• Après Brendan et le secret du livre de Kells et Le chant de la mer, le nouveau dessin animé de Tomm Moore s"annonce !

    Trop hâte !!

     


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  • "Bohème" est un roman de Mathieu Gaborit.

     

    Synopsis :

    Après la révolution industrielle, l'Europe a été submergée par une substance étrange et dangereuse, l'écryme. Reliées par un fragile réseau de traverses d'acier, seules quelques cités gouvernées par l'aristocratie capitaliste émergent dans cette mer corrosive. Mais sous le joug de la Propagande, la révolte gronde... Quand un dirigeable porteur d'une précieuse cargaison clandestine s'échoue dans l'écryme, c'est Louise Kechelev, avocate-duelliste et fille de révolutionnaires praguois, qui est chargée de récupérer la cargaison. Dans la même zone, un régiment de hussards en mission de reconnaissance a été décimé par une mystérieuse crise de folie. Seul survivant, le commandant Léon Radurin doit fuir les foudres de la Propagande. Pour Louise et Léon, c'est le début d'un voyage sans retour aux confins des traverses, où se murmure le nom d'une cité perdue : Bohème.

     

     

    Avis :

    Un livre qui ne m’a pas convaincu.

     

    J’avoue avoir été un peu déçu par ce titre. J’entends tellement parler en bien de l’auteur. Bref, ce sont des choses qui arrivent.

     

    Le livre se décompose en deux parties. Ces deux parties, je les ai trouvé très inégales. En effet, la première est très dialoguée, très centrer sur le personnage féminin principal. Du coup, tout se lit très vite. Mais on manque d’immersion, surtout que l’univers est très riche. La suite ne fera que le confirmer.

    Dans la seconde, tout est beaucoup plus descriptif et les personnages sont presque de second plan dans la trame générale. J’avoue que cette grosse différence m’a beaucoup gênée, car j’ai eu du mal à m’y retrouver. L’auteur s’attarde beaucoup sur la révolution qui a eu lieu, les positions à tenir, et au final les protagonistes de la première partie sont presque absents.

    Surtout que j’avoue ne pas avoir trop accroché à l’intrigue générale. J’avoue que si beaucoup de choses très intéressantes sont mises en place dès la première partie, je ne me retrouve pas dans la seconde, beaucoup trop axé sur la révolution.

     

    Pour les personnages, j’avoue aussi que j’ai eu du mal à trouver mon compte. Louise est pourtant assez intéressante, même si elle avait quelque chose d’agaçant. Cependant, je trouve son évolution assez pitoyable : évidemment une femme qui ne veut pas d’enfant pour des raisons professionnelles changera en une fraction de seconde au moment où elle est enceinte. De plus, j’ai eu l’impression qu’elle n’était là que pour servir de matrice à quelques choses de plus grandes. Ce qui est très dommage, car s’il y a d’autres femmes, elles restent toutes des personnages ponctuels. D’ailleurs, on peut saluer les efforts de l’auteur pour qu’elles aient de la visibilité dans le décor. Il est cependant dommage qu’il n’y ait pas plus de vrais protagonistes.

    Léon ne sert à presque rien.

    Pour les autres personnages, je trouve que l’on passe très vite sur eux. C’est la première fois que j’ai l’impression que les personnages sont justes des pions qu’on damne comme ci comme ça.

    Bref, je ne trouve pas une très grande réussite dans les personnalités des héros.

     

    Cependant, je pense que la vraie force de ce livre, c’est un univers. Il est cependant très très dommage que celui-ci soit si peu exploité et mis en avant. Du coup, il y a eu beaucoup de choses que j’ai eu du mal à saisir. Le résultat fut que j’ai peiné à entrer dans le récit.

    L’écryme est une très belle invention, ainsi que les passerelles qui permettent de l’éviter.

    Mais je crois que la chose que j’ai le plus aimée, c’est l’utilisation de personnage – fictif – issu de texte populaire des artistes du roman. Au lieu de nous servir des fées ou des loups-garous, l’auteur nous propose toute une fauve plus littéraire. Et j’avoue que j’ai beaucoup aimé cette idée.

     

    Une histoire qui ne m’a pas convaincu ; idem pour les personnages ; un univers riche, mais sous exploité… bref, j’ai été déçu par ce livre.

    Dommage.  

     

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    (3/6)


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  • "Le Pacte des Loups" est un film de Christopher Gans, avec Samuel Le Bihan, Vincent Cassel, Emilie Duquenne, Mark Dacascos, Monica Belluci, Hans Meyer, entre autre.

     

    Synopsis :

    En 1766, une bête mystérieuse sévit dans les montagnes du Gévaudan et fait de nombreuses victimes, sans que quiconque puisse l'identifier ou la tuer. Les gens ont peur. C'est un monstre surgi de l'enfer ou une punition de Dieu. L'affaire prend rapidement une dimension nationale et porte atteinte à l'autorité du Roi. Le chevalier Grégoire De Fronsac, naturaliste de surcroît, est alors envoyé dans la région du Gévaudan pour dresser le portrait de la bête. Bel esprit, frivole et rationnel, il est accompagné de l'étrange et taciturne Mani, un indien de la tribu des Mohawks. Ces derniers s'installent chez le Marquis Thomas d'Apcher. Au cours d'une soirée donnée en son honneur, Fronsac fait la connaissance de Marianne De Morangias ainsi que de son frère Jean-François, héritiers de la plus influente famille du pays. Fronsac se heurte bientôt à l'animosité des personnages influents de la région.

     

     

    Avis :

    J’adore ce film… mais ce n’est pas vraiment un bon film…

     

    Oui, je sais, mes gouts sont pourris… mais j’avoue que tout l’intérêt de cette réalisation vient de son interprétation de la bête du Gévaudan. L’aspect politique est une bonne idée, bien que certaines choses laissent à désirer et auraient mérité plus d’approfondissement.

     

    Ceci dit, je pense qu’il y aura peu de remarques positives par la suite. Parce qu’il faut bien le dire, le film souffre de problème de réalisation, souffre de problème de scénario, certains de ses personnages sont faibles et peu exploiter…

     

    Pour le scénario, l’un de mes regrets vient du personnage de Manie, l’Indien. Il sert à peu de chose, si ce n’est pour des scènes d’action beaucoup trop kung-fu pour être correctement apprécié. Sans oublier l’aspect mystique très mal exploité… d’ailleurs, je pense que l’aspect fantastique (avec la définition très XIXe) aurait mérité plus de travail pour rendre beaucoup plus d’éléments crédibles, sans pour autant en faire un film fantastique.

    Sans grande surprise, les personnages féminins laissent à désirer. Elles ne sont pas très utiles et restent dans des clichés pas forcément agréables. Je pense principalement à Monica Belluci qui est plus pute qu’espionne, ce qui est bien dommage. Mais on pourrait aussi évoquer la sauvageonne qui est présente, 1) la sauvageonne hyper sexualisée (en opposition à Belluci l’élégante), 2) le love interest de Mani…. Dont on comprend vite qu’elle sera sa perte… par ailleurs, on pourrait faire remarquer que la seule jeune femme qui mérite l’amour d’un homme est la jeune femme rangée… je dis ça, je ne dis rien… Par ailleurs, un homme amoureux va aux putes et s’étonne, en plus 18e siècle, que sa chère et tendre lui en tienne rancune…

     

    Pour en revenir au scénario, il y a plein de petites touches qui font que l’ensemble reste inabouti et signale un manque de travail. Je pense surtout à la relation malsaine du fils Morangias avec sa sœur qui sort du chapeau comme un lapin.

    Il serait trop long, surtout que le visionnage remonte à une semaine et que je n’ai pas forcément pris de note, de tout énumérer.

    Je vous épargne le duel final qui semble tout droit sortir d’un film de fantasy de bas étage.

     

    Autres soucis. Pour l’ambiance, on est clairement dans quelque chose de campagnard, d’isoler. C’est plutôt réussi. Ceci dit, villages, château perdu au fin fond d’un arrière-pays, pas de villes, les landes, les landes, les pâturages, les landes, les bois, des ruines… mais un bordel 5 étoiles avec 250 putes… MWOUAI !! (et des putes heureuses hein ! évidemment !)

     

    En fait, ce film aurait pu être bien meilleur s’il y avait eu un peu de travail sur le scénario. Il y a un sentiment d’inabouti.

    Quoi qu’il en soit, je prends toujours plaisir à le revoir de temps en temps…

     

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  • "La légende d'Altan" est un ensemble livre-CD audio d'uRYa.

     

    Présentation :

    Il y a plus de 2.000 ans dans les montagnes de l'Altaï, au nord-ouest de la Mongolie vivait un garçon prénommé Altan. Ce jour-là, il ramassait de maigres racines au bord de la rivière Eeven. C'est qu'il vivait modestement et même si son prénom signifie "or" en mongol, lui et sa famille étaient très pauvres. C'est alors que la déesse de la rivière lui apparut ... A travers la vie d'Altan, découvrez les contes créateurs des instruments de musique et des chants mongols et partez pour une grande chevauchée au pays des steppes et du ciel bleu.

     

     

    Avis :

    Un ensemble que j’ai trouvé très ludique.

     

    C’est la première fois que je suis confrontée à la chronique d’un livre couplé d’un CD. Je vais donc faire ce que je peux pour en parler au mieux.

     

    Le livre nous propose donc une légende évoquant la naissance des musiques et instruments de la culture mongole : flûte, vieille à cheval ou encore le chant de gorge. Le tout est mis en scène avec de nombreuses autres références de la culture mongole : élevage, coutumes, rites. Le récit étiologique condense beaucoup d’éléments, mais permet de proposer une belle découverte de la Mongolie.

    L’ensemble est accompagné d’un CD. Un conteur reprend le conte. La narration est accompagnée par des pistes musicales qui permettent d’illustrer le texte. Je trouve que c’est une très belle initiative : les lecteurs (aussi bien les enfants que les parents) pourront donc découvrir à quoi correspondent les sonorités des instruments et du chant de gorge.

       

    Petit bémol, très personnel d’ailleurs, je trouve dommage que les illustrations aient cet aspect travail à l’ordinateur. Certaines pages en pâtissent plus que d’autres.

     

    Personnellement, je trouve cet ensemble très intéressant pour le public qu’il vise. Il permet de mettre en relation textes, images et musiques.

     

    Une initiative à saluer pour faire découvrir certains aspects de la culture mongole.


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  • "Les Seigneurs de Bohen" est un roman d'Estelle Faye.

     

    Synopsis :

    « J'avais seize ans quand j'ai quitté la steppe. Mais je ne vais pas vous narrer mon histoire. Je ne vais pas non plus vous relater les exploits de grands seigneurs, de sages conseillers, de splendides princesses et de nobles chevaliers. Je croyais, quand j'étais jeune, que c'était dans ce bois qu'on taillait les héros. Je me trompais. Je vais vous narrer les hauts faits de Sainte-Étoile, l'escrimeur errant au passé trouble, persuadé de porter un monstre dans son crâne. De Maëve la morguenne, la sorcière des ports des Havres, qui voulait libérer les océans. De Wenceslas le clerc de notaire, condamné à l'enfer des mines, et qui dans les ténèbres trouva un nouvelle voie... Et de tant d'autres encore, de ceux dont le monde n'attendait rien, et qui pourtant y laissèrent leur empreinte. Leur légende. Et le vent emportera mes mots sur la steppe. Le vent, au-delà, les murmurera dans Bohen. Avec un peu de chance, le monde se souviendra. »

     

    Avis :

    Un roman sympathique.

     

    J’avoue qu’il y a beaucoup de choses à dire sur ce roman. Je pense que je vais en oublier, mais j’ai passé un bon moment de lecture. Sa lecture était étrange, par ailleurs, parce qu’en découvrant les personnages, j’avais l’impression de revoir l’autrice, aux Imaginales 2016, clamer haut et fort ce qu’elle voulait dans les romans de fantasy, surtout en ce qui concerne les femmes. Bref, Estelle Faye l’a dit et Estelle Faye l’a fait.

     

    Je crois que le premier point fort de ce livre, c’est son univers. Et cré vingt’dieux que j’aurai voulu en savoir plus ! Ce n’est pourtant pas mon genre de me plonger dans les univers, mais l’autrice parvient à parfaitement jouer avec les mentalités de son propre monde. Bref, elle développe parfaitement bien « l’univers mental » des protagonistes. Cela donne de la force à l’ensemble et permet de bien appréhender certaines aspirations ou mêmes actions.

    De plus, elle offre des régions variées avec des éléments sociétaux très différents. Parfois, l’on ressent beaucoup les influences (la comparaison entre les Juifs et les Essenes). Ceci dit parfois, cette proximité m’a un peu gâché le suspense (j’ai très vite compris ce que le duo Wens/Janosh ferait lors de l’affrontement final).

    Mais j’aurais tellement voulu en savoir plus sur la Magie et les divers magiciens. En effet, j’avoue avoir été un peu déçu de ce côté-là. Surtout que, c’est même perturbant de le dire, j’aurai voulu plus de personnages masculins pour aborder ce domaine. Pourquoi les changeforme ne semblent-ils venir que de la steppe par exemple ?

     

    Le second point fort de ce roman, ce sont ces personnages. Je pense franchement qu’il y en a pour tous les gouts. On sent la volonté de l’autrice de mettre en avant les personnages féminins, mais aussi des gens d’horizons et de croyances différents. Sans parler des sexualités.

    Elle propose une belle palette où chacun trouvera son bonheur et son perso à détester.

    Personnellement, j’en dirais pas forcément plus, mais mon personnage préféré meurt ! Merci ! Ca change de d’habitude lol ! Sinon, j’avoue une affection particulière pour l’Empereur ou encore pour Sorenz (probablement l’être le plus complexe de l’histoire ; ce héros de byline… Illya Mouromets, sort de ce corps !). Mais aussi pour Sélène. J’avoue par ailleurs avoir beaucoup aimé le traitement de ce personnage tertiaire. Dans un premier temps surtout évoqué par son frère, on se rend vite compte qu’il nous en donne une mauvaise vision, par affection fraternelle. Bref, j’ai adoré cette femme.

    Ah puis la petite, Sigalit ! Une super évolution de ce personnage ! C’est pour moi le personnage le plus porteur d’espoir.

    Par contre, j’avoue avoir eu plus de mal avec Maëve. Bien que ses rêves et aspirations puissent être les miens, je n’aime pas forcément sa mentalité. Surtout que je l’ai pris en grippe dès le début avec sa manière de s’apitoyer « non, mais je suis moche et une mauvaise morguenne, bref je suis imparfaite, et Lantane, ma copine est belle, forte, parfaite ». Argh ! Et dire que toutes les nanas qu’elle croise ont envie de coucher avec elle… Pffff des baffes se perdent. Et c’est dommage, car Lautane est bien plus intéressante, mais n’est qu’un personnage tertiaire.

    Au final, dans la palette, la figure principale de Saint-Etoile parait parfois un peu fade. Avec Morde, il forme un super duo (ou pas), mais j’aurais tellement aimé le voir plus en scène. Je trouve qu’il se perd un peu trop dans sa romance. Et puis, la fin nous laisse tellement d’espoir de le voir de nouveau en action…

    Mais quoi qu’il en soit, rendons à Estelle Faye ce qui est à César, tous les personnages subissent des évolutions et ne restent pas figés. Et c’est cool.

     

    C’est un peu moche à dire, mais au final, la moins bonne chose dans ce livre, c’est l’histoire. Et pourtant, elle est bonne. Mais elle reste, d’une certaine manière, assez classique avec l’effondrement d’une époque.

    Pourtant, j’ai été prise par les destins des personnages pour la conquête du pouvoir, de la liberté (aussi bien physique que sexuel) ; la volonté de faire s’effondrer les mensonges qui ont bâti un empire ; comment mettre à bas une religion qui oppresse et cherche à reprendre la main…

    Souvent, il y a des échos à ce que l’on vit actuellement. Et souvent, je me disais que j’aimerais être un tel ou une telle pour faire aussi chaviré mon monde.

    Cependant, j’ai trouvé que le rythme du récit est un peu mou, manque un peu de dynamisme. De plus, j’aurai aimé plus de choses « épiques ». Mais heureusement, la plume – superbe — de l’autrice fait couler les destins avec la douceur d’un ruisseau.

    Bon, après, même s’il y a des petits défauts cachés à droite à gauche, le roman se laisse dévorer sans soucis.

     

    Bref, j’ai passé un très bon moment avec ce roman très riche. Peut-être un peu trop pour un seul tome d’ailleurs (et même si c’est un gros bébé de 600 pages). Et surtout, on ne peut que louer l’autrice qui prouve qu’on peut faire de la bonne fantasy en incluant de la diversité (sur tous les points). J’espère ce que c’est le premier pas vers une fantasy plus riche de ses différences et hors des sentiers plus qu’éculer depuis des lustres.

    À découvrir.

     

     

     (2/6)

     

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  • "Le Tempestaire, T.02 : Les Flibustiers du vent" est un roman jeunesse de Johan Heliot.

     

    Synopsis :

    Après le massacre des Naufrageurs, Jed et ses compagnons ont dut fuir Rédemption pour échapper aux terribles Directeurs. Leur périple clandestin les conduira à bord d'un vaisseau corsaire. Mais Morrow, ennemi intime de Jed, s'est lancé à leurs trousses. Pour lui échapper, le jeune tempestaire sera obligé d'user de son incroyable talent et de réveiller malgré lui l'une des plus vieilles puissances de l'univers, l'Aergys, ouvrant une brèche dans l'espace à destination de l'Archipel. Flibustiers, esprits et morts vivants s'affrontent dans ce dédale d'îles et d'îlots où règne encore l'ancienne magie. C'est également là que se trouve la clé du mystère des origines du tempestaire...
    Courses-poursuites, batailles navales, coups d'éclat et trahisons rythment ce récit où les éléments menacent à tout moment de prendre le dessus.

     

     

    Avis :

    Ravie de retrouver cette série.

     

    J’ai lu le premier tome il y a fort longtemps. Je regrette de ne pas avoir continué ma lecture plus tôt. En effet, j’ai parfois eu du mal à me souvenir des personnages et des intrigues du premier livre. Du coup, j’ai parfois un peu peiné pour rentrer dans ce nouveau tome. Mais après quelques efforts, je repris le cours de l’histoire.

     

    Pour un livre jeunesse, j’avoue que j’ai apprécié que tous ne soient pas tendres. En effet, parfois, je me dis que c’est très sombre (voir violent) pour un public de jeunes ados (y a des gens qui meurent de manière violente et sanglante). Mais personnellement, je trouve aussi très bien que le récit ne soit pas tendre. Après tous, la vie n’est pas un monde de bisounours, même dans la réalité.

     

    Je crois que ce que j’ai le plus aimé, c’est le développement de l’univers. Avec l’arrivée dans les îles, on découvre un monde proche, à la fois des Antilles (les îles, l’esclavage, les pirates) et de l’Amérique du Sud (on ne pourrait que faire un lien entre Panamaribo au Suriname et Taamaribo), avec une pointe de Madagascar (Libertalia).

    J’aime cet univers de navires et de piratages. De plus, l’auteur maitrise le vocabulaire maritime, ce qui permet une meilleure immersion.

     

    Certains personnages sont très attachants (ou détestables), mais que je trouve bien construit. Ils se posent des questions et tâchent de s’adapter aux situations, même si parfois les plans ratent.

    Par contre, je trouve que Jed est le point faible de l’ensemble. En effet, je trouve qu’il est le moins intéressant des « enfants ». Je pense que sa position de « héros » central le rend u peu trop caricatural. Il manque de profondeur, car trop de choses tournent autour de lui (aussi bien les filles avec des scènes pitoyables, même pour des ados, que les événements).

     

    Le livre reste un roman jeunesse et malgré son aspect sombre, on sent parfois que l’auteur n’a pas pu aller plus loin ; ne s’attarde pas assez sur certaines choses.

     

    Quoi qu’il en soit, j’avoue que je suis curieuse de découvrir le troisième tome. Et cette fois, je n’espacerais pas trop les deux lectures.

    En tout cas, je trouve que c’est une série à découvrir ou redécouvrir.

     

    (1/6)

     

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  • "Aquarium, Nouvelles de la Mongolie d'aujourd'hui" est un recueil de nouvelle de Luvsandorj  Ulziitugs.

     

    Synopsis :

    « Au moment où j’ai acheté cet aquarium, je ne me doutais pas que je préparais mon cercueil. Si je l’avais su, j’en aurais bien sûr choisi un plus grand. Je suis claustrophobe. Au-delà des frontières de ce petit aquarium, mon appartement de quatre pièces et mon bureau, si spacieux et lumineux qu’il fait s’extasier tout le monde, et même la vaste steppe de ma Mongolie natale aux étendues infinies honorées dans tous les poèmes et les chansons, tout cela me semblait ne pas suffire à reprendre ne serait-ce qu’une seule fois mon souffle, tant j’étouffais. J’avais besoin de plus, de beaucoup plus d’espace que les autres. »

     

     

    Avis :

    Je tiens à remercier les Éditions Borealia pour ce SP.

     

    Un livre tout en poésie.

    Avant toute chose, je tiens à dire que ce petit recueil de nouvelles est à classer en littérature blanche (c.-à-d. tout ce qui n’est pas polar/thriller ou littérature de l’Imaginaire). Ce n’est donc pas ma tasse de thé habituelle.

    Cependant, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ces treize nouvelles.

     

    L’autrice a une plume pleine de poésie et de délicatesse. Il en ressort une étrange intimité. En effet, je me suis souvent demandé, dans les textes à la première personne, s’il y avait une vraie dichotomie entre la narratrice et l’autrice.

    L’ensemble est d’une sincérité troublante. Je n’ai jamais lu de récit aussi doux, mais parfois dur.

    L’ensemble se lit cependant très bien, avec une fluidité étonnante.

     

    L’autrice traite, toujours avec poésie et sensibilité (je me répète), des sujets de société, par forcément propre à la Mongolie, mais la touche et l’interroge. Sur certains thèmes, j’ai été très surprise de ne pas forcément trouver de jugement de valeur (comme le texte sur l’avortement).

     

    C’est peut-être là que le livre peut-être difficile à appréhender. En effet, comme je ne connais pas les « problèmes » de la société mongole, je suis probablement passée à côté de certaines choses. Mais il est intéressant de voir comment les thèmes des textes pourraient être traités chez nous (qui sommes toujours très misérabiliste).

    De plus, et c’est très personnel, beaucoup de sujets abordés me sont un peu indifférent (la grossesse par exemple).

      

     

    Bien que ce recueil sorte de mes sentiers battus, j’avoue que j’ai pris plaisir à le lire. Premièrement parce que la plume est très agréable. Et ensuite parce que lire des littératures du monde est toujours très enrichissant.

     

    À découvrir.

     


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  • "Tarass Boulba" est un roman de Nicolas Gogol.

     

    Synopsis :

    Un épisode imaginaire de la lutte des cosaques contre les Polonais dans l'Ukraine du XVIIe siècle. Le vieux Taras Boulba, cosaque des temps héroïques, après avoir initié à la guerre ses deux fils, perd l'aîné sous les coups de l'ennemi et tue de ses propres mains le cadet qui, amoureux d'une Polonaise catholique, a trahi sa famille et la foi orthodoxe. A la suite de deux grandes batailles, Taras Boulba est fait prisonnier et meurt brûlé vif sur le bûcher La réussite du récit, écrit par Gogol quand il a à peine vingt-six ans, tient à ce que le souffle épique y côtoie sans cesse la truculence quasi rabelaisienne de la fête, des beuveries cosaques, mais aussi l'évocation poétique d'une Ukraine primitive.

     

     

    Avis :

     

    Un livre sympa mais sans plus.

     

    Tarass Boulba. Toute une histoire… de famille c’est le cas de le dire. Depuis mon enfance, mon père en parle, je ne sais pas trop pourquoi d’ailleurs ; traitant les gens de Tarass Boulba à tout va. Le connaissant, une raillerie de pas étage. Bon, comme un jour je tombe sur le livre à la bouquinerie, je me dis qu’il serait bien de savoir de quoi il retourne.

     

    Qu’en dire après lecture ?

    Déjà, que ça se lit tout seul. De plus, l’ouvrage n’est pas long. J’ai apprécié cette écriture directe, mais très précise à la fois. Cela donne une certaine poigne au récit. Cependant, on sent que la manière d’écrire a quelque chose de désuet, ce qui ne fait que renforcer le charme de l’ensemble.

    J’ai aimé le côté historique du récit.

     

    Après, je dois bien avouer que j’ai lu plus épique. C’est surtout la plume, plus que le récit en lui-même qui donne son aspect épopée.  

    L’ensemble est très « viriliste », c’est époque (du récit et de l’auteur). Les gens sont grands, forts, sont combatifs, boivent, sont honnêtes. C’est vrai que je me serais bien passé de toutes les remarques désobligeantes sur les femmes (pleureuses, faibles…). J’ai aussi eu beaucoup de mal avec les remarques sur les personnages Juifs (tous riches, tous avares…). Ça fait vraiment saigner les yeux, pour ne pas dire que c’est antisémite. Bref !

    C’est probablement lié au stylé et à l’époque, mais les personnages sont tous un peu dans l’excès.

     

     

    En conclusion, je dirais que j’ai passé un moment sympathique, mais sans grand plus.


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  • "Pineshish, la pie bleue" est un conte illustré de Michel Noël et Camille Lavoie.

     

    Synopsis :

    A l'automne, un courant d'angoisse fait frissonner la montagne.
    De mémoire de bois francs, c'est du jamais vu.
    Pour la première fois de leur vie, les feuillus perdent leur feuillage.

    Une magnifique légende amérindienne.

     

     

    Avis

    Je tiens à remercier les Éditions Borealia pour ce très beau SP.

     

    Une très belle légende avec de superbes illustrations.

     

    Comme j’adore les contes et les légendes, je peux affirmer que j’ai été ravie par ce récit. Une petite pie bleue, blessée, cherche refuge dans différents arbres. Hormis le pin, tous les autres la rejettent à cause de la tempête qui pourrait les emporter.

    Cette belle légende nous narre pourquoi les pies bleues vivent dans les pins, mais aussi pourquoi les autres arbres perdent leurs feuilles.

     

    En plus du récit étiologique, l’histoire nous fait passer un très beau message sur l’entre-aide, surtout dans les moments les plus difficiles.

     

    J’ai apprécié que le livre propose des mots en langue amérindienne. Je pense qu’il est important, pour retranscrire certaines légendes, de conserver le vocabulaire approprié. De plus, ce ne peut faire que du bien à la culture G de nos têtes blondes, et même des plus grandes.

     

    L’ensemble est illustré par de très beaux dessins tout en poésie. Ils donnent un charme incontestable au récit.

     

    Un très beau livre qui livre une belle légende. À découvrir.


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  • "Isabelle Eberhardt, un destin dans l'Islam" est une biographie de Tiffany Tavernier.

     

    Présentation :

    Sa vie est un roman. Quoi de plus libre que la vie brève et intense d’Isabelle Eberhardt ?
    Née en Suisse en 1877 d’une aristocrate russe et de père inconnu, l’éducation avant-gardiste qu’elle reçoit la conduit à la rébellion, à l’exotisme et à l’aventure. Morte tragiquement à vingt-sept ans, elle connaît toutes les fulgurances et ose tous les tabous. Excessive et idéaliste, scandaleuse et mystique, Isabelle Eberhardt ne se pose aucune limite. Sa vie sera celle de tous les possibles. La jeune fille parle huit langues, dévore les livres et rêve de devenir écrivain. La mode est à l’orientalisme, elle embarque pour l’Algérie et ses grands espaces. Éblouie, la jeune russe, habillée en cavalier arabe, chevauche le désert en se rebaptisant « Si Mahmoud ». Ses aspirations à la beauté, à la paix intérieure sont comblées lorsqu’elle se convertit à l’islam. Mais peu importe les règles de la foi, pourvu qu’elle ait l’ivresse, car Isabelle est une jouisseuse qui fume du kif et enchaîne les conquêtes masculines. Première occidentale initiée soufie, première femme reporter de guerre, l’écrivain dénonce les méfaits d’un certain colonialisme et nous propulse au coeur d’un monde arabe fascinant.

     

     

    Avis :

    Une biographie qui m’a fait découvrir une femme fascinante.

     

    Je crois qu’il va être difficile pour moi de parler de ce livre. Il m’a beaucoup plus, mais il y a tellement à dire que je ne sais pas si je vais y parvenir.

     

    Déjà, j’aimerai parler de la forme de cette biographie. Ce n’est une biographie historique. Elle est plus proche de la bio romancée, mais ce n’est pas un roman. Ce mélange entre les deux genres donne de la puissance aux écrits et permet de mieux appréhender ce personnage si particulier d’Isabelle. Cependant, cela donne des passages étranges, comme lors du récit de sa mort. En effet, cet horrible passage est raconté du point de vue de la jeune femme (27 ans). C’est déroutant et j’avoue qu’à ce moment-là, l’autrice penche trop vers la fiction. Comment savoir ce que pensa Isabelle, ce qu’elle ressentit alors qu’elle était entrainée par le torrent ?

    Ensuite, je trouve dommage que le livre ne propose pas toujours de contexte historique ou de tentative d’analyse de la psychologie d’Isabelle. En effet, elle se convertit à la religion musulmane (rien de mal là-dedans hein), mais comme elle se pense « homme », elle vit sa foi comme un « homme ». Mais que pensait-elle de la condition de la femme musulmane à l’époque ? (en sachant que cela devait être bien différent d’aujourd’hui sur de nombreux points) ? D’ailleurs, comment pense-t-elle la condition de la Femme en général, elle qui fut « bâtarde », élevée par un homme qui croyait dur à l’égalité des sexes et rejetait les classes sociales ? C’est peut-être pour moi le plus gros défaut de l’ouvrage, bien qu’il n’en reste pas moins passionnant.

     

     La vache, quelle vie ! Vie que j’ai trouvée à la fois particulièrement triste et particulièrement incroyable !

    On découvre dans un premier temps la vie de sa mère. Ce qui nous permettra de comprendre le lien qui attachait les deux femmes, mais aussi certaines tristesses de la vie d’Isabelle.

    Puis, on découvre son instruction en Suisse, les conflits avec ses (demi — ) frères et sœurs, sa soif de connaissance qui de développe dans un univers toxique (ce qui est bien triste, car son père cherchait vraiment à propose un mode de vie hors système intéressant. Mais je pense que les personnalités manquaient d’affection et de compréhension hélas), la relation presque incestueuse avec ce frère…

    On découvre une femme qui souhaite vivre comme elle le souhaite, écraser par des conventions sociales malsaines qui ne lui sont pas favorables. Il est d’ailleurs aussi très intéressant que même dans les milieux « révolutionnaires », « libertaires » et qui se revendiquent féministes (kof) qu’elle côtoie, tout le monde finit toujours par être oppressé par les normes sociales et ses amis, surtout des hommes, finissent toujours par rentrer dans le moule.

    En lisant le livre, on est souvent en peine avec elle. Les drames qui la touchent, les nombreuses crises de « dépression » (ce n’est pas évoqué dans le livre, mais je pense qu’elle était une très grande dépressive). Mais on vibre aussi avec elle quand elle parcourt l’Algérie ou la Tunisie.

    On loue ses qualités d’écriture, de franchise. Ah quelle autrice elle aurait été si elle n’avait pas été emportée à ses 27 ans par un torrent lors qu’une catastrophe naturelle !

     

    Le livre m’a donné envie de découvrir les écrits d’Isabelle, pour voir s’il l’on retrouve cette passion, cette flamme, et parfois cette tristesse que l’autrice de cette bio nous laisse voir. De plus, par ses positions plutôt « anti-européennes » (dans le sens que l’Europe n’est pas le monde supérieur), son amour pour le Maghreb et surtout ses connaissances des gens de l’époque, je me dis que cela doit être des témoignages incroyables d’une époque révolue.  

     

    Cet ouvrage m’a beaucoup plus, même si j’ai quelques reproches à lui faire. Je suis très heureuse d’avoir découvert cette femme incroyable. Sans qu’elle le sache elle-même, elle était probablement la plus grande féministe de son temps : elle a bravé les conventions sociales jusqu’au bout et a vécu comme elle l’entendait !

     

    À découvrir.


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