• Picatrix, l'échelle pour l'enfer

    "Picatrix, l'échelle pour l'enfer" est un roman de Valerio Evangelisti.

     

    Synopsis :

    1361. A Saragosse, quiconque entre en possession du Picatrix, un ouvrage de magie occulte, est assassiné par de monstrueuses créatures à tête de chien. Pour résoudre ce mystère, l'inquisiteur Nicolas Eymerich va devoir pénétrer sur les terres de ses ennemis musulmans, dans le royaume arabe de Grenade. Sur sa route, il croisera les grands penseurs et mystiques orientaux, d'Ibn Khaldûn à Al-Khatib, et affrontera l'horreur avant de découvrir l'explication de ces meurtres terrifiants. Au Libéria, des siècles plus tard, des mercenaires de l'Euroforce, alliés aux chemises noires de la RACHE, provoquent l'exode massif et apocalyptique des enfants de sable de la tribu des Temne vers le mystérieux empire du Bouganda. Aux Canaries où il s'est exilé, le professeur Marcus Frullifer, entraîné par une séduisante journaliste scientifique, assiste à un bien étrange phénomène : une fois par an, au moment de la Fête du diable, les malades de la clinique psychiatrique locale se mettent à aboyer. Trois intrigues qui vont se lier inextricablement pour former un puzzle diabolique...

    De l'Espagne du XIVe siècle au futur proche d'une Afrique parallèle, Valerio Evangelisti nous promène une fois encore le long de l'échelle du temps, dans un roman vertigineux où se fondent aventures historiques, réflexions sur l'état du monde, réinterprétations imaginaires et audaces narratives.

    Picatrix, l'échelle pour l'enfer

    Avis :

    Un ouvrage qui m’a déçu.

     

    Ce livre, proposé en Masse Critique, m’a fait beaucoup de pied et j’étais très heureuse de le recevoir.

     

    Le livre se compose de deux récits. Deux avec le personnage principal Nicolas Eymerich qui semble relativement simultané ; un dans une Afrique parallèle et un dans les Canaries.

    La seconde partie avec Eymerich semble à part et l’on se demande le lien avec l’autre part de narration. On le découvre à la fin.

     

    Ma très grosse déception vient du manque de lien entre les trois récits principaux. Bien qu’ils tournent tous autour d’un même phénomène, ils n’ont rien en commun. Le premier avec Eymerich n’est pas de lien, ou de conséquence, sur le second, ni sur le troisième, ni aucun entre eux. C’est un peu comme le passage des comètes : elles passent à telle et telle date, selon les époques les gens réagissent d’une certaine manière. Mais c’est tout… Donc on lit toute l’histoire pour savoir ce qui lie les histoires et puis rien. Juste une explication « scientifique » que je qualifierai de fumeuse par produit un effet de deus ex machina que je n’ai pas aimée. Après, cette explication scientifique pour avoir des fondements, mais elle est mal exploitée.

    Les personnages, surtout dans le récit avec Eymerich, vont de déductions en déductions avec une telle facilité que Sherlock ferait bien d’aller se cacher. Les livres ésotériques qui permettent l’avancement ne sont pas obscurs pour les personnages, mais le seront pour le lecteur : certains balancent des choses comme des évidences.

    Ces fins sont d’autant plus décevantes que les trois histoires sont relativement plates, sans grandes surprises, ni rebondissements. Tous sont très linéaires et manquent d’âme. C’est assez surprenant parce que le récit en Afrique montre des choses particulièrement horribles, mais dont on reste assez indifférent au final.

     

    Pourtant, j’avais bien aimé le début de ma lecture. Les personnages n’apparaissaient pas comme lisses. Mais on finit par se lasser d’eux. Eymerich, est un salop fini, mais il n’y a tellement rien pour s’y attacher, même dans la méchanceté (il y a des méchants qu’on aime détester) qu’on fini par juste en avoir marre de lui. Bref, aucun personnage de ce roman ne m’a vraiment emballé.

    Je ne parle pas des personnages féminins qui sont inexistants. Il y a deux nanas dans le récit des Canaries, mais elles sont tellement insipides qu’on s’en passerait bien. Surtout que l’une sert surtout à mettre des émotions fortes à un personnage.

    On va dire qu’il y a un personnage féminin « caché ». Quand je l’ai découvert, j’ai été assez surprise et même très contente. Hélas, du moment où le personnage est signalé comme femme, il devient niais, fade et n’apparait plus que comme « une amoureuse »… Pff…

     

    Le style d’écriture n’est particulièrement mauvais, mais manque de rythme. Les descriptions et les scènes d’actions s’accordent mal. Les scènes de batailles sont fades ; il n’y a pas de tensions dans les moments durs…

     

    L’auteur, bien que ses histoires soient sans surprises, montre de grandes connaissances dans les domaines qu’il exploite.

    Le livre fait partie d’une série. C’est le septième. Mais je n’ai eu aucun souci à « me mettre dedans ». S’il y a des renvois à des histoires antérieurs, on n’est pas gêné. Le livre peut donc très bien se lire de manière autonome.

     

    Un livre qui ne m’aura vraiment pas emballé. J’ai poussé la lecture jusqu’au bout pour voir le lien entre les histoires. Si j’avais su, je me serais arrêtée avant.

     

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