• Origine

    Nouvelle qui pourrait bien être lier à celle de "Greta"...affaire à suivre....

     


    Origine

     

     

                Il y a bien longtemps, dans un lieu proche et lointain à la fois, dans la grande belle ville d’Albe La Longue, vivait le roi Numitor, bon et juste à l’image de son père Procas. Mais ce noble souverain avait un frère, violent, avide et jaloux, Amulius. Malgré le trésor qu’il avait reçu en héritage, il convoitait le trône fraternel.

    Avec ses richesses, le félon n’eut aucun mal à lever une armée et a obtenir ce qu’il voulait. Il chassa son frère de ses terres. Mais même loin sa cité, Numitor représentait un danger pour Amilius. En effet,  ses neveux et nièces, Lausus et Rhéa Silvia, pouvaient à tout instant lui réclamer ce qui leur revenait de droit. Pour qu’une telle chose ne puisse se produire, il fit assassiner le jeune homme et fit de Rhéa une prêtresse de Vesta. Elle était donc condamnée à la virginité sous peine d’être enterrer vivante.

    Pour l’usurpateur, rien en ce monde ne pouvait lui ravir ce qu’il avait pris par la force.

     

                Les années passèrent. La vestale Rhéa officiait au temple aussi bien que sa volonté le pouvait. Jamais elle n’avait pu accepter complètement cet emprisonnement. Son cœur ne criait pas vengeance pour autant. La liberté était la seule chose qu’elle souhaitait. Elle avait supplié son oncle de la délivrer de ses vœux. En échange, elle lui avait promis qu’aucun de ces enfants ne viendrait revendiquer leur place. Mais Amulius n’avait jamais rien voulu savoir.

    Un jour, elle fut envoyée au Tibre pour y puiser de l’eau. Le dieu Mars, maitre des guerriers et du combat, la vit. Immédiatement, Cupidon décocha une flèche sur son propre père. Animé d’une pulsion violente, le dieu prit la vestale par la force sur les rivages du fleuve.

    De retour au temple, elle ne trouva pas le courage de raconter son malheur, de peur d’être mis en terre immédiatement. Mais au fil des mois, son ventre devint rond et ses sœurs vestales prévinrent Amulius. Ce dernier voulut mettre fin au jour de la future mère. Mais quand elle lui avoua que c’était Mars qui l’avait engrossé, il eut peur de la vengeance divine. Le tyran ordonna que Rhéa soit emmurée vivante et qu’à la naissance de l’enfant, celui-ci soit jeté dans le Tibre.

    Mais ce ne fut pas un nouveau-né qui vint au monde entre ces quatre murs, mais deux. Rhéa Silvia avait mis accouché de jumeaux. Comme il avait été dis, les enfants furent placés dans panier d’osier, puis offert au fleuve. Quand à  leur mère, elle reçut le châtiment qui lui était du pour avoir perdu sa virginité.

                Nul ne sait si c’est un hasard ou si Mars est intervenu, la corbeille s’échoua, les jumeaux étaient sain et sauf. Alors que la nuit tombait, une louve qui venait à peine de mettre bas trouva les nourrissons. La bête aurait pu les dévorer et les porter à ses petits, mais elle n’en fit rien. Elle les recueillit. C’est avec son propre lait qu’elle les nourrit.

     

                Pendant quelques années, il en fut ainsi. Les enfants grandirent tels des louveteaux avec toute l’affection qu’une louve puisse donner à des humains. Leur essences divines les donnaient forces et résistances.  

    Un jour que les jeunes tétaient leur mère, un berger Faustulus, guidant son troupeau vers de meilleurs prés, découvrit cette étrange famille. En voyant les enfants, il s’exclamât.

    « Que les Dieux soient cruels pour laisser ainsi deux petits hommes après d’une telle bête. Dès que ses louveteaux seront grands et les enfants gras, elle les donnera à dévorer. Qu’ils soient fils de putain ou d’assassin, nuls jeunes ne méritent d’être ainsi sacrifiés.»

    L’homme chassa la bête à coups de pierre et se saisit des jumeaux. Il les conduit chez lui où sa femme, Acca Larentia, les éleva comme ses propres fils.

    « Mon homme, dit son épouse, ces enfants ne sont pas de simple garçons. Ce sont les descendants du bon roi Numinor. Leur mère n’est autre que la pauvre Rhéa Silvia que l’on condamna à la virginité, à être emmuré puis mis en terre encore en vie. Leur père n’est autre que le dieu Mars, le Grand Guerrier. Une fois qu’ils seront des hommes, ils rétabliront l’ordre dans la cité. Ils seront de grands et forts guerriers à l’image de celui qui les a enfanté.»   

     Elle les nomma Romulus et Remus.

     

                Comment Larentia l’avait dis, les jumeaux, une fois adultes et vigoureux, se présentèrent à l’usurpateur pour obtenir réparation. C’est avec une force animale qu’ils mirent à mort Amulius et ses complices. Remus les égorgea, Romulus les transperça d’une lance. Ce fut un immense bain de sang. Il fallut plusieurs jours de pluies pour faire disparaitre les tapis de liquide rougeoyant.  

    Puis ils remirent leur Numinor sur le trône qui lui appartenait. En récompense, le vieux roi les autorisa à créer une ville. Seuls les augures étaient en mesure de valider leurs choix.

    Ils quittèrent Albe La Longue.

     

                Un jour, Romulus et Remus arrivèrent dans une région propice pour installer une nouvelle cité. Mais les jumeaux n’étaient d’accord sur le lieu exact de la fondation. Romulus s’installa sur le Mont Palatin et consulta les augures. Remus fit de même sur le Mont Aventin. Ce dernier vit six vautours. Son frère en aperçut aussi. Il prétendit en avoir aperçut douze. Cependant, le temps imparti s’était écoulé quand la douzaine de volatiles survolèrent la colline du Palatin. Les deux frères entrèrent en conflit. Sûr de sa victoire, Romulus traça le pomœrium de sa future ville. Il jura, sur la tête de son père Mars, qu’il tuerait quiconque oserait franchir ce sillon sacré.

    Remus, ne craignant nullement d’être abattu par son propre sang, enjamba la limite de la nouvelle cité. Ne pouvait pas renier sa parole, Romulus saisit une lance. Sans la moindre hésitation, mais avec une immense douleur dans le cœur, il transperçât son frère. Il installa le pique avec le corps sur sa colline.

    « Voyez, peuple de l’Italie. J’ai tué mon propre frère pour bâtir cette  nouvelle ville. La puissance de Mars coule dans ses veines. Cela donnera de la puissance à la glorieuse cité qui se dressa ici. Je réserverai le même sort à tout homme qui me défiera. Demain, ma ville, Rome, sera la plus puissante de tout le monde connu ! Les peuples se soumettront par la peur et les armes ! Que Mars, mon père, nous donne sa force ! »

    Romulus laissa le corps de Remus à la vue de tous.    

                Cette nuit là, la louve, la première mère des jumeaux, vint voir son fils ainsi exhibé aux yeux de tous.

    «Ô mon fils ! Que soit maudit le jour où tu m’a été ravie par ce berger. Faustulus, tu m’as accusé de vouloir donner ces enfants aux miens. Tu m’as accusé d’avoir voulu versé le sang de mes fils. Mais nous, les loups, jamais nous ne tuons les notre ! Vois, aujourd’hui ce qu’il est advenu d’eux ! Ils se sont entre dévorés par ta faute, toi, noble sauveur ! Romulus a versé le sang de son propre frère pour la gloire qui est une tare humaine. Si tu ne me les avais pas ôtés,  Remus serait encore vie et Romulus ne s’apprêterait pas à mettre à feu et à sang la région. Je te maudis ! Je te maudis toi et toute ta descendance ! Je te condamne à cette soif de sang dont tu as abreuvé mes fils ! Toi et les tiens seront désormais un loup pour l’homme ! »

    Ainsi hurla la louve aux pieds de Remus.   


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