• Avril et le monde truqué

    "Avril et le monde truqué" est un film d'animation français de Franck Ekinci et Christian Desmares avec les voix de Marion Cotillard, Philippe Katerine, Olivier Gourmet et Jean Rochefort, entre autre.

     

    Synopsis :

    1941. Le monde est radicalement différent de celui décrit par l’Histoire habituelle. Napoléon V règne sur la France, où, comme partout sur le globe, depuis 70 ans, les savants disparaissent mystérieusement, privant l’humanité d’inventions capitales. Ignorant notamment radio, télévision, électricité, aviation, moteur à explosion, cet univers est enlisé dans une technologie dépassée, comme endormi dans un savoir du XIXème siècle, gouverné par le charbon et la vapeur.
    C’est dans ce monde étrange qu’une jeune fille, Avril, part à la recherche de ses parents, scientifiques disparus, en compagnie de Darwin, son chat parlant, et de Julius, jeune gredin des rues. Ce trio devra affronter les dangers et les mystères de ce Monde Truqué. Qui enlève les savants depuis des décennies ? Dans quel sinistre but ?

     

     

    Avis :

    Un dessin animé bien sympathique, mais qui possède quelques défauts.

     

    Une réalisation basée sur l’univers visuel de Tardi, dans un monde tenant du steampunk et de l’uchronie : il y avait de l’audace dans ce projet.

     

    Déjà, la première chose à dire qu’il est vraiment très agréable à regarder et le style de l’auteur d’Adèle Blanc-Sec est parfait pour ce type de chose. J’avoue que j’aimerai d’autre dessin animé de ce genre.

    L’animation est très bien, comme quoi on peut faire de très bonne chose de par chez nous.

     

    Pour ce qui est de l’histoire, c’est aussi très sympathique même si l’on surfe, parfois, sur des choses un peu déjà vues – plus dans la SF, j’ai envie de dire avec le côté reptilien.

    C’est peut-être là qu’on commence aussi à toucher aux défauts de ce film.

    Le film s’ouvre avec une double introduction : une première qui explique le point de divergence historique et la mise en place du monde tel qu’il va être dans l’histoire ; une seconde où l’on voit les parents d’Avril disparaitre. J’avoue que j’ai trouvé ces deux intros un peu longues et qui cassaient un peu l’ambiance du film. Je sais que pour quelqu’un comme moi, qui lit et connait un peu l’urchonie et le steampunk, abordé cet univers peu être facile ; contrairement à d’autre : la première intro donne l’impression qu’une explication pour public non connaisseur. Ce qui est un peu dommage.

    Surtout que l’on retrouve une fin, un peu dans le même genre, assez tranchée, dirons nous, et une sorte de postface finalement un peu rapide et superficielle.

    Je ne sais pas si cela doit sonner comme un reproche ou non, mais parfois, on sent l’inspiration issue de l’univers de Miazaki. Par ailleurs, je pense qu’il y a pas mal de référence, dans les décors notamment : il me semble bien avoir vu quelque chose qui ressemblait à un Dalek.

     

    Pour les personnages, j’avoue que je n’ai pas grand-chose à dire, si ce n’est quelque regret pour Avril. Bien « garçonne », au caractère bien trempé, j’avoue que j’ai eu un peu de mal quand elle enfile sa robe rose (surtout que le placard ne contient que des robes roses de tailles différentes). Ce n’est pas tant la robe que sa couleur qui me gêne… puis bon, elle est toujours aussi délicate après, mais même si je sens que les réalisateurs ont voulu jouer avec ce chiclé, je le trouve un peu limite. Surtout qu’à partir de ce moment-là, sa relation avec Julius tend à changer.

    D’ailleurs, c’est un truc que je regrette un peu cette romance dans l’histoire. Non pas qu’elle ne pouvait pas être présente, mais j’aurai aimé un final moins… échange de bave. C’est un peu gros diront nous.

    Ceci dit, le personnage d’Avril est vraiment sympathique. Le style graphique de Tardi permet d’éviter de se retrouver avec une nana au physique plaisant (genre, elle est douée et belle… non parce qu’une fille intelligente, c’est bien, mais si elle n’est pas belle… bref, des vieux cliqués bien pourris). J’avoue que j’étais très heureuse de voir mise en scène une jeune fille scientifique, ce qui n’est pas si courant que ça ne mine de rien.

    Après, l’ensemble des personnages est sympa, avec des personnalités plus ou moins attachantes.

    Je ne sais pas si c’est voulu, mais je trouve que Julius, il a de vagues ressemblances avec Renaud dans sa jeunesse (genre un peu ouvrier avec la gavroche et le foulard rouge).

     

    Peut-être pour chipoter sur un détail : au début de l’histoire, dans la première intro, on voit Napoléon III. Je ne suis pas historienne, je sais que le personnage est peu aimé et surtout peu connu en France, mais cette voix… j’avoue que le choix du doubleur m’a laissé perplexe. On ne présenterait pas le personnage, on pourrait juste penser à quelqu’un de lambda.

    Autre point peut-être un peu gênant, c’est le nom de famille d’Avril (et de sa famille) : Franklin. Je ne vais pas dire que ce n’est pas français, mais comme ça résonne avec Benjamin Franklin qui n’est pas français lui, j’ai trouvé ça un peu dommage. J’aurais peut-être aimé quelque chose de plus… francophone… je sais pas trop comment le dire…

     

     

    Un dessin animé que j’ai beaucoup aimé même s’il possède quelques défauts, peut-être dus à une certaine inexpérience... allez savoir. Mais j’ai vraiment passé un bon moment.

     

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