu de l’ouvrage sont vraiment très bien choisies et sont de très bonnes qualités. Et en couleurs, s’il vous plait !

     

    Pour quelqu’un qui ne connaitrait rien sur la Mer et qui aimerait un point de départ, je pense que ce petit ouvrage pourra faire l’affaire. Mais pour les personnes comme moi déjà un peu connaisseuses (et amatrice de mythologie), il est trop superficiel.

     

    Une chronique un peu dure, j’en conviens, pour un livre qui n’est pas forcément mauvais en soi, mais qui ne répondait pas à mes attentes.

    Dommage.

     


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  • J'ai le regret de vous annoncer la disparition brutale de Titi, compagnon route depuis 18 ans.

     

    Disparition : Titi

     

    Le blog restera en dormition quelques temps.


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  • "Le roi des fauves" est un roman d'Aurélie Wellenstein.

     

    Synopsis :

    Ivar, Kaya et Oswald ont été condamnés à être changés en berserkirs, des hommes-bêtes enragés destinés à tuer sur les champs de bataille. Ils vont errer dans un royaume en ruines pendant sept jours au cours desquels se réalisera leur mutation. Seul le légendaire roi des fauves peut encore les arracher à leur funeste destin mais pour le trouver les trois amis doivent réussir à rester unis.

     

     

    Avis :

    Un bon roman jeunesse.

     

    Ce livre m’avait tapé dans l’œil (aïe) dès sa sortie et j’avais vu beaucoup de commentaires élogieux. J’ai peut-être été moins emballé que ces derniers, mais j’ai passé un très bon moment de lecture.

     

    Le roman se lit tout seul. En effet, l’écriture de l’autrice est fluide, rapide et dynamique. L’ensemble manque peut-être un poil de description, mais je me suis très vite laissé prendre à l’univers ainsi qu’à ses personnages.

     

    Je pense que l’un des points forts de ce livre est ses trois héros. Ces trois amis de misère, acculés par la faim, qui se retrouvent pris dans un univers injuste et sordide alors qu’ils essaient de sauver leur peau et possiblement celle de leur famille. Trois ados un peu perdus – d’une certaine manière – dans un système de castes qui ne peut que les broyer. Leur condamnation, c’est presque une promesse de vie.

    Au fur et à mesure du récit, les trois compagnons évoluent en même temps que le berserk qui grandit en eux. J’ai beaucoup aimé voir Ivar tout tenté pour que leur amitié reste solide, unie dans cette terrible épreuve (il faut dire que pour moi, l’amitié, c’est sacré). J’ai aimé cette volonté d’aller au bout, de vouloir tout faire sans savoir si cela va payer ou non.

    J’apprécie les romans où il y a des questionnements sur le lien entre homme, animal et animalité : qui est le « monstre ». C’est un sujet qui me passionne. Ici, c’est intéressant de voir (ou savoir) que cette limite n’est pas si claire que ça.

     

    Le monde sombre et sans pitié du livre m’a aussi beaucoup plus. J’apprécie l’aspect âpre et sale qu’il se dégage souvent ; sauvage même. Sans compter l’aspect fantastique, mythique, qui émerge de temps en temps.

    Et puis…. des berserkirs Mammouth !! Ça, c’est bon ! J’avoue que l’idée d’utiliser quelques créatures issues de la préhistoire (il y a des bersekirs aurochs aussi) donne son cachet à l’histoire. J’avoue, j’ai adoré !

     

    Cependant, il y a quelques défauts. Rien de bien méchant ceci dit.

    Je pense que le livre aurait été plus loin. En effet, dans son ambiance, dans la puissance des sentiments ou des événements (et bien que le livre soit prenant), je pense que l’autrice aurait pu pousser l’ensemble pour qu’il soit plus sombre encore, plus dur. Je ne sais pas si c’est parce que l’autrice est à ses débuts ou parce que le livre est destiné à la jeunesse qui laisse un peu sur sa fin à ce niveau là.

    Ensuite, j’ai été perturbé dans ma lecture par deux remarques qui me semblait anachronique : « débouler comme un boulet de canon » n’est pas forcément mauvais en soi, mais l’univers scandinave ne se prête guère à ce type d’arme ; « patate », pareil dans ce type d’univers, c’est un peu gênant. Enfin, l’utilisation de « berserkir » m’a aussi un peu perturbé, car c’est le pluriel de « berserk ». Cependant, l’autrice utilise « berserkirS » pour le pluriel. Il y a donc une cohérence. De plus, l’autrice m’a dit qu’il y avait une justification à ce choix.

    Ah oui, petite déception pas bien méchante : je pensais que les trois animaux de la couverture représentaient nos trois héros en court de transformation. Perdu. Cependant, la couverture est sublime.

     

     J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman. J’espère que j’aurai l’occasion de découvrir d’autres livres de cette autrice.

     

     

     


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  • "Altynaï, nouvelles de l'Altaï" est un recueil de nouvelles d'Ilya Kotcherguine.

     

    Synopsis :

    La neige, En Altaï, une réserve naturelle, des sentiers de montagne escapés, le visage impassible, des femmes sibériennes, des Altaïens nonchalants, des chevaux farouches, l'odeur du mouton sous la yourte... et un garde forestier moscovite en exil adepte de Castaneda. Ilya Kotcherguine est né en 1970 à Moscou où il vit toujours. Après des études secondaires, des emplois précaires, des chantiers de restauration de monastères, des études de chimie appliquée, il se met à l'apprentissage du chinois, ce qui lui permettra d'être engagé par un homme d'affaires de Chine qui fera rapidement faillite. Après d'autres déboires et une douloureuse séparation, Ilya Kotcherguine part en Sibérie où il devient garde forestier dans le parc naturel de l'Altaï. C'est là qu'il commence à écrire. Revenu à Moscou en 1999, il entre à l'Institut de littérature Maxime-Gorki. En France, il est publié d'abord par Actes Sud en 2005. Les deux nouvelles publiées par Borealia en 2016, Altynaï (publiée en 2000) et Dire au revoir (publiée en 2006), ont toutes deux pour cadre la République d'Altaï, en Russie. L'auteur, moscovite, a bien connu cette République où il a travaillé comme garde-forestier durant quatre ans. Plongé dans la vie quotidienne de la réserve naturelle d'Altaï, il a été métamorphosé par cette expérience qui lui a permis de découvrir la culture altaïenne.

     

     

    Avis :

    Je tiens à remercier les Éditions Boréalia pour ce SP.

     

    Deux nouvelles dont je ne sais pas trop quoi penser.

     

    J’ai passé un bon moment avec ces deux textes qui se déroulent dans des réserves au cœur de l’Altaï, perdu et isolé. La plume de l’auteur est très intimiste. On a l’impression d’accompagner les protagonistes tout le long de leur voyage, de leur vie quotidienne. L’auteur – qui a été garde forestier – nous livre des récits à la limite de l’autobiographie dans un univers à mille lieues de la ville, avec ses codes et son mode de vie.

     

    J’avoue une petite affection pour la seconde nouvelle, qui m’a rappelé les « expéditions » que j’ai pu faire en Guyane Française : les trajets longs, « seuls », les chemins compliqués, la rusticité des habitations… quelque chose qui peut sembler exotique, mais qui est rude. Surtout qu’on suit une « grand-mère » (pas si vieille que ça) et qu’elle évoque sa petite fille. Et j’avais l’impression que cette « grand-mère » parlait de moi, enfant, dans la forêt amazonienne.

     

    Je peine à en dire plus. C’est loin de ce que j’ai l’habitude de lire. Mais j’ai bien senti qu’il y avait des choses qui m’échappaient, des subtilités que je n’ai pas saisies (ou des choses moins subtiles, mais comme je manque parfois de subtilité).

     

    Je pense que les amateurs des récits de « voyages », de vie dans les grands espaces et de question sur la vie dans la Nature devraient apprécier ces deux courts textes qui se lisent tout seuls.

    À découvrir.

     

     

     


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  • Entre le 1er mars et le 1er juin se tenait le Printemps de l'Imaginaire Francophone organisé par Monde Fantasy.

    J'avais pris le challenge Scientifiques fous, soit lire 6 livres, avec l'option petite maison d'édition pour au moins un ouvrage.

     

    Par ailleurs, je m'étais fais une PAL pour l'occasion où je désirais lire autant d'autrices que d'auteurs :

    -Porcelaine d'Estelle Faye,

    -Bohème de Mathieu Gaborit,

    -La Vieille Anglaise et le continent de Jeanne-A Débats (option petite maison d'édition)

    -Le Tempestaire, T.02 Les Flubistuers du Vent de Johan Héliot,

    -Les Fiancés de l'Hivers de Christelle Dabos,

    -Manesh de Stephan Plateau.

     

     

    Trois mois plus tard, où en suis-je ?

    Sur la PAL imposée :

    -Porcelaine d'Estelle Faye ---> Lu (chronique à venir)

    -Bohème de Mathieu Gaborit ---> Lu

    -La Vieille Anglaise et le continent de Jeanne-A Débats (option petite maison d'édition) ---> Lu

    -Le Tempestaire, T.02 Les Flubistuers du Vent de Johan Héliot ---> Lu

    -Les Fiancés de l'Hivers de Christelle Dabos ---> Lu

    -Manesh de Stephan Plateau ---> en cours.

    Plutôt pas mal. Mais je ne me suis pas limité à ces lectures ! En effet, j'ai lu 14  livres en tout. Bon dison 14.5 avec celui en cours.... Les Hors-PAL ont été :

    -Mordred de Justine Niogret

    -Malpertuis de Jean Rey,

    -Grand Siècle, T.01 L'académie de l'ether de Johan Heliot,

    -Le roi des fauves d'Aurelie Wellenstein,

    -Sénéchal de Gregory Da Rosa,

    -Le Tempestaire, T.03 Le roi au coeur de pierre de Johan Heliot,

    (ù*$$$$$$$$$$$$$$$kl;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;+63 dixit Titi le chat,)

    -La lune seule le sait, de Johan Heliot,

    -La lune n'est pas pour nous, de Johan Heliot,

    -Les seigneurs de Bohen d'Estelle Faye,

     

    Bon, force est de constater que je n'ai pas une égalité parfaite entre autrices et auteurs, ces derniers l'emportant avec 8 livres contre 6. Presque 9, si on compte Manesh en cours de lecture. Bon, l'écart n’est pas énorme, mais je n'ai pas tenu mon pari de ce côté-là.

    On constatera que Johan Heliot a pris beaucoup de place dans ce challenge. Il faut dire que j’apprécie vraiment sa plume.

     

    Tous les livres ne sont pas encore chroniqués. Cela viendra en temps et en heures, car dans la mesure du possible, j’essaie de poster un article par jour.

     

    Quoi qu’il en soit, ce fut une bonne expérience qui m’a permis de descendre un peu mal PAL. Expérience à renouveler.

     


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  • "Mordred" est un roman de Justine Niogret.

     

    Synopsis :

    "Ecoutez ! Ecoutez la sinistre et triste histoire de Mordred, le chevalier renégat !"
    Face sombre des légendes arthuriennes, Mordred est le traître, fruit des amours illicites et incestueuses d'Arthur et de sa soeur Morgause. S'il fait un temps parti des chevaliers de la Table ronde, il est chassé de celle-ci avant de lever une armée pour combattre Arthur.
    C'est l'histoire officielle, du moins. Peut-être Mordred n'était-il pas aussi fou que les gestes le prétendent ? Peut-être était-il un garçon sensible et droit ? Peut-être Arthur n'est-il pas le héros que l'on chante et que Mordred n'avait pas le choix ?

     

     

    Avis :

    Je ne sais pas quoi penser de ce livre.

     

    J’avais hâte de découvrir ce court roman. En effet, l’autrice a son univers bien à elle, assez sombre. La voir se pencher sur le personnage de Mordred m’enthousiasmait. Hélas, je ne peux pas dire que j’ai aimé. Mais je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé non plus.

     

    La seule chose dont je suis sûre, c’est que je me suis ennuyée. Tout le roman évoque la souffrance de Mordred après qu’il ait été blessé lors d’un tournoi.

    Avec toute la poésie et la « délicatesse » de sa plume, l’autrice nous narre les épreuves du jeune homme, ponctué de passage de son enfance avec sa mère et son départ avec Arthur. Je pense par ailleurs que le style de l’autrice fait toute la force de cette œuvre. Ceci dit, elle a une forte proportion à la répétition. Oui, on a compris qu’il douille à mort !

     

    Mais ensuite… c’est quoi l’histoire ? Parce que j’avoue que plusieurs semaines après avoir terminé ma lecture, je me pose encore la question. Je pense avoir cerné quelques points importants, mais je n’en ai aucune certitude.

    L’un des attraits de Mordred dans ce texte est sa volonté d’endosser volontairement un rôle de « mauvais » (ce qu’il n’est absolument pas) afin de permettre à son oncle de mourir en grande gloire, et ce afin de cacher la déchéance de ce dernier. Cependant, cela n’arrive que dans les dernières pages du récit.

    Cependant, j’avoue que si les personnages avaient eu d’autres noms, l’histoire (enfin, ce que je pense percevoir) aurait été la même. Je ne comprends pas l’intérêt d’avoir utilisé le fond arthurien. OK, cela permet de partir sur des bases connues, mais encore ? Je n’ai pas l’impression que ce roman apporte un élément nouveau, une vision nouvelle, une pierre au légendaire arthurien. Je ne vois pas ce texte comme une revisite du personnage de Mordred non plus.

     

    Vraiment, je ne sais pas quoi dire de plus sur ce court livre. Je ne pourrais pas vous dire que c’est un mauvais livre, car je n’en ai pas l’impression. Malheureusement, je peine à lui dégager des qualités.

    Je pense que chacun doit se faire un avis. Peut-être que certaines choses m’ont échappé ? Que je n’ai pas la grille de lecture appropriée ? Allez savoir…


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  • "Malpertui" est un roman de Jean Ray.

     

    Synopsis :

    " Malpertuis ! C'est la première fois que le nom coule, d'une encre lourde, de ma plume terrifiée. Cette maison imposée comme point final de tant de destinées humaines, par des volontés terribles entre toutes, j'en repousse encore l'image ; je recule, j'atermoie, avant de la faire surgir au premier plan de ma mémoire. D'ailleurs, les personnages se présentent moins patients que la maison, pressés sans doute par la brièveté de leur terme terrestre. Après eux, les choses demeurent, comme la pierre dont se font les maisons maudites. "

     

     

    Avis :

    Un livre sympa mais qui m’a été mal vendu…

     

    J’avoue que j’étais très curieuse de découvrir cet auteur dont j’entendais beaucoup parler. Il faut dire que son œuvre fantastique est en cours de réédition.

     

    J’ai beaucoup aimé ce récit fantastique, avec ces personnages malsains enfermés, « séquestrés » par un oncle bizarre dans une maison afin de toucher un héritage faramineux. Très vite, j’ai eu des doutes sur certains d’entre eux, mais les bords restent souvent flous.

    L’ambiance dans la maison est terrible. Mon Dieu ! Entre ça et ses habitants, n’importe qui se croirait dans un asile ! C’est superbe !

     

    La construction du livre est particulière. En effet, ce sont des récits qui se complètent les uns les autres, qui dévoilent des pans d’histoire jusqu’à ce que la vérité nous soit révélée. Cela ajoute à l’atmosphère malsaine qui émane du récit.

     

    Une petite déception cependant. En effet, on me l’avait vendue comme un archétype de la maison hantée. Or, et bien que la maison ait un rôle important, elle n’est pas hantée (genre avec une entité qui veut du mal à ses habitants).

    Mais bon, c’est très relatif.

     

    J’avoue ne pas trop quoi savoir dire de plus sur ce grand classique. J’ai apprécié et j’aimerai bien découvrir les autres textes (des nouvelles ; Malpertuis est le seul roman) de cet auteur.

     


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