• Point Cailloux

    Bienvenue sur le Point Cailloux.

    Cette rubrique s’appelle ainsi parce qu’après la lecture ces articles ci-dessous, beaucoup de gens vont avoir envie de me lapider.

     

    Avant d’aller plus loin, je voudrais tout de même dire que je ne vise personne en particulier, que je n’ai de mépris envers personne et que mes conseils, avis et/ou opinions ne concernent que moi. Certains points me concernent aussi et je vous fais part de mes expériences.

    Je cherche seulement à faire réfléchir sur certaines choses et, dans la mesure de mes moyens et de mes connaissances, venir en aide à de jeunes ou primo-auteur.e.s.

    Je suis grande ouverte au dialogue et à l’échange, je vous invite donc à rester poli si vous commentez les messages qui suivent.

  • Ah oui, je sais… comme me le disait ma sœur hier : laisse tomber, perds pas ton temps avec ça… mais bon que voulez-vous ? J’ai une grande gueule et je suis impulsive !

     

     

    Circule sur les RS cet article : pourquoi ne faut-il pas chroniquer les livres qu’on a pas aimé ou pas compris ?

    Quand les trucs m’agacent, je cible rarement les gens par je tâche toujours de faires des généralités : c’est plus facile ensuite pour potasser le truc et puis bon, les attaques personnelles, j’aime pas trop ça. Mais là, je vais tacler…

     

    Cet article est en premier lieu naïf, mais pointe, mine de rien, quelques problèmes. Oui, certain/e/s blogueur/euse/s ont des comportements de merde. Quelle découverte ! C’est bien connu, le monde littéraire est un monde sain (t) où tout le monde s’aime.

    Hélas, triste constat.

    Mais 1) si le/la blogueur/euse a acheté le livre… Bin pardon, c’est son DROIT de dire qu’il/elle n’a pas aimé (on reviendra sur la forme)… C’est con hein…

    2) pour éviter les merdes, les déceptions ou encore les conflits, on cible ses blogueur/euse/s pour les SP. Si tu envoies ta romance « jeune fille rencontre beau jeune homme ténébreux qui l’entraine dans un autre monde » à quelqu’un comme moi, vous avez des risques d’être très déçu. Après si c’est votre éditeur qui bazarde des SP à tour de bras au premier blog venu, allez vous en prendre à votre éditeur !

     

    Ensuite, si sur les blogs, auteur/autrice, tu attends un très ultra constructif tu risques d’être déçu, car bon nombre d’entres nous ne sommes pas des « critiques » comme on le faisait en classe de français. On se contente de donner notre avis, notre ressentie, qui EN RIEN ne relève de la vérité absolue ! Si j’ai envie de dire : « c’est de la merde » (comme Jean-Pierre Koff), j’ai le DROIT ! Sans plus d’argumentation. Je suis bien d’accord que ce n’est pas plaisant, mais c’est comme ça.

    Et si je veux le crier sur tous les sites du net, j’ai aussi le DROIT !

    Si t’as pas les reins assez solides pour encaisser ce genre d’avis, change de métier !

    Après, si tu veux UNE VRAIE critique, envoie ton livre à des « spécialistes ». Mais dis-toi bien une chose : tu risques de pleurer après ! Parce que je suis sûre que des mecs comme Pivot t’en mettrons bien plus dans la gueule qu’un/e illustre inconnu/e qui tient un « petit blog » qui se limiterait à dire, c’est de la merde….

     

    D’ailleurs, comme tu parles de Gérard Collard, voilà un exemple parfait de son « objectivité ».

     

    Je regrette de ne pas avoir retrouvé la chronique où il disait qu’il espérait qu’Amélie Nothomb meurt vite pour qu’elle arrête de publier… Si ça, c’est objectif, ni de l’attaque personnelle, je ne sais pas ce que c’est… toujours envie d’être chroniqué par Collard ?

     

    Ensuite, cet article parle d’état d’âme de l’auteur/autrice et de la chaine du livre. Je vais passer pour une grosse salope, mais je m’en fou parce que je dis ce que je pense : tes états d’âme, je M’EN BRANLE ! Royalement. Quand je lis un livre, je ne me dis pas « ho la la, ce livre a été écrit avec amour et l’auteur/trice y a passé du temps » ou « oh mon dieu, je n’ai pas aimé il ne faut surtout pas le dire, je ne voudrais pas que l’auteur/trice déprime et se suicide à cause de mon avis, moi, petite blogueuse inconnue qui fait 150 visites maximum par article publié ».

    J’ai lu deux Julien Gracq. Je n’ai pas aimé… je l’ai dit. J’aurai peut-être dû aller cracher sur sa tombe plutôt non ? C’est quand même pas mal quand les auteur/trice/s sont morts, ils sont visiblement moins chiants… D’ailleurs, je reviendrais sur les liens auteur/trice/s et chroniques.

    MERDE !

    Ta culpabilisation, tu peux te la garder !

    Je vais encore une fois mettre les choses au point : ce n’est pas parce que tu passes du TEMPS sur ton livre qu’il sera bon ! Ouais, c’est moche, mais c’est comme ça ! T’es autrice, c’est con, moi aussi ! J’ai du recul sur ce que je fais !

    Allez, faisons un peu d’égocentrisme pour illustrer ce point. Je bosse sur mon « premier » roman. Je mets premier entre guillemets parce que des romans, j’en ai déjà écrit 6 (j’ai commencé a 17 ans). Mais le « premier » roman est vraiment le premier que j’espère voir aboutir. Actuellement, le roman fait 255 pages. J’écris en moyenne 1 page par heure. J’ai donc déjà 255 h de boulot dans les pattes ! Et je suis sur la première phase de correction. Rien que le premier chapitre, j’y ai passé 10 h ! La première correction faite, le roman passera en bêta pour faire ensuite une seconde phase de corrections. Je pense que je vais en avoir pour au moins 800 h de boulot… Mais ce n’est pas parce que j’aurai passé tout ce temps dessus qu’il sera BON ! Moralement, c’est rinçant, mais c’est comme ça !

    Alors oui, si demain le livre sort et qu'on me dit que le livre n’est pas travaillé ou qu’on n’a pas aimé, je vais l’avoir mauvaise (je suis humaine après tout). Mais c’est comme ça !

    J’ai vu que tu avais fait des études ; tu as fait un mémoire ? Quand toi tu bosses min 8 h par jours tous les jours (sauf le dimanche, je me reposais : je bossais 4 h max) pendant 8 mois, que tu rends un mémoire de 180 pages et que tu te tapes 11, tu l’as mauvaise ; surtout quand le mec d’à côté il fait un mémoire de 30 pages ! qu’il a mis trois pour le faire parce que le sujet était pauvrissime et qu’il a 18 !

    Donc pitié, les états d’âmes des auteur/trice/s… Merde.

     

    Et pour la pauvre chaîne du livre, je dis merde aussi ! Quand tu n’aimes pas un film et que tu le dis, je peux t’assurer que tu défonces bien plus de monde ! Et quand j’ai défoncé La Princesse de Montpensier l’autre jour, je n’ai pas pleuré dans mon coin en me disant que le réalisateur, les acteurs/trices allaient être malheureux… Faut arrêter le délire.

     

     

    Si tu te sens exister comme auteur/trice par les chroniques, change de métier ! Point égocentrique : j’ai vendu plus de 100 exemplaires de Chimères, j’ai une dizaine de chroniques… Si les gens ne chroniquent pas s’ils n’aiment pas, ça veut dire que les 90 autres n’ont pas aimé ! Oh putain mon dieu ! Je suis une autrice ratée, mon travail c’est de la merde, je vais me suicider !

    Non, ce n’est pas ça : la majorité du lectorat n’a pas de blog… C’est tout… donc savoir ce que les gens en pensent, nous ne le saurons jamais…

     

     

    NON, les bloggeur/euse/s n’ont pas d’influences sur la vie d’un livre… ou si peu ! Parce que nous, bloggeur/bloggeuse/s, nous n’avons pas la VÉRITÉ ! Si en lisant mes avis (encore un peu d’égocentrisme) tu penses que c’est LA RÉALITÉ et qu’il n’y en a pas d’autres… Bin ce n’est pas ma faute si tu n’as pas d’esprit critique… Or, toi qui a écrit cet article, l’esprit critique tu devrais en avoir. Donc si tu ne sais pas l’utiliser sur tes productions, ce n’est pas la faute des bloggeur/euse/s (même si j’admets qu’il y a des comportements pourris).

     

    Tout ce blabla m’amène à quelque chose qui me hérisse souvent le poil : l’autocensure ! Et actuellement, peu importe quoi, il ne fait pas bon « ne pas aimer ».

    Mais petite digression.

    « Ne pas aimer », ce n’est pas forcement parce que c’est nul, pourri, à jeter. Il y a des livres que je n’ai pas aimés, mais pas parce qu’ils sont pourris, juste parce que ce n’est pas mon truc, que je n’ai pas accroché… C’est tout.

    Il y a des trucs que j’aime et qui sont pourris ! Je kiff un film qui a raflé plein de prix aux Razzies Awards… J’adore les films d’héroic-fantasy qui passe sur NRJ12 comme King Rising ou encore Wolfhound ! Ces films sont moisis, mais j’aime quand même…

    Donc, 1) il faut apprendre à faire la différence entre aimer/pas aimer et bien/pourri, 2) avoir assez de recul, d’esprit critique et d’acceptation de soi pour reconnaitre qu’on aime parfois des choses mauvaises…

     

    Pour en revenir sur l’autocensure. Il y a plusieurs types. J’ai une amie qui ne chronique que des trucs qu’elle aime parce que c’est son choix « éditorial » (si je peux me permettre cette expression) parce qu’elle envie de faire partager que des choses « positives » et qui lui ont plus. D’ailleurs, généralement, les livres qui l’ennuient ou qui ne lui plaisent pas, elle ne les finit pas (parce qu’elle a autre chose à lire de plus intéressant). C’est un choix que je comprends et je respecte. Je pense que beaucoup de gens font ça. Et je pense que c’est sain parce que cohérent avec leur choix.

    Et puis il y a les horribles/méchants/gens comme moi (je m’appelle Moriarty après tout). J’ai une politique sur mon blog : je chronique ce que je lis et surtout, je dis ce que je pense. Et ce que les gens en penseront ensuite (d’accord avec moi, pas d’accord avec moi), je m’en branle aussi. D’ailleurs, j’adore savoir pourquoi les gens ne sont pas d’accord avec moi.

     

    Parce que pour moi, l’autocensure relève souvent de l’hypocrisie. « Oh mon dieu, je n’ai pas aimé le livre, mais c’est pas grave je vais quand même dire que c’est bien pour ne pas froisser l’auteur/autrice, mais c’est quand même bien de la merde »… Je vais encore faire un peu d’égocentrisme avec deux exemples.

    Une amie à la peau très claire (et qui rougie aux moindres efforts, genre longer le couloir de BU) s’est un jour fait une coloration blond platine (pour plaire à son côté). C’était immonde sur elle et je lui aie dit. Là vous allez dire, mais ça ne se fait pas ! Tu es une sale connasse (oui, merci je sais, on me le dit depuis 20 ans). Ce n’était pas juste moche où y a un moment tu t’en fou… Non, c’était vraiment immonde ! En attendant, des amis qui n’ont rien osé dire pour ne pas « la vexer » sont venus me dire merci pour avoir osé lui dire la vérité qu’ils ont tu, voire pire, qu’ils ont menti ! Je ne suis pas toujours être cash, c’est normal, mais il faut aussi savoir dire les choses.

    Autre exemple, un éditeur que j’apprécie humainement me propose un SP d’un livre qui parle d’archéo et de Moyen-Age, livre qu’il est tout enthousiasme de me donner parce qu’il connait mon parcours en archéo. Je suis ravie. Hélas, je n’apprécie pas ma lecture. Bon, je disais que les états des auteur/trice/s je m’en fichais, mais pas complètement non plus (je suis humaine). Ma politique du blog est de publier mes avis quoi qu’il arrive. Mais comme je suis polie, à l’occasion d’un festival, je vais le prévenir que ma chronique ne sera pas bonne (et annoncer ce genre de chose, ce n’est jamais plaisant). Il m’a vu arrivé, il a décoché un grand sourire et il m’a demandé, enthousiasme, si j’avais aimé. Le monde s’est écroulé autour de moi. Parce que tu sais, à ce moment-là que, soit tu es malhonnête avec toi-même, tu lui mens pour lui faire plaisir et tu souffres de ta lâcheté ; soit tu es honnête, tu le vexes/le blesse/lui fait perdre son enthousiasme, mais au fond de toi tu es restée toi-même… N’allez donc pas imaginer que c’est facile ! Mais perso, je préfère passer pour une connasse qui dit ce qu’elle pense (mais qui ne détient pas la vérité) plutôt qu’être une grosse hypocrite.

     

    Mais bon, après tout, pourquoi pas ? Pourquoi dire qu’on n’aime pas quand on peut fermer sa gueule ? Ton voisin bat sa femme, tu n’aimes pas ? Mais ce n’est pas bien de ne pas aimer… et puis bon, ton voisin pourrait mal le prendre si tu lui faire une remarque.

    Un gouvernement envoie une partie de la population dans des camps… On n’aime pas, mais on va ne rien dire, ça pourrait vexer les politiques qui œuvrent pour notre bien-être.

    Vous allez dire que je vais trop loin, que ça n’a rien à voir… Certes, c’est un peu exagérer… Mais l’autocensure, c’est aussi ça…

    Ne pas aimer et le dire, c’est un choix… Chacun fait ses choix. Certains sont respectables (ne voulait donner que du positif), d’autres moins…

     

     

    Enfin dans cet article, il y a des trucs qui m’agacent. Tes petits conseils sur le comportement de devrait adopter les bloggeur/euse/s me sont insupportables. Chacun blog comme il veut. Oui, certains vont le faire comme des connards, mais on n’y peut rien…

    Surtout que parfois, on a quand même l’impression que tu nous prends pour des cons. « Lisez des livres qui vous plaisent »… Perso, avant d’avoir lu le livre, je ne sais pas s’il me plait. Bon, on est d’accord, je pense que tu as voulu dire que nous avons nos gouts et que faire exprès de lire des livres dont on sait par avance qu’il y a 90 % de chances qui ne nous plairont pas c’est con. Mais voilà, restez dans sa zone de confort, c’est con aussi… Et parfois, on peut faire de belles découvertes…

     

    « Lis des livres de ton niveau de lecture »… En lisant ça, je pense à cette vidéo.

     

    Bon, médite sur ça… Je ne suis pas sûre que ce soient ce que tu voulais dire, mais c’est comme ça qu’on le prend…

     

    « Ne perds pas ton temps » et « ne fait pas perdre celui des autres ». Je perds mon temps comme je veux et ensuite, je ne pense pas que dire qu’on n’a pas aimé un livre soit « perdre son temps ». Bien au contraire, ça pourrait éventuellement dans certains cas restreints chez des personnes qui me connaissent bien et qui ont des gouts communs/différents de moi leur éviter de perdre leur temps.

     

     

    Enfin, ton article, autrice, me fait de la peine. Pourquoi ? Parce que tu viens de te tirer une balle dans le pied. Ton livre n’est pas encore sorti que tu réussis déjà à exciter toute la blogosphère. Et par expérience, ce n’est jamais très positif… C’est même pire qu’une mauvaise chronique.

    Pourquoi ? Bin parce que les gens ne vont pas envie de lire un bouquin de quelqu’un qui ne supporte pas qu’on lui critique son livre (même si c’est chiant d’avoir juste une phrase : c’est de la merde ; parce que bon, je ne vois personne se plaindre quand la phrase est : j’ai adoré).

    Tu es archéo. Cool, moi aussi (enfin, je cherche du boulot, mais enfin bref…). Tu aimes les contes et les légendes ? Cool moi aussi ! On a plein de points communs ! C’est super ça ! Ton livre a l’air sympa… mais quand je vois ton article… ben j’ai plus envie… Personne n’a envie de lire le bouquin d’une autrice qu’on ne connait pas et qui vient donner des leçons de morale aux bloggeur/euse/s sur la manière de se comporter (même s’il y a des comportements moisis) et qui cherche à les faire culpabiliser alors que cette même autrice semble beaucoup tenir aux dites chroniques…

    C’est dommage…

     

    Bref… Cet article est long, mais j’avoue que cette affaire me tape sur le système.

    1)      Des bloggeur/euse/s se comportent comme des connards, n’envoyer pas de SP 

    2)      Les chroniques négatives sont une chose, mais n’en faites pas une maladie. Faites un bilan des avis au bout de plusieurs mois… Et tirez les conclusions

    3)      Ne donnez pas de leçon de morale sur la manière de blogger des uns et des autres. Tout le monde a le DROIT de faire ce qu’il veut (dans le cadre de la loi)

    4)      On a le DROIT de dire qu’on n’aime pas, avec ou sans explications, même si c’est chiant.

     

     

    Moi je le cri très fort : DITES QUAND VOUS N’AIMEZ PAS ! Argumentez-le ! Et puis si vous ne le voulez pas, ne le faites pas…

     

    Perso, je n’ai pas à justifier mes choix.

    À bon entendeur…


    3 commentaires
  • Aujourd’hui — et ça faisait longtemps —, je vais vous parler des

     

     

    Mais c’est quoi ça, un synopsis ?

    Le synopsis, c’est le texte – plus ou moins long — qui raconte ce qui se passe dans votre roman. Et ce n’est pas qu’un résumé qui doit tenir en quelques lignes (et qui serait plus proche d’une quatrième de couverture). Dans un synopsis, on doit avoir le début, le milieu et surtout la fin !

    Oui la fin ! Car le synopsis est là pour que l’éditeur sache ce qui va se passer !

     

    Pourquoi je vous parle de ça ?

    Beaucoup d’éditeurs en demandent et à toi, jeune écrivaillon, toi, qui viens de finir avec amour ton roman, toi qui prends le courage de l’envoyer, il va falloir que tu fasses encore jouer tes petits doigts pour faire ce synopsis !

    Pfffff…

    Allez, tu l’écris en 5 min, c’est pesé, emballé et envoyé !

    Et maintenant tu attends comme le messie une réponse.

     

    MAIS PUTAIN NON !!!

     

     

    Quand on est éditeur, on n’a pas le temps de lire les 10 fois 300 pages qui arrive par jour. On va donc se rediriger avec le synopsis.

    Et vingt’dieux, je vous jure que rien qu’à lire les synopsis, on sait à quoi on va avoir à faire !

     

    Si votre synopsis est mal foutu, on va immédiatement partir avec des aprioris et des réticences… N’oubliez pas que les éditeurs sont des humains et que, parfois, ils manquent d’objectivité (j’espère que je ne vous apprends rien).  

    Alors oui, ce n’est qu’une première impression. Oui, le synopsis peut être pourri, mais le roman bon. Oui, l’éditeur peut refuser un manuscrit sur ces premières impressions. Et se tromper. Un éditeur n’est pas infaillible.

    Mais si votre texte est refusé à cause d’un synopsis, ce n’est pas la faute de l’éditeur, c’est la vôtre ! Car les synopsis, ça se travaille !

     

    Alors, loin de moi l’idée de vous expliquer comment faire un synopsis parfait. Mais je peux juste vous donner quelques conseils.

     

    — Déjà, travaillez-le ! Vous venez d’écrire 300 pages d’un roman – voir plus —, vous pouvez bien vous pencher sur quelques pages ! Soignez votre style ! Le style de votre synopsis illustrera le style de votre roman.

    — Allez à l’essentiel. On se fout de savoir que Machine roule une pelle à Machin et sont surpris par Bidule (bref, une ligne de texte) à tel moment si cela n’a pas d’intérêt. Ce qui intéresse, c’est l’intrigue principale et ses principales péripéties. Pas les détails. Évitez-le pompeux (genre "et alors elle lui révéla son terrible secret").

    — N’hésitez pas à faire les révélations nécessaires. L’éditeur veut les « Luke, je suis ton père ». L’éditeur n’est pas le lecteur. Les révélations à l’éditeur n’aura pas d’influences sur le lecteur, car le synopsis n’est pas à destination du lecteur.

    — Construisez votre synopsis de manière cohérente.  

    — Démarquez-vous ! Un synopsis, c’est comme un CV ! Il faut réussir à le rendre plus attractif que les autres (et donc, le travailler)

     

    Comme toujours avec des points cailloux, je dis des choses qui semblent évidentes, mais qui dans la réalité, ne le sont pas ! Et je dis ces choses de manière pas forcément hyper sympa, mais il faut qu’elles soient dites.

    N’oubliez pas que ces points cailloux ne sont pas faits pour moi.

    Perso, je suis témoin. Je vous fais part d’expériences dans le but de vous aider. Bien sûr, ce n’est pas la science infuse et la perfection. Mais j’espère au moins que cela vous donnera des lignes de réflexions.

     

     

    EDIT 37/03/16 : un site qui propose comment écrire un synopsis pour son roman.


    votre commentaire
  • Comme toujours, je ne vise personne en particulier. Je cherche juste à pousser les gens à la réflexion.

     

    Commençons par le commencement : oui, recevoir une critique négative de son livre, de son bébé, de la somme d’heure de travail et de recherche (quoique certains zappent cette partie), ce n’est pas plaisant ! Je ne dirai pas le contraire.

     

    Ceci dit, je commence à en avoir assez de ces auteur.e.s qui dès qu’ils reçoivent un avis négatif se mettent à pleurer ou à gueuler.

    1) Enfoncez-vous cela dans le crâne : VOUS NE POURREZ PAS PLAIRE À TOUT LE MONDE ! Je ne sais pas dans quelle langue il faut le dire, mais il serait tant que certain.ne.s le comprenne. Si une personne n’aime pas votre livre, au lieu de pleurer ou de gueuler, cherchez plutôt à analyser ce qui n’a pas plus (problème de style, de personnage, d’intrigue ; public pas réceptif). Vous en sortirez plus grand.e.s.

    2)Hormis peut-être quelques exceptions infinitésimales, ça n’amuse pas les lecteur.trice.s de faire une critique négative. Passé du temps sur un livre qu’on n’aime pas, surtout quand on l’a payé, ce n’est pas fun ! Perso, ça ne m’amuse pas du tout !

    3)Enfin, arrêtez de penser qu’une critique négative se traduit par : tu n’es qu’un.e con.ne. 

     

    Quand on lit un livre, on juge le livre. Éventuellement, on critique l’auteur.e (genre quand on sent que le travail de recherche a été bâclé), mais en aucun cas on ne critique « la personne ».

     

    Auteur.e, il faut apprendre à faire la différence entre le vous Auteur et le vous Personne. Ce n’est pas parce qu’un critique estime que vous êtes un.e  mauvais.e auteur.e que vous être une mauvaise personne, un.e con.nne, un.e inculte ou je ne sais pas quoi ! Ce n’est pas parce qu’on n’a pas aimé votre livre qu’on n’aimera pas boire un verre ensemble le soir, sortir ensemble, discuter, etc.

     

    Bien évidemment, ce sont des moments durs à passer et cela nécessite de faire un travail sur soi qui n’est pas forcément des plus agréable. Je conçois parfaitement que ce soit une épreuve très éprouvante pour certain.ne.s Mais hélas, il va falloir vous y faire. Tout le monde à des détracteurs : JK Rowling, Tolkien, etc.

     Alors n’allez pas vous imaginer que vous, petit.e.s (ou même plus grand.e.s) auteur.e.s, vous allez échapper à cela !

     

    Dans la plupart des cas, auteur.e.s, vous régissez hyper mal aux chroniques de blogs, blogs qui parfois n’ont que peu d’influence sur l’ensemble de votre lectorat possible. Mais le jour où un avis négatif paraitra dans une revue, sera diffusé à la radio et pourquoi pas même à la TV, vous allez faire quoi ? Appelez le chroniqueur pour lui dire tout le bien que vous pensez de lui ? Soyons sérieux.

     

     

    Ok, ça ne fait pas plaisir, ça fait mal, ça blesse. Mais c’est ainsi.

    Il me semble que quelque soit le domaine (privé, sentimental, professionnel) les gens ne passent pas des journées entières à vous envoyer des roses ou à vous envoyez sur les roses.  Si vous vivez dans un monde sans contrariété, dites-moi où vous habitez, je veux venir !

     

     

    Il est aussi important que les auteur.e.s n’oublient pas une chose essentielle : nous n’écrivons pas pour nous faire aimer des gens. Nous écrivons pour que les gens aiment nos histoires. Un lecteur peut aimer votre livre, peut aimer le vous Auteur.e, mais n’est absolument pas là pour aimer le vous Personne.

    Je vais prendre un exemple pour retourner la situation : Lovecraft. Tout le monde connait. Beaucoup adore son univers, ses histoires. Bref, ils aiment ses œuvres et l’auteur. Mais peut-on aimer l’homme antisémite, misogyne, raciste et j’en passe qu’il était ? Je ne crois pas…

     

    Si vous recherchez une forme d’affection particulière des gens, faites un autre métier.

     Les lecteur.trice. ne sont pas là pour vous aimer vous Personne. Je crois qu’il faut vraiment que certain.e.s (jeunes ou primo-auteur.e.s) s’enfoncent profondément ça dans le crâne !

    Les lecteur.trice.s ne sont pas là pour combler un manque affectif.

    Les lecteur.trice.s ne sont pas là pour caresser votre égo dans le sens du poil.

    Si c’est la célébrité (comme celle que tout le monde semble envier à JKR), il y a d’autres manières plus simple et plus rapide pour l’obtenir !

    Si vous voulez que les gens parlent de votre nom avec admiration, demandez si c’est pour vos talents ou pour le fric que vous auriez pu engranger. Je suis désolée, mais j’entends plus souvent parler de la fortune de JKR que de ses compétences d’écrivaine.

     

    Moi, je ne suis pas là pour vous aimer vous Personne.

     

    Je vais prendre un exemple tout con de moi Lectrice. J’ai lu de très nombreuses œuvres d’Olivier Peru. J’avoue que de tout ce que j’ai lu, je n’ai pas vraiment aimé grand-chose. Alors oui, je n’ai pas aimé ses livres, oui je n’aime pas le Olivier Peru auteur. Mais peut-être que cet homme est quelqu’un de charmant, avec qui il est plaisant de discuter et d’échanger. Je n’ai rien contre Olivier Peru Personne.

    Et je pense que beaucoup de gens sont comme moi (enfin j’espère).

     

    Après, je ne vis pas dans un monde de bisounours. Oui, peut-être que des lecteurs n’aimeront ni le vous Auteur, ni le vous Personne. Certains aimeront le vous Auteur, mais pas le vous Personne. D’autre n’aimerons pas le vous Auteur, mais aimerons le vous Personne. Et une partie aimera le vous Auteur et le vous Personne.

     

    C’est un dur travail sur soi qu’il faut faire ou apprendre à faire. Ce sera difficile. Le vous Auteur est très lié à votre vous Personne. Il va donc falloir à apprendre à les séparer.

    Après, je vous rappelle que je ne suis pas un monstre. Oui, je comprends que ce soit dur, car moi aussi, je mets toute ma personne dans mes récits. Moi aussi je souffre d’un avis négatif (même si je n’ai jamais eu de critique incendiaire… Puis me connaissant, j’irai gueuler dans mon coin pendant un moment avant d’essayer de comprendre ce qui s’est passé ; être impulsive, ce n’est pas toujours très beau). Mais ces mauvais moments font partie de ma vie d’auteure. Je ne pourrais pas y échapper.

     

    Pour conclure, je dirais une chose : auteur.e.s, que j’aime ou non vos récits, je me fous du vous Personne. Ce vous Personne, j’apprendrai à le connaitre autrement : en se voyant en salon, en échangeant…

    Alors, arrêtez de prendre un avis négatif de votre livre pour une attaque personnelle.

    Dans le monde de la littérature, il y a de bons et de mauvais moments. C’est le jeu. Et si vous n’êtes pas prêt à accepter ces mauvais moments, ce n’est pas la peine de continuer à chercher à être auteur.e : ce métier n’est pas pour vous.

    Et de toute façon, peu importe le domaine professionnel, il y aura toujours des gens pour émettre des avis sur ce que vous réalisez.

     


    votre commentaire
  • Avant toutes choses, je tiens à préciser que je ne stigmatise personne – auteur.e.s ou éditeurs —, car trouver de bons titres est une tâche ardue.

    Je souhaite seulement apporter des éléments de réflexion sur ce sujet.

    Et pour terminer, je dirais qu’avec des titres comme « La comptine », « Chimères », « La dame aux hiboux » et encore « L’esprit de la louve », on ne peut pas vraiment dire que je déchire niveaux titres !

     

    Qu’est-ce qu’un bon titre ?

    Très bonne question à laquelle je ne pense pas pouvoir répondre. Je pense qu’un bon titre peut déprendre de nombreuses choses, dont la première est les gouts du lecteur. Bref, quelque chose de très subjectif. Donc je ne pense pas qu’il y est de « bon titre ».

    Ensuite, j’ai pu parfois constater qu’un titre prend tout son sens lors de lecture ou à la fin de la lecture de l’ouvrage.

    Ici, nous nous concentrerons sur l’idée que nous n’avons pas lu ledit livre lorsque nous découvrons son titre.

     

    S’il n’y a pas de bon titre, y en a-t-il des mauvais ?

    Là, j’aurai tendance à plus me diriger vers un oui, mais je reste mitigé. Parce que quand on lit un titre tel que « The haunted vagina » (le vagin hanté) (et je vous jure que ça existe, chercher sur Google)… on est à même de se poser des questions. Est-ce le titre ou le livre qui sera mauvais ?

     

     Sur ces réflexions, on peut en venir à ce titre qu’un titre sera d’office « bon » s’il évoque d’une manière ou d’une autre le roman (ou la nouvelle).

    Un mauvais titre sera celui qui ne correspond pas à son histoire. À quoi bon appeler son livre « les amours de X et Y » si le texte ne parle pas du tout d’amour ! J’espère que vous voyez où je veux en venir.

     

    S’il est difficile de définir le bon ou le mauvais titre, il y a les titres que les comités de lecture ou même les lecteurs ne supportent plus de voir, car c’est du vu vu et revu !

    Dans la mesure du possible, il faut donc essayer d’éviter certaines choses ! Après, je sais que c’est parfois très difficile. J’avoue que les titres sont un de mes gros problèmes : les « titres » que je donne sont souvent provisoires, car ils sont surtout là pour me permettre de désigner mon projet. Et dans la mesure du possible, je m’emploie à en trouver un meilleur par la suite.

     

    À bannir de toute urgence : les élu.e.s, les prophéties, les envoyé.e.s, les sauveur.euse.s, etc. Je vous jure que quand on voit ça en comité de lecture, on prend peur ! Parce que sans forcément juger le récit, on voit assez rapidement le type d’histoire qu’on va lire.

    Difficile de donner un avis sur « les cycles de… » ou « les chroniques de… », car ce que c’est quelques choses de courant pour évoquer les séries en plusieurs tomes. Mais encore une fois, ce n’est pas forcément une chose nécessaire. 

     

    Évitez les trucs qui ont un aspect « pompeux »… Mais là, le souci est que cela dépend de l’appréciation de chacun. Mais n’en faites pas trop : « les chevaliers du destin du royaume de machin »… et là… tome 1… Je jure que vous pleurez en comité de lecture (bon, OK, j’abuse un peu)

    J’en profite pour glisser un petit mot pour les « sous-titres ». La saga Harry Potter (oui je sais, pas super comme exemple), la Saga Hunger Games… Le titre ou l’élément principal du titre sera ce qu’on retiendra… Pensez aussi ce que vous voulez qui reste : le titre ou le sous-titre.

     

    Vous n’êtes pas obligé d’utiliser le nom d’un de vos personnages pour le titre (comme la saga des Harry Potter), surtout si c’est un personnage principal. Utiliser ce type de titre nous dit tout de suite autour de qui va se dérouler l’histoire. Cela peut-être un bien ou un mal.

     

    Évitez les titres en anglais (ou en toute autre langue, mais surtout en anglais) ! Peu importe la raison, vous êtes des écrivains de langue FRANÇAISE ! Alors certes, je pense qu’il est acceptable qu’il puisse y avoir un ou deux termes anglais (ou d’autre langue) s’il y a une très bonne raison (du genre : le dossier motanglophone) ou si ce vocabulaire est passé dans le langage courant. Soyez un peu fière de votre langue bordel ! Puis dites-vous bien que si le lecteur ne peut pas traduire de lui-même, c’est un  peu se foutre de sa gueuler (parce que oui, certains peuvent être très mauvais en anglais).

    Et puis bon, j’avoue que l’anglais pour faire « style », je trouve ça assez nul… Après, chacun ses gouts… Mais, toujours perso, je trouve que ça donne à l’auteur.e un côté « kikoulol ». La langue française est assez riche pour vous permettre de trouver un titre digne de ce nom.

    Si vous voulez un titre anglais, écrivez en anglais ou faites vous traduire !

     

    Pour trouver son titre, il faut se poser la question : que veut-on dire avec son titre ?

    Comme je viens de le dire, on peut utiliser le nom de son personnage principal : on sentira que le récit se centre sur elle, lui ; on peut utiliser un élément du récit (comme Hunger Games) qui fera plus appel à une notion de l’univers ; on peut utiliser le nom de l’univers où évoluent les personnages ; on peut utiliser un titre qui « résume » le récit (20 000 lieues sous les mers)…

     

    Le titre, ce n’est pas un truc qu’on balance comme ça. Je sais que ce n’est pas facile, j’en suis la première à en souffrir… (et je vous jure que je cogite beaucoup à ce sujet). Je pense qu’il ne faut donc pas hésiter à essayer de voir à quoi renvoie le titre, ce qu’en pensent les autres (vos ami.e.s, vos bêta-lecteurs et même votre éditeur) et ce qu’il leur évoque. Exemple : si quelqu’un vous dit que le titre de votre histoire lui évoque une romance paranormale alors que c’est un récit de voyage… Remettez-vous en question.

     

    Un conseil que je vous donnerai serait de taper votre titre dans votre barre de recherche et voir les résultats qui sortent.

    Je ne sais pas si c’est un bon exemple, mais quand je tape « les seigneurs des montagnes » deux types de résultats apparaissent : tout un tas de lien lié à moi (normal) et un second sur… le seigneur des anneaux. Bonne ou mauvaise chose… je n’ai pas encore tranché la question…

    J’utilise souvent ce moyen pour voir ce que pourrait donner mon texte…

    Après, vous pourrez constater que je n’ai pas réussi à faire des trucs exceptionnels…

     

     

    Oui, trouver un bon titre, c’est dur. Ce n’est pas quelque chose que l’on prend à la légère. C’est un sujet sur lequel il faut réfléchir et ne pas hésiter à demander conseil. Sachez que vos éditeurs peuvent (doivent) vous aider dans cette démarche et qu’ils peuvent aussi vous demander de changer le titre.

     

    J’espère que ce petit topo vous aidera par la suite.

    Je vous rappelle que je ne cherchais à stigmatiser personne, mais parfois je me dis que certains ne font pas d’effort de ce côté-là. Après, comme j’ai difficulté sur ce sujet…

     

    Si vous avez des remarques, des choses que vous n’aimez pas concernant les titres, n’hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires.

     


    votre commentaire
  • Être auteur.e, c’est s’amuser quand on écrit. Mais pas que.

    Pour faire un « bon » livre, il faut fournir un minimum de travail, je l’ai déjà dit. Une partie du boulot se fait en amont, avec la préparation. Et l’on commence toujours par : la recherche bibliographique !

     

     

    La recherche bibliographique, c’est une technique. Elle s’acquiert de diverse manière (expérience, fac, etc.)

    La recherche bibliographie consiste à rechercher les sources d’informations pour étudier un sujet. Bien sûr, pour un roman, on ne va pas vous demander de soutenir une thèse sur un point que vous souhaitez aborder. Après les recherches ne se font pas de la même manière selon le sujet que vous désirez aborder (on ne se renseigne pas sur une époque, un personnage historique ou un objet de la même manière).

     

    Bien que les profs le dénigrent beaucoup (et on les comprend), Wikipédia peut être une « bonne source de départ ». J’entends par là que si vous ne savez pas quel bout commencer, vous pouvez toujours jeter un œil sur l’encyclopédie en ligne. Elle pourra vous dire si le sujet que vous cherchiez correspond à vos attentes, vous donner une vague idée de la chose, puis de vous fournir des premières références de livres (oui, Wikipédia propose cela en fin de page).

    Avant ou après cette étape (si vous passer par la case Wikipédia), c’est le brainstorming : écrivez les mots clés des choses à rechercher. Cela peut-être du banal au très pointu comme, elfes, nains ; voiture des années 60, régime politique en France en 1850 ; technique de taille du silex au mésolithique ancien, rituel de thanatopraxie chez les Incas. Bref, n’hésitez pas à tout sortir !

    Si le côté brainstorming ne vous convient pas parce que vous êtes un.e auteur.e impulsif.ive (comme moi) et que vous vous lancez comme un enragé sur votre texte, notez les choses qui vous bloque ou que vous sentez que vous ne maitrisez pas afin de pouvoir les approfondir pendant ou après le premier jet afin de pouvoir retaper votre texte avec toutes les cartes en mains.

     

    Comment choisir les livres pour faire vos recherches ?

     

     

    Quand l’on choisit un ouvrage pour se documenter sur un sujet, il y a plusieurs choses à regarder (ou vérifier).

    L’éditeur. C’est bête, mais c’est important, surtout pour connaitre la fiabilité des livres proposées. Un éditeur spécialité dans l’ésotérisme qui propose un livre d’Histoire, ça fait bizarre, par exemple.

    L’auteur.e. (ou les auteur.e.s). Selon vos domaines de recherches, regarder qui a écrit le livre. C’est important pour connaitre la fiabilité du contenu. D’ordre personnel, en Histoire, évitez les livres d’hommes ou de femmes politiques qui auront un parti pris plutôt orienté. Pardon, mais quand un royaliste, très chrétien, écrit sur Jeanne d’Arc, je suis sûre qu’il ne fera pas la même analyse que si c’était un communiste athée. Après, soyons honnête, les historien.ne.s ont toujours un parti pris. Un universitaire spécialiste sera probablement plus compétent dans son domaine qu’un journaliste (même si certains journalistes peuvent être très bons). Pensez toujours à la pertinence de l’auteur.e.

    L’année de parution. Un ouvrage du début du XXe siècle n’aura pas le même contenu que celui de la fin de ce même siècle : les sciènes, idées, technologies, etc. évoluent. 

     

    Ce que je dis pour un livre est valable pour un magazine, une revue, un journal…

     

    Pour la sélection des livres, n’hésitez pas à partir de livre très généraliste (Le XXe siècle) pour aller vers le plus pointu (le travail des femmes sous le Second Empire). Je sais que j’axe beaucoup mon propos sur le côté Histoire, mais ça marche pour tout ! Même en fantasy, fantastique et SF, certaines recherches vous seront nécessaires (tout simplement pour mettre en place un système politique).

     

    Avec toutes ses infos en main, vous avez une liste de livres. Vérifier le sommaire de l’ouvrage pour savoir si vous allez bien trouver le thème que vous souhaitez aborder. Si le livre propose 10 pages sur le thème alors qu’il fait 300 pages au total, ce n’est peut-être pas trop la peine de « trop vous y attarder ».

     

    Prenez des notes ! Ou si vous achetez les livres, mettez des post-its. Perso, j’encadre aux crayons papier et j’annote les post-its, mais comme je n’aime pas revendre mes livres…

     

    Où trouver les livres ?

     

     

    Fort heureusement, pas besoin d’acheter une librairie entière pour bosser sur un sujet : les bibliothèques sont vos amis, et les bibliothécaires aussi ! Il y a les bibliothèques municipales, mais aussi universitaires si vous habitez dans, ou proche, une grande ville. Ces dernières ne sont pas réservées aux étudiants et aux enseignants (même si certaines zones vous seront probablement restreintes).

     

    Les archives. Je sais que cela peut être compliqué de se rendre aux archives, mais les archivistes sont des gens sympas qui doivent aussi vous aider dans vos recherches. Hormis quelques cas particuliers, les archives sont ouvertes à tout le monde.

     

    Les amis. Eh oui, sait-on jamais…

     

    Mais tout ne se trouve pas dans les livres ?

     

    Pour certaines recherches, il n’y a rien de mieux que de demander à des professionnel.le.s. Certes, si vous écrivez des mails à ces gens, vous n’êtes pas sûr d’obtenir une réponse, mais elles peuvent être une bonne source de renseignements dans les cas positifs. Elles peuvent aussi vous fournir des détails que les livres ne vous livreront pas forcément (encore ce qui se dit/écrit et ce qui se fait… en archéo, c’est flagrant).

     

    Les ami.e.s peuvent aussi vous aider. Votre ami.e a vécu 10 au Sénégal, vous obtiendrez plus facilement des informations sur la vie quotidienne là-bas que dans un livre.

     

     

    À la lecture de cet article (si vous arrivez jusque-là), vous allez vous dire : mais pour la SFFF, on s’en fout ! On fait bien comme on veut. Certes, il y a probablement moins de recherche que pour un roman sur fond historique ou policier, mais il me parait essentiel de tout de même savoir certaines choses, surtout si vous créez un système politique, des croyances, etc. Puis savoir ce qui a été fait dans votre genre, c’est pas forcément un luxe à négliger. Parce que si vous faites une histoire avec une blonde qui éclate des monstres, mais qui n’est pas foutue de suivre un cours au lycée et qui est amoureuse du beau brun ténébreux qui est un vampire végétarien, je vous répondrai que si j’ai envie de lire un truc entre Twilight et de regarder Buffy contre les vampires, je lis Twilight et je regarde Buffy contre les vampires… Bon, après, je ne peux pas vous empêcher d’écrire, mais n’oubliez pas qu’il y a des choses vue et revue. Et ce n’est pas parce que votre héroïne est brune et pas blonde que ça change grand-chose.

    Si pour vous la Fantasy, c’est Tolkien, essayé de savoir ce qu’il y avait avant Tolkien, ce qui diffère de Tolkien (pensez à Dark Crystal).

    Bon, j’avoue (voilà les cailloux), je n’ai jamais fait de recherches très poussées sur la Fantasy ou le fantastique pour écrire mes textes. Mais c’est vrai que je me pose beaucoup de questions…

     

     

    Mais pour certains de mes textes, j’ai lu et cherché des informations. Pour Chimères (chez Flammèches Editions), je me suis documentée sur Henri IV, Marie de Médicis, les tentions entre catholiques et protestants (merci à ma pote protestante pour certaines infos), ainsi que sur d’autres choses, mais je ne veux pas spoiler.

    Pour La dame aux hiboux, j’ai travaillé avec pas moins de trois biographies d’un même personnage historique (je ne peux pas vous dire son nom pour ne pas spoiler), avec un manuel d’Histoire (pour Licence) sur le XIXe siècle, j’ai eu du pot de tomber sur des documentaires à la TV sur cette période, j’ai lu des livres sur certaines croyances, certaines légendes.

    Et je peux vous le dire cash, j’ai toujours eu l’impression de ne pas faire assez de recherche…

     

    Bien sûr, selon le sujet, il y a plus ou moins de travail. Poser des questions parfois toute conne : mon personnage a un cheval (ouais, c’est cool !). Ça mange quoi un cheval ? En quelle quantité ? Ça coute combien (le cheval à l’achat, la nourriture) ? Il est pour la course ou pour le trait ? Il peut galoper combien de temps et sur quelle distance ? Je l’abrite comment ?

    Mon personnage a une épée : comment ça s’entretient ? C’est quel type d’épée ? Qui peut porter ce type d’arme ? Pourquoi ?

     

     

    Des questions qu’on devrait se poser plus souvent en fantasy… Et auxquelles on répond par de la recherche bibliographique.

     

    J’espère que cet article vous a permis d’obtenir un peu de méthodologie.

    N’hésitez pas à commenter, à faire part de vos impressions.


    votre commentaire
  • Il arrive très souvent sur le net que je lise ce genre de chose : « mon univers médiéval-fantasy est misogyne (mais je fais des personnages féminins forts hein) parce que notre moyen-âge est misogyne ».

     

    Dire que la société au Moyen-âge n’était pas misogyne, ce serait de la malhonnêteté intellectuelle et historique. Mais, entre la vision que beaucoup de gens (et surtout des jeunes ou primo-auteur.e.s)  ont via la littérature (par toujours bonne) et le cinéma ET la réalité historique, je peux vous assurer qu’il y a une marge (énorme). La preuve très simplement : les femmes chevaliers, ça n’existe pas ! Tellement que ça n’existe pas qu’il y a deux mots dire les désigner, chevalière et chevaleresse. Bref, je schématise beaucoup (trop).

     

    Ensuite, j’avoue que ce genre de réplique sur la misogynie du Moyen-âge me dérange beaucoup. Comme on vient de le dire, les gens ont souvent une image biaisée de l’image de la femme à cette époque. Ce qui me gêne surtout, c’est que les auteur.e.s se contentent de lecture de romans ou de films pour concevoir une époque historique, dont la vision générale reste encore très négative !

    Quand on prétend s’appuyer sur une certaine vérité historique (la fameuse misogynie de l’époque), on fait quelques recherches documentaires qui ne se limitent pas à Wikipédia ! Bien sûr, vous ne faites pas un roman historique, mais vous en utilisez de nombreuses bases pour votre propre univers. « Oui, moi j’écris un livre qui se passe durant la préhistoire ! J’ai lu Rahan et regardé 10 000 BC ! » Essayez d’être sérieux avec ça ! Et pourtant, sur le Moyen-âge, c’est beaucoup ce que certains font !

     

    Je suis aussi toujours très étonnée de voir que ces gens-là, qui, rappelons-le, écrivent de la FANTASY, donc un monde complètement IMAGINAIRE, trouvent cela normal de reproduire un schéma qu’ils voient de partout, qu’ils lisent partout et encore pire, qu’ils cherchent à reproduire une certaine RÉALITÉ ! Sérieux, si c’est pour faire du Seigneur des Anneaux bis ou je ne sais quoi du même genre, faîtes de l’historique tout court ! Oups, pardon, c’est vrai que l’historique, ça demande beaucoup de travail en amont et cela vous emmerde, vous êtes auteur.e.s, pas historien.ne.s !

    C’est aussi très surprenant de voir que créer un monde « égalitaire » soit plus inconcevable que de mettre des dragons ou des trolls au milieu de leurs personnages ! Un monde « égalitaire » ? Mais cela relève de la fiction ! Ah bon ? C’est pas une fiction que tu écris ? « Non, mais ce n’est pas possible » ai-je déjà lu ! Ah bon, pourquoi ? « Parce que le Moyen-âge est misogyne, blablabla ».

    Oui, enfin, la société victorienne était bien plus misogyne que le Moyen-âge, mais cela n’empêche pas des hordes d’auteur.e.s (surtout des femmes) d’écrire des histoires complètement à côté de la réalité ! À l’ère victorienne, négliger la misogynie, ça ne gêne pas certain.e.s, mais au Moyen-âge, hors de question d’y déroger !

    Apprenez aussi à faire la différence entre « la place de la femme au sein d’une société » et la « misogynie = haine, mépris envers les femmes (le Petit Larousse illustré 2007) ».

     

    Oui, le Moyen-âge est misogyne, mais les femmes ne sont pas du bétail que l’on échange comme l’on échangerait des vaches, que l’on enferme comme une poule dans une cage en attendant qu’elle ponde. Elles avaient « des droits », des « devoirs », des responsabilités… De plus, la paysanne n’avait pas la même vie qu’une noble, n’avait pas les mêmes obligations.

     

    Des ouvrages sur la place de la femme au Moyen-âge, il y en a ! Bien sûr, il y a des livres qui leur sont exclusivement dédiés, mais il ne faut pas oublier des ouvrages généraux, expliquant certains liens entre les hommes, les femmes, leur société, et surtout l’Église ! Je vous présente ici quelques titres qui pourraient vous aider. Bien évidemment, cette liste n’est pas exhaustive (d’ailleurs, certains titres commencent à dater). Je parle de ces ouvrages parce que je les ai dans ma bibliothèque ou parce que je les connais comme références (d’ailleurs, sur le Moyen-âge, Duby et Le Goff ! Si vous écrivez du médiéval, ce sont les deux références à lire, même si cela date).

     

    • Régine Pernoud, La femme au temps des croisades, Le Livre de Poche, 1992
    • Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, Le livre de poche, 1982
    • Sophie Cassagnes-Brouquet, La vie des femmes au Moyen Âge, éditions Ouest France, 2014
    • Sophie Cassagnes-Brouquet, Les chevaleresses, Perrin, 2013
    • Pierre Bec (intro, trad et dir), L’amour au féminin : les femmes-troubadours et leurs chansons, Fédérop, 2013
    • Georges Duby, Michelle Perrot (dir), Histoire des femmes en occident, t.02, le Moyen-âge, Perrin, 2002
    • Georges Duby, Le chevalier, la femme et le prêtre : le mariage dans la France féodale, Hachette, 1981

     

    Si vous avez d’autres titres à proposer, n’hésitez pas à les citer dans les commentaires. Je me ferais un plaisir de les ajouter à cette liste (avec votre nom en source d’information).

     

    Bien sûr, je ne prétends pas être une spécialiste de la question. Peut-être que d’autre en parlerons mieux. Je pense que le sujet mériterait des heures et des heures de travail et de lecture, mais mon but ici est de vous inviter à vous poser des questions (comme toujours).

     

    Donc voilà ! J’espère maintenant que vous allez un peu plus réfléchir à vos univers médiévaux-fantastique, pour, enfin, arrêter de proposer un schéma épuisé jusqu’à la moelle.


    3 commentaires
  • Comme tous jeunes auteur.e.s ou primo-auteur.e.s, j’utilise les réseaux sociaux (principalement FB et Twitter) pour faire ma promotion. Nous sommes d’ailleurs très nombreux à le faire, surtout que nous publions souvent chez de petits éditeurs dont la portée est limitée.

     

    Ceci dit, je pense qu’il y a des choses à éviter de faire sur ces réseaux. Les conseils ou remarques que je vais présenter sont le résultat de quelques observations. Ce n’est en aucun cas une vérité absolue et il est possible que je fasse aussi de mauvaises choses. D’ailleurs, je vous invite à faire part de vos avis.

    De plus, j’utilise bien moins Twitter que son rival.

     

    Pour moi, il y a deux types de pages FB : celle de votre livre et celle de vous comme auteur.e (je n’ai pas d’avis à avoir sur les profils personnels des uns et des autres). Quand vous décidez de faire une page auteur.e, n’oubliez pas que les gens qui vont suivre cette page pour votre activité littéraire. Rien ne vous empêche de mettre des messages relevant de votre vie privée, mais faites attention à ce que vous écrivez. D’ordre général, vos « fans » se fichent que vous ayez changé de coupe de cheveux ou que vous portiez votre tenue préférée.

    Ce qui intéresse les gens, c’est bel et bien votre activité d’auteur.e, évitez de vous mettre trop en avant : genre « attention, je vais vous mettre une photo de moi ! ». On s’en fiche de votre tête. Ce n’est pas la beauté ou la coupe de cheveux de Georges Sand qui faisait d’elle une grande auteure.

    Néanmoins, vous pouvez mettre des photos de vous, ce n’est pas un drame. Choisissez-les avec précaution. Les photos en contreplongée où l’on voit votre belle poitrine, les bouches en cul de poule, les torses dénudés, etc., ça ne fait pas sérieux. Votre page, c’est votre vitrine commerciale, votre C.V.

     

    Vous êtes auteur.e, c’est super cool ! Oui, mais, de quoi ? Je comprends très bien les craintes de voir ses idées se faire récupérer par d’autres, mais il est important d’en dire un petit peu.

     Si j’arrive sur une page d’auteur.e et que je vois juste marqué dans les infos : auteur.e d’une quadrilogie. OK, c’est cool. Quatre livres. Mais quatre livres de quel genre ? Les livres sont-ils publiés ou en court d’écriture ? Quels sont les titres, qu’est-ce que ça raconte ? Ce n’est pas la peine d’en dire des masses, mais au moins l’essentiel !

    Vous concernant, s’il faut faire attention au côté « vie privée » sur le mur, dans les présentations, vous pouvez vous étaler un peu plus, mais sans en faire trop. Lieu et date de naissance, si vous avez voyage un peu ou beaucoup, vos influences, etc.Les informations doivent permettre de bien vous cerner. Si vous n’avez pas de chose très intéressante à dire, vous pouvez ne rien mettre. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir plusieurs vies en une ou avoir vécu des expériences particulières.

    Je reste très réservée sur les infos « matrimoniales ». Je ne pense pas que vous soyez un.e meilleur.e auteur.e parce que vous êtes marié.e et que vous avez des enfants. Bien sûr, une vie familiale aura des conséquences sur votre travail d’auteur.e. Mais je ne suis pas sûre que votre lectorat soit intéressé par ce genre d’info.

     

    En résumé, des photos choisies avec soin, pas trop de blabla sur votre vie privée, pensez à mettre les informations essentielles.

     

    Concernant les pages « œuvres ».

    J’avoue, j’en ai une pour ma série des Yggardiens. Mais voilà, le projet est en « pause » parce que je réfléchis encore pour l’améliorer et ainsi me lancer dans la troisième version. Je l’ai créé sur une impulsion (oui, je suis quelqu’un de très impulsif, hélas). Avec le recul, je me demande si c’était un choix judicieux. Bon, maintenant qu’elle est là, j’avoue que je n’ai pas eu le courage de la supprimer. Elle sera utile un jour. Mais pas demain, y a piscine. Bref…

    Alors cette page œuvre, elle est là pour présenter votre roman et/ou votre série. Il est donc essentiel que les gens sachent de quoi il retourne.

    Oui, je comprends cette peur du vol d’idée, etc. Mais sachez bien que les « vols » sont assez rares (mais il existe hélas, je ne le nierai pas) et qu’il n’y a pas que les bonnes idées qui font les bons romans. Mais il faut vraiment que le lecteur sache de quoi il retourne !

    Titre, synopsis, nombre de tomes, genre, couverture si vous êtes édité.e, éditeur, et même quelques extraits me paraissent comme essentiels. Comme pour votre page auteur.e, cette page œuvre est la vitrine de votre univers.

    Évidemment, sur cette page, vous allez uniquement évoquer cette œuvre : avancée, publication, réédition, chronique, etc. Là, on évite toutes les références à votre vie privée. On s’en moque, on suit votre œuvre, pas vous.

     

    Comme je l’ai dit, j’ai une page œuvre. Mais avec le recul, je pense qu’il est inutile de faire ce type de page tant que votre œuvre n’est pas publiée. Oui, vous pouvez me lancer des cailloux. Dans mon cas, le mal est déjà fait. Ne faites pas comme moi. Je vous invite plutôt à vous faire une page auteur.e qui sera probablement plus représentatif qu’une page œuvre.

    De plus, si vous souhaitez faire carrière dans l’écriture, vous risquez d’avoir plusieurs pages œuvres à gérer. Si j’avais dû créer, une page œuvre pour chacun de mes projets, j’en aurai au moins 10, sans compter les nouvelles… sauf qu’aucun de ces projets n’est fini et/ou publié.

     

    Pour ce qui concerne Twitter, j’avoue ne pas savoir quoi trop dire, vu que la majorité de mes tweets sont les liens des articles des blogs et les posts de ma page auteure.

    Cependant, je pense que comme pour FB, il fait faire attention à ce que l’on fait passer. Peut-être faire attention aux pseudo que l’on utilise. Genre, ne faites pas « Twitter officiel de XXX auteur.e » avec un pseudo @petiteculotte (oui, j’exagère, mais c’est très parlant).

     

     

    Je vais maintenant évoquer un autre aspect des réseaux sociaux : la promotion. Dans le cas d’une œuvre éditée, votre éditeur se doit de faire votre promotion. Mais comme souvent ce sont des petites structures, il ne faut pas hésiter à aussi faire des démarches de votre côté.

    Ceci dit, il me semble qu’il y a des choses à faire et des choses à éviter.

    Sur vote page, éviter de faire passer tous les jours les liens vers la boutique ou les lieux de ventes. Ça fait très mercantile et ce n’est pas toujours très agréable. Faites plutôt passer la page de présentation de votre éditeur. Si la personne a vraiment envie d’acheter, elle fera les démarches nécessaires. Pour les œuvres numériques, certains préfèrent utiliser des diffuseurs comme amazon ou immatériels pour éviter trente-six milles comptes chez les éditeurs.

     

    Mais bien sûr, faire passer les infos sur votre page ne suffit pas. Il existe des groupes et même d’autres pages qui se proposent de faire partager et découvrir vos œuvres. N’hésitez pas à les rechercher. Évidemment, n’inondez pas ces pages. Une fois tous les mois, voire toutes les deux semaines, c’est largement suffisant. Les gens qui consultent ces groupes se poseront des questions si vous postez sans arrêt (« tiens, il fait sa promo partout comme un sauvage, c’est que ça ne doit par marcher ; que c’est mauvais ; etc.).

    Quand vous publiez sur ces groupes, pensez à la politesse. Un bonjour, ça ne fait pas de mal. De plus, ne vous étalez pas trop sur le lien que vous proposez.

    Ex : Bonjour, je vous invite à découvrir « XXX » mon roman de tel genre.

    Je pense que c’est amplement suffisant.

    Avis tout personnel : je ne pense pas que les extraits soient la meilleure des choses. Un extrait qui peut vous paraitre significatif de votre œuvre ne le sera peut-être pas pour le lecteur.

     

    Ce qui me fait enchainer sur un point TRÈS important : LA POLITESSE !

    Eh oui, je vais paraitre stupide, mais pour certains, ce n’est pas ça qui les étouffe.

    Donc, n’hésitez pas à mettre un bonjour et un merci, sur vos messages de présentation sur les groupes/pages.

     

    Ensuite, plusieurs blogeur.euse.s se sont plaints de personnes qui demandaient à être ami.e.s par les profils perso. Faire de nouvelles rencontres, c’est sympa. Mais pas pour se faire harceler par des auteur.e.s en mal de reconnaissance. Oubliez cette technique.

    Il n’y a rien de plus désagréable qu’un.e auteur.e vous balance sa page perso avant même d’avoir échanger quelques mots via murs interposés.

    Comme je suis bonne pâte, je vous dirais de vous contentez de faire passer votre propre page auteur.e sur votre profil perso. Votre nouvel.le. ami.e, parcourant votre mur ira y jeter un œil par curiosité. Mais si jamais, il ou elle ne rejoins pas votre page, ne vous amusez pas à le relancer par MP ou par invitation sur votre page (toutes les semaines). Les gens aiment les pages qui les intéressent.

    Je n’irai pas spontanément aimer la page d’un.e auteur.e de romance, même si c’est mon ami.e, tout simplement parce que je n’aime pas les romances. C’est moche, mais c’est ainsi.

    En résumé, soyez poli, ne harcelez pas les gens, ne les demandez pas en ami.e.s seulement pour faire votre promo.

     

    Je crois que j’ai fait le tour des choses à dire.

    Je le répète encore une fois, ce ne sont que quelques constatations et quelques conseils pour essayer d’aider les jeunes et primo auteur.e.s. Il manque probablement des choses, c’est pour cela que je vous invite à faire part de vos remarques dans les commentaires.

     

    Pour conclure, je dirai qu’il est tout à fait possible que parmi les recommandations que je donne, je fasse aussi des erreurs sur mes propres pages. J’ai bien reconnu que la page des Yggardiens était une bêtise.

    Je ne suis pas là non plus pour stigmatiser, ni pour dénoncer. Ne l’oubliez pas.


    votre commentaire
  • Avant de commencer, je tiens à dire que je ne vise personne en particulier et que certaines remarques peuvent très bien me concerner.

    Cet article a pour vocation de faire réfléchir sur un point important dans les romans (des jeunes auteurs et des primo-auteurs) parce qu’écrire, ce n’est pas si simple que ça !

     

    Je vais faire un petit topo sur les NOMS et/ou PRÉNOMS des personnages de romans afin d’aider ou de faire prendre conscience à certains qu’il y a des choses à éviter, dans la mesure du possible, pour ne pas tomber dans le stéréotype, la banalité, le déjà-vu chiant.

    En découvrant les noms des héros d’un roman, le comité de lecture se fait immédiatement une idée sur la possible qualité d’un récit : « Enowalyma Roseheart arrive dans un nouveau lycée à Paris… »Je vous jure que si je lis ça, je lève immédiatement les yeux au ciel, « … et rencontre deux nouveaux amis Beth et Ethan »… Les choses commencent mal…

     

    Les noms des personnages sont une chose très importante, que ce soit en littérature ou en cinéma. À titre d’exemple pour le cinéma, sachez que Luke Skywalker aurait dû se nommer Starkiller et qu’Indiana Smith était le premier nom d’Indiana Jones. Dans la littérature, si je ne me trompe pas, Gandalf était un nain dans la première version du Seigneur des Anneaux ; Harry est un prénom anglais très courant et Potter (outre la référence à Béatrix Potter) est aussi un nom de famille courant (en France, on aurait pu avoir Jean Martin [oui, je sais, ce n’est pas très beau]).

    Il faut donc les choisir avec soin et surtout bien réfléchir au nom qui désigne son personnage. Exemple très simple : si votre héros s’appelle Louis, les gens vont tout de suite imaginer quelqu’un d’un milieu assez aisé puisque Louis est l’un des prénoms des rois des France (j’espère que je n’apprends rien à personne). Ce prénom, selon l’époque où se déroule votre roman, aura son importance. Il passera assez mal pour un paysan au XVIIe siècle, mais bien chez un noble ou encore un bourgeois. À notre époque, cela passera mieux, mais le nom gardera sa connotation.

    Attention, je ne dis pas que l’on ne peut pas nommer un personnage Louis au XVIIe siècle. Mais il faut toujours penser à ce qu’il y a derrière un prénom et un nom.

    Attention à ce que vous dites à propos des noms de vos personnages. Dans une célèbre saga à crocs pour jeunes filles, on peut lire que les prénoms des membres d’une certaine famille ne sont pas courants. Si cette remarque est vraie pour certains, je ne suis pas sûr d’Edward, soit le nom d’un quart des rois Anglais, et Alice puissent considérer comme pas courant !

     

    Les prénoms et noms de familles françaises ne sont pas nuls. Un peu de chauvinisme bordel ! Lisant beaucoup de romans en comité de lecture, j’ai pu remarquer que beaucoup de jeunes auteurs donnent des noms et prénoms anglophones à leurs héros ou héroïnes français. Pardon, mais une Française nommée Sarah, Fatima, Marie ou encore Fatoumata me paraitra plus crédible qu’une Esther ou Beth (bien que Beth soit le diminutif d’Élisabeth) (oui, j’aime la diversité française). Comme l’avait presque dit Sébastien Chabal « we are in France, we named french » (oui, je sais, c’est nul). Bien sûr, je peux comprendre que des prénoms français manquent d’originalité à vos yeux, mais Harry Potter est d’une banalité pleurante en Angleterre. Un « Paul Martin » sera probablement exotique outre-Manche.

    En choisissant des noms anglophones, vous perdez en crédibilité (surtout si votre histoire se passe en France, mais il est vrai que c’est très rare puisque les États-Unis ou l’Angleterre dont vous ne connaissez pas le fonctionnement si ce n’est par les séries TV c’est tellement mieux !) et surtout ça manque d’originalité !

    Par pitié, même si vous trouvez que ce sont de beaux prénoms, arrêtez avec les Ethan et les Nathan ! Presque un roman sur deux a un personnage principal avec ce nom ! C’est du lu, relu et encore du relu !

    Attention, je ne dis pas que l’on ne peut pas nommer des héros ou héroïnes avec des noms anglophones, mais il faudra justifier la chose. Un parent ou arrière-grand parent étranger par exemple. Mais quoi qu’il en soit, essayer de faire que la chose soit crédible. Bref, il faut de la cohérence !

     

    Je vais attaquer un point qui m'énerve assez souvent : les prénoms bretonnants ou celtisants. Vous êtes nombreux à trouver ce type de prénoms « exotiques » et à nommer vos personnages avec. Sauf que voilà, soit vous utilisez les plus communs « Nolwen », « Maiwenn » (surtout pour les filles) ou alors les plus compliqués possible à tel point que le lecteur n’est même pas sur de la prononciation. Pardon, mais un héros Alsacien avec un prénom breton… lol quoi ! Un marseillais avec un nom celtique… Sérieux ? Un peu de bon sens !

    Puis comme l’avait très bien écrit un camarade : « peu importe si votre héros a un super nom si votre personnage est insipide ». Mieux vaut un Paul très structuré qu’un Elowanenyll incohérent.

    Des noms bretons ou celtiques, il y en a à la pelle que personne n’ose utiliser comme Malo (oui, comme Saint Malo) ou encore Tugdual.

    Je me permets une petite digression : tous les noms de Saint que l’on trouve dans des noms de communes sont de VRAIS noms. Donc tous les prénoms derrière « saint » peuvent être utilisés ! (attention, ne nommez pas vos personnages Moret ou Maclou…)

    N’oubliez pas qu’il n’y a pas que la Bretagne en France qui peut offrir des noms atypiques (je pense au Pays basque).

    Je me permets d’ailleurs une remarque qui peut être valable pour d’autre type de prénoms/noms, mais faites attention au « complexe de la Schtroumpfette des noms ». C’est passablement ridicule d’avoir votre personnage principal qui possède un nom original du tonnerre de dieu alors que tous les autres ont des noms banals. Soyez cohérent dans votre univers. Si les noms « exotiques » comme Hermione ou Albus passent très bien dans Harry Potter, c’est parce qu’une partie des personnages ont des noms « standards » et d’autres des originaux. Aragorn aurait-il été crédible s’il s’était appelé Paul alors que tous les autres personnages avaient des noms « fabuleux » ?

    Faites aussi attention à ce que les noms « étrangers » correspondent bien au pays : n’allez pas appeler un japonais Alphonse. Oui, c’est possible selon le contexte, mais il a plus de chance de ce nommé Akira.

    Pour revenir sur les noms celtisants, c’est tellement du lu et relu que le comité de lecture va soupirer. Oui, je sais, ce n’est pas agréable à entendre, mais les personnages principaux avec ce type de noms représentent au moins la moitié des romans en fantastique et fantasy reçu !

     

    Un point noir : les noms connotés.

    À moins que votre univers soit admirablement bien construit : oubliez les héros aux noms connotés comme des vampires qui se nommeraient Angel, Angela… ; pareil pour les loups-garous Selene, Selena, Moon… ; les fées/elfes aux noms celtiques… ; les nains aux noms rudes…

    Là, ce sont les exemples qui me passent par la tête, mais il doit y en avoir plein d’autres… C’est particulièrement lassant.  

     

    Attention aux noms d’origines romains : il y a peu de « noms » traditionnels romains (une vingtaine il me semble, mes cours de fac sont un peu loin). Beaucoup de noms grecs ont été latinisés.

    Attention aux noms d’inspiration biblique qui sont très connotés (en fonction de votre univers), même si certains sont « courants ». Évitez les Ève, Éva… pour désigner « une première femme » ; idem pour Adam pour le premier homme, Caïn pour le premier monstre ou tueur… Les mythologies du monde entier regorgent de couples originels ! Dans la même lignée, on pourrait parler des noms liés à des religions. C’est un prénom courant, mais Sarah est à l’origine un nom juif.

    Attention dans les univers de fantasy : Tolkien utilise des noms scandinaves et germaniques (principalement), vous n’êtes pas obligé de l’imiter. Les noms carolingiens et mérovingiens peuvent être aussi employés (quoi, vous n’aimez pas les noms Chilpéric, Radegonde ou Pépin ?)

    Attention aux nationalités des personnages.

    Attention à certaines constructions de noms de famille (l’utilisation du nom du père ou des parents n’est pas systématique) : Islande (je serais Xian Corinnadottir), Russie, pays scandinaves, Espagne…

     

     

    Nommer ces personnages n’est pas chose facile. Je le reconnais et je peine aussi. D’ailleurs, il est fort probablement que certains noms de mes personnages soient largement critiquables !

     

    Heureusement, Internet est là. Il est désormais assez facile de trouver des noms « originaux » (surtout pour la littérature SFFF) sans tomber dans les clichés, les déjà lu ou encore l’invraisemblable. Mais attention à vos sources, j’ai pu remarquer que beaucoup de sites/forums liés à l’arrivée d’un enfant proposent des listes de prénoms atypiques. Cela peut, évidemment, être une source d’information, mais essayer de vous orienter vers des sites plus « sérieux » (histoire par exemple).

    Bien sûr, je pense qu’il y a aussi beaucoup d’information à piocher dans des livres de généalogies, d’histoires ou anthroponymie (waouh ! un mot savant !)

    Vérifier la crédibilité de vos noms et prénoms ! Pensez bien l’étymologie (et pas à l’entomologie… oui, je sors) !

     

     

    Petit récapitulatif :

    — faites un univers cohérent (aussi bien pour les noms que pour le reste) !

    — évitez les noms connotés

    — évitez le complexe de la schtroumpfette des noms

    — réfléchissez à la pertinence des noms utilisés

    — faites des recherches pour trouver des noms originaux sans que ceux-ci soient acadabrantesques.

    Et n’oubliez pas, un bon personnage vaut mieux qu’un bon prénom (on modifie facilement un prénom dans un récit fini qu’un personnage) !

     

    J’oublie sûrement des choses.

    Moi-même, j’ai souvent des soucis pour nommer mes personnages. Je m’interroge très souvent à ce sujet et je pense qu’il y a beaucoup de choses à dire sur mes choix.

    Maintenant, je vous laisse libre de me jeter des pierres. Ou pas.  

     

    D’ailleurs, je vous invite à répondre à ce topo si vous n’êtes pas d’accord sur certains points ou s’il y a des choses que je n’aurai pas dites.


    5 commentaires
  • Il m’arrive très souvent, principalement sur FB, de me plaindre des romances. Je sais que cela a parfois provoqué quelques « réactions ».

    J’ai donc décidé de faire un petit article pour expliquer mon problème que j’ai avec ce genre littéraire. Mais avant tout, un point « vocabulaire » parce que celui-ci n’est peut-être pas celui employé pareillement par la majorité. Il a pour but ici de faire la différence entre plusieurs choses qui tournent autour de l’amour.

    Une romance : genre littéraire qui consiste à raconter la rencontre et l’histoire d’amour entre X et Y (genre : Roméo et Juliette)

    Une histoire d’amour : élément d’un récit ; le récit garde sa trame si on lui retire cet élément.

    X, Y, Z : personnages concernés par une histoire d’amour.

    Je n’aime pas les romances. C’est pas mon truc, je n’y prends pas de plaisir. Mais contrairement à ce que j’ai pu lire une fois sur le Net (à mon sujet), je n’ai rien contre les personnes (et surtout le lectorat féminin) qui adorent ce genre. Le but de la lecture, c’est de lire des choses qui nous plaisent. Vous avez lu tous les Harlequins ? Tant mieux, je vous dirais.

    Mais alors, si je n’aime pas les romances, pourquoi est-ce que je râle sans arrêt ? Hein, pourquoi ?

    La raison est simple.

    Depuis plusieurs années, les romances sont à la mode. Mais le souci, c’est que beaucoup d’auteur.e.s écrivent des romances sous fond de romans d’actions. Or, moi, ce que j’aime, ce sont les romans d’actions, d’aventure !

    Dans les romans d’aventures, il peut y avoir des histoires d’amour. Ça ne me gêne pas. Mais c’est l’action qui prévaut, pas les relations entre X et Y, voire même Z. On pourrait penser à Lucy et ses trois prétendants dans Dracula, ou encore Victor Frankenstein et son amie.

    Or beaucoup de livres qui sont des ROMANCES sont vendus comme des romans d’AVENTURES : la quête, les batailles, etc. ne sont là que pour X et Y vivent leur histoire. Si vous virez l’histoire d’amour de X et Y de ces romans… ben, il n’y a plus d’histoire…

    Et c’est pour ça que moi, je râle très souvent ! C’est parce que je me fais entuber sur la marchandise.

    Ce qui me dérange, ce n’est pas tellement l’histoire d’amour ; c’est l’énorme proportion que cette histoire d’amour prend dans le récit d’aventure. On va passer des pages et des pages à narrer la relation amoureuse (quand ça ne sont pas des scènes de sexes qui ne servent à rien) des personnages au détriment de l’action. Et on s’en fout ! L’histoire d’amour devrait apparaitre comme un élément anecdotique. Sauf bien sûr si vous êtes dans la romance pure. Mais à ce moment là, on n’est plus dans les romans d’aventures.

    Prenons un exemple concret et que tout le monde pourra comprendre (j’espère) : Le Seigneur des Anneaux (livres ou films, les deux fonctionnent).

    Le but, l’intrigue, etc., appelez ça comme vous voulez, c’est de détruire l’anneau de Sauron. L’histoire d’amour entre Aragorn et Arwen, voire Eowyn, n’apporte pas grand-chose au déroulement des péripéties. On enlève ça du livre, l’histoire ne change pas des masses.

    Si aujourd’hui un.e auteur.e. (et hélas, plutôt une auteure) devait écrire Le Seigneur des Anneaux, il s’attacherait à savoir si Aragorn finira avec Arwen ou Eowyn. Le reste on s’en flouterait presque. Si l’anneau n’est pas détruit, ce n’est pas grave, notre héros aura trouvé l’amour.

    Est-ce que vous voyez la nuance entre le roman d’aventures : la version de Tolkien, et la romance d’un.e auteur.e. Et maintenant, imaginez que vous achetez le livre en pensant que vous allez voir la version Tolkien et que vous vous payez la version romance (romance que vous n’aimez pas par principe).

    Moi, ce sont des choses qui, hélas, m’arrivent souvent. Pourquoi ? Parce que les 4es de couvertures me laissent penser que j’investis dans un roman d’aventures, que les collections dans lesquelles sortent ces livres ne sont pas les « romances », mais les genres « fantasty », « fantastique ».

    Je ne suis pas contre le mélange des genres, bien au contraire, il faut pouvoir contenter tout le monde. Et c’est normal que les lecteurs.trices qui aiment les romances et le fantastique/fantasy puissent lire des histoires qui mêlent ces genres.

    Je n’ai rien non plus contre les auteur.e.s qui écrivent ce type de récits. C’est leur truc et tant mieux (après tout, j’espère que les auteur.e.s écrivent des choses qui leur plaise !)

    Mais je pense que les Éditeurs devraient peut-être être plus « honnêtes » (attention, je ne dis pas que les éditeurs font exprès de « mentir » sur la marchandise ; les éditeurs avec leurs comités de lecture sont aussi des lecteurs qui sélectionnent ce qui leur plaît ; et s’ils sont sensibles aux romances…) sur leurs livres et devraient préciser plus clairement les choses. L’histoire d’amour est-elle le pilier de l’histoire ? Le récit garde-t-il sa trame principale si on retire l’histoire d’amour ? Je pense que ces simples questions pourraient très facilement mieux orienter la classification.

    Mais la chose reste compliquée puisqu’il existe un genre « romance surnaturelle »…

    C’est une erreur de croire qu’un livre peut-être construit uniquement qu’autour d’une histoire d’amour. C’est du flan ! Je le dis avec force parce que j’ai déjà des interviews de jeunes auteur.e.s qui affirmaient qu’un bon livre DOIT avoir une bonne histoire d’amour. Un bon livre PEUT avoir une bonne histoire d’amour. Mais pas « DOIT » !

    Ensuite, je ne m’étalerais pas, car le sujet est complexe… mais ces histoires d’amour, ce sont principalement des histoires entre une femme hétéro blanche et un homme hétéro blanc (dont le niveau social est plus élevé que la femme… hein, faudrait pas tomber amoureuse de l’éboueur quand on est une cadre supérieure ; par contre, une éboueuse qui tombe amoureuse du cadre supérieur…)Pas toute, mais beaucoup… Je laisse les gens méditer sur ce point.

    Vous savez donc tout. Je n’ai rien contre les lecteur.e.s de romances, je n’ai rien contre les auteur.e.s de romances, je n’ai rien contre les éditeurs qui publient des romances. Mais je n’aime pas les romances et j’en ai marre de me taper des romances cachées par un soi-disant roman d’aventures. Je suis une lectrice frustrée. Or je voudrais être satisfaite de mes lectures, comme les lecteur.trices de romances.


    votre commentaire
  • … pour les jeunes auteurs ou les primo-auteurs.

     

    Pour commencer, je ne suis pas forcément une référence et je pense que d’autres blogs/sites donneront peut-être des conseils pour intelligents que moi. Après tout, je ne suis pas une professionnelle de l’édition.

    Ceci dit, par mon activité de membre de comité de lecture, je vois passer beaucoup de choses et parfois, j’ai envie de m’arracher sur les cheveux. J’avais déjà fait un article sur le « Top des trucs chiants dans les manuscrits ». Là, je vais plutôt parler de mise en forme et de présentation.

     

    1) Si je pouvais, je le mettrais en gros, gras, souligné et en rouge : respectez les consignes de soumissions !!! Quand on demande les 3 premiers chapitres (pour un roman), envoyez seulement ces 3 premiers chapitres ou un peu plus si vos chapitres font 2 pages chacun (estimez une cinquantaine de pages). Ce n’est pas la peine d’envoyer plus : on n’y lira pas, surtout si c’est mauvais. Et de mon expérience, les auteurs qui nous envoient des manuscrits complets n’ont pas forcément les meilleurs ! C’est peut-être moche à dire, mais c’est comme ça.

     

    2) Faites relire !! Là encore, ça parait con à dire, mais parfois, j’ai envie de m’arracher les cheveux. Je ne dis pas ça spécialement pour les fautes d’orthographe. Moi-même j’en fais, hélas, beaucoup. Si dans un manuscrit, le seul défaut est les fautes, je dirais que ça se corrige. Je pense à la « qualité » des histoires. Non, tous les bêtas-lecteurs, vos parents, vos voisins, vos amis ne sont pas (tous) des monstres qui veulent vous voler votre roman. J’suis désolée, mais quand je lis des trucs genre : « je n’ai pas hésité à te sauver de tel péril parce que j’ai tout de suite vu sur ton visage que tu étais une personne bien »….Bref, je pense que vous comprendrez : mieux ne vaut ne pas avoir une sale gueule dans un roman... Je sais que ce n’est pas toujours facile de trouver, dans son entourage, une personne objective. Mais c’est aussi à vous d’insister auprès de vos proches pour qu’ils fassent leur possible pour l’être.

       Je ne m’étendrai pas sur le contenu, vous n’avez qu’à vous reporter à mon « top des trucs chiants dans les manuscrits ».

     

    3) Ce n’est pas la peine de mettre une « couverture » ! Si vous en avez une, tant mieux. Mais en comité de lecture, c’est le texte qui nous intéresse. Ne mettez pas la charrette avant les bœufs !

     

    4) Envoyez vos manuscrits en format A4 et en suivant les consignes de l’éditeur. Ce n’est pas la peine de nous envoyer des formats A je sais pas quoi comme si le livre était près à imprimer avec une page de titre, la page de remerciement, etc.  J’avoue qu’avec le point 3, je trouve que ces petites choses font passer l’auteur pour un prétentieux : mon roman est prêt, il n’y a plus qu’à l’imprimer…

     

    5) Sélectionnez attentivement les maisons à qui vous envoyez vos manuscrits. Ce n’est pas la peine d’envoyer de la poésie à une maison qui publie du fantastique et vice-et-versa.

     

    6) Notez à qui et quand vous envoyez votre manuscrit.

     

    7) N’hésitez pas à indiquer le ou les genres auxquels appartient votre récit. Mais restez simple. Les Urban-médival-drak-fantasty yaoi érotique, c’est trop ! Cela ramène à d’autres points cités précédemment : au pire, indiquer la collection de la maison d’édition à laquelle vous destinez votre livre. C’est du fantastique, mais aussi érotique, choisissez le genre le plus pertinent.

     

    8) Soyez patient ! Les membres des comités de lecture sont des humains et ont une vie : un travail, une famille, des amis, des hobbits… (ha ha ha). Ils font aussi vite qu’ils peuvent et n’oubliez pas qu’ils ne lisent pas que des chefs d’œuvres ! Et au bout de 3 ou 4 manuscrits sans intérêt, ils en ont marre et on envie de faire autre chose !!

     

     

    9) Donnez des titres ORIGNIAUX!!!!!!! Les « le destin de l’élu, le choix de l’élu, l’héritage de l’élu, les aventures de l’élu, les origines de l’élu, l’élu sacré » ou les « Marie, tueuse de vampires, broyeuse de loup-garou, éventreuse de zombie, bourreau des lyches, maitres des nécromants » ou encore les « Déshabille-moi dans le tas de foin, mord moi le nœud, lèche-moi la glotte, ou je t’arrache le slip pour sauver ta chatte », y en a marre (bon j’abuse un peu pour les derniers) !!! Oubliez aussi les titres en anglais ! La langue française est assez riche et diversifiée pour trouver les mots justes !

     

    10) Enfin, en cas de retour négatif de votre manuscrit, merci de ne pas envoyer de mail pour insulter ou incendier l’éditeur. Je suis navrée, mais parfois on lit des choses qui blessent vraiment les yeux. Oui, c’est salop à dire, mais c’est vrai ! Y a des nouvelles et des romans à jeter (au moins dans leur version présenter).

     

     

    Jeunes ou primo-auteurs, je ne doute pas que vous écriviez vos récits avec amour et avec une vraie envie de faire partager les aventures de votre personnage principal et faire découvrir votre univers. Hélas, cela ne suffit pas ! Il faut aussi du boulot ! Ce n’est pas parce que votre manuscrit est fini d’écrire qu’il est bon pour la publication.

    Dans mon cas personnel, les Yggardiens est déjà à sa seconde version et j’attends encore une partie des retours des bêta-lecteurs… Ce qui fera probablement une troisième version. Le premier manuscrit a été bouclé il y a plus de deux ans ! Et je le trouvais super ! Mais après un moment de repos et une relecture, j’ai eu mal… très mal…

    Il faut du temps pour écrire une bonne histoire.

     

    Si les maisons d’édition refusent systématiquement votre manuscrit, remettez-le en cause. Ne vous jetez pas dans l’auto-édition pour calmer votre frustration ! Car si jamais votre manuscrit est vraiment mauvais, vous allez vous faire royalement incendier !

    Il y a toujours un moyen de trouver de l’aide quelque part.

     

    Bon courage à tous


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique