• Sans Forme

    "Sans Forme" est le second tome du "Protectorat de l'ombrelle" de Gail Carriger.

     

    Synopsis :

    Miss Alexia Tarabotti est devenue Lady Alexia Woolsey.

    Un jour qu’elle se réveille de sa sieste, s’attendant à trouver son époux gentiment endormi à ses côtés comme tout loup-garou qui se respecte, elle le découvre hurlant à s’en faire exploser les poumons. Puis il disparaît sans explication… laissant Alexia seule, aux prises avec un régiment de soldats non-humains, une pléthore de fantômes exorcisés, et une reine Victoria qui n’est point amusée du tout.
     Mais Alexia est toujours armée de sa fidèle ombrelle et des dernières tendances de la mode, sans oublier un arsenal de civilités cinglantes. Et même quand ses investigations pour retrouver son incontrôlable mari la conduisent en Écosse, le repère des gilets les plus laids du monde, elle est prête !

     

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    Critique :

     

    Si j’avais adoré « Sans Âme », le premier tome de cette série, je dois bien avouer que j’ai été assez déçu par cette suite. Manque d’action, manque d’originalité. Bref, « Sans Forme » m’a fait l’effet d’un pétard mouillé.

     

    Pour commencer, je dirai que je me suis ennuyée à la lecture de ce récit. Je me suis vraiment fait chier sur les 150 premières pages où pour moi, il ne se passe rien ! C’est un peu genre « les événements de la vie courante », mais qui ne sont en aucun cas intéressants. Pourtant, il se passe un truc incroyable au début. Cependant, j’ai jamais vraiment eu l’impression que c’était si grave que ça. Ça manquait d’intensité, je pense. Est-ce que cela vient de l’écriture ou au fait que le côté guindé des personnages fait que cela est minimisé ? J’en sais rien, mais c’était chiant.

    Même le personnage de madame Lefoux, une Française fort sympathique et très ambigüe durant tout le roman ne permet pas de faire remonter le niveau.

    Passer la moitié du livre, les choses devient plus intéressante (heureusement). Malheureusement, la seconde partie pourrait s’intituler (pour moi) « beaucoup de bruit pour rien ». Et c’est là qu’on retrouve le côté pétard mouillé, surtout concernant les relations entre Lord Maccon et son ancienne meute de Kingsair. Pendant tout le roman, l’auteure insiste sur le « problème », mais quand Lord Maccon lâche enfin le morceau j’ai été super déçue. Tout ce patacaisse pour ça ? Surtout que j’ai pas ressenti tant de malaise, de gêne et de colère chez dans la meute de Kingsair, sauf si on exclu l’arrière-arrière-arrière-arrière-petite-fille de Lord Maccon. Bref, déçu à ce niveau.

    Seconde déception concernant « l’intrigue » principale. On comprend trop vite qui est « l’espion », encore une fois on se tape un « beaucoup de bruit pour rien » vu l’allure à laquelle Alexia est capable de résoudre l’énigme ! Non, mais sérieux, c’est super mal fait cette histoire de ce côté-là. Parfois je me suis même demandé si l’auteure savait où elle allait !

     

    Mais mes déceptions ne viennent pas que de l’intrigue. Il y aussi tout le côté « guindé » du premier tome qui à disparut. Les longues descriptions de vêtements ont aussi disparu et c’est dommage même si cela avait fini par me casser les pieds dans « Sans Âme ».

    J’ai aussi été déçu par la relation Alexia-Conall qui fait « très convenue ». Leurs échanges sont assez fades, manque de dynamisme. Je n’ai pas beaucoup retrouvé le petit côté piquant d’Alexia.

     

    Mais bon, il faut être honnête, il y a quand même des bonnes choses. Même si j’ai été déçu sur un point par Madame Lefoux, je trouve ce personnage très intéressant. J’ai hâte de voir ce que l’auteure va en faire par la suite. Mais surtout, c’est Ivy Hisselpenny qui nous offre les meilleurs moments du livre ! Cette fille, c’est une vraie gourde et une vraie potiche, mais elle est géniale ! Et je pense qu’elle offre une des meilleures répliques du roman « si j’étais morte, je n’aurai jamais pu revivre ça » ( et dit avec tout le sérieux du monde)… Sans commentaire.

    Lady Kingsair est aussi un personnage de poigne que j’ai beaucoup apprécié, mais c’est un peu dommage qu’elle n’ait pas été plus exploitée.

    Il y a d’ailleurs beaucoup de points comme ça : il y a de l’idée, mais pas assez exploité. C’est le cas pour le côté égyptisant du roman et le déshabillage de momie. Cette pratique était assez courante au XIXe siècle et l’égyptologie.

     

    L’auteur met aussi en place des éléments qui appellent à la suite de l’aventure, un peu comme les fameuses « pieuvres » du premier roman.

     

    Voilà donc pour « Sans Forme » qui ne m’a vraiment pas emballé. Heureusement que malgré cela, le livre se lit assez vite. Donc j’ai été déçue, car à défaut de nous offrir un livre égal au premier, pour ne pas dire mieux, ce second tome est un travail plus superficiel, moins dynamique et surtout avec des intrigues un peu flasques.

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