• Macha : "Scandale au Louvre" T.02

    Voila donc le second épisode des aventures de Macha. Celui-ci demandera d'être repris de A à Z le jour où j'aurai le temps de faire des recherches plus approfondies, car je mets en scène des personnages historiques. Malheureusement, du temps, j'en manque. J'espère tout de même que l'épisode en lui-même soit sympa.

    Le premier tome est présenté ici.

     


    Synopsis Général :

    Paris, sous le règne de Louis XIII.
    Venez suivre les aventures de Macha.

    Après une longue errance, Macha se pose enfin dans la capitale française. Entourée par ses amis Tolbiac, mousquetaire du Roi, et Enguerrand, garde du Cardinal, elle fera face à aux complots contre le pouvoir en place; à la folie de secte religieuse; aux conflits entre Tolbiac et Sagamore,ennemis jurés; et son passé...

     

    Synopsis de l'épisode :

    Enguerrand est au bord de la disgrâce : un meurtre a été commit au Palais du Louvre lors de son tour de garde. Une jeune femme a été retrouvée morte ! Le problème c'était qu'elle était dans le lit du Cardinal Richelieu.
    Tout semble laisser penser qu'il s'agit d'un complot. Mais pourquoi vouloir évincer Richelieu du pourvoir, et à qui cela profite t-il?

    C'est ce que Macha et ses compagnons vont tenter de découvrir.


    Chap. 01

     

     

                Le soleil était déjà haut dans le ciel lorsque Macha s’éveilla.

    Depuis qu’elle s’était installée chez le Toulousain et Margot, elle dormait énormément, comme si elle rattrapait ses dernières années de sommeil difficile. Tout le monde s’était d’ailleurs cotisé pour lui acheter toute sa literie : pièces pour le lit, paille pour le matelas, tous les draps, le coussin…, ainsi qu’une chemise de nuit. On avait également réaménagé les étages.

    Macha et la gamine avaient pris possession du second étage, alors que les trois hommes se partageaient le premier.

    Le Toulousain trouvait cela bien que sa petite protégée puisse enfin avoir de vraies affinités avec une femme. En effet, l’enfant était dans l’année de ses treize ans, et deviendrait bientôt une adulte. Il se voyait mal lui expliquer certaines choses de la vie. D’un autre côté, il craignait que la fillette ne prenne trop exemple sur Macha, qui, il faut bien le dire, n’était pas non plus un modèle d’élégance et de délicatesse. On sentait déjà quelques changements, surtout dans le domaine verbal.

                Doucement, la belle brune à la paille dormante ouvrit les yeux. Elle émit quelques gémissements à cause de la lumière qui l’éblouissait. Elle se releva lentement, et s’assit sur le bord du lit. Elle retira un bout de paille qui s’était pris dans ses longs cheveux noir corbeau. Une fois qu’elle eut bien repris ses esprits, elle fit quelques étirements pour ne pas avoir l’impression d’être rouillée toute la journée.

    Puis elle se vêtit. Elle portait presque toujours le même costume, dont elle changeait les éléments quand ils étaient usés : une chemise blanche, son corset, un pantalon, ses bottes, et sa large ceinture de tissus. Elle se coiffa en dernier. Elle noua son long bandeau vert-jaunâtre en repoussant ses cheveux en arrière, puis elle enroula les pans tombants autour de son cou.

     

                Macha descendit à la mezzanine. Le Toulousain et Margot jouaient les corvées de la journée aux cartes.

    « _Hé tu triches !!! » s’écria la fillette, voyant que son jeu était mauvais.

    « _Non, c’est toi qui es mauvaise perdante ! » lui répondit l’apothicaire.

    La jeune femme sourit, elle aussi n’aimait pas perdre.

    « _Accepte toujours ta défaite quand tu sais que tu ne peux l’éviter, c’est tout à ton honneur. »

                L’enfant se retourna, un grand sourire aux lèvres, comme toujours. Ils se saluèrent tous avec enthousiasme.

    « _Vous dormez toujours autant. »

    « _Oui. Cela me fait beaucoup de bien. J’ai la sensation de récupérer les nuits de ces dix dernières années. »

    « _Pourquoi ? Tu faisais quoi ? » l’interrogea Margot.

    « _… Des choses… »

    « _Quoi  ‘des choses’ ! C’est pas une réponse ! »

    « _Margot ! Tu vois bien que tu l’embêtes. » lui fit remarquer le Toulousain.

    L’enfant grimaça. Mais l’apothicaire en partie raison.

    Macha ne parlait jamais de son passé. Il en avait donc conclu qu’il devait être douloureux. Elle ne parlerait que le jour où elle se sentirait mieux.

    « _Bon, ce n’est pas tout, mais nous devons rejoindre Enguerrand et Tolbiac à l’auberge en bas de la rue. » déclara l’apothicaire.

    « -Hé ! Et la partie de cartes ? » s’offusqua l’enfant.

    « _J’ai gagné toutes les parties. Les corvées te reviennent. »

                Margot poussa un soupire d’exaspération en plaquant ses cartes sur la table.

    Comme à chaque fois que Macha quittait la boutique, elle mettait son pardessus, neuf puisque Tolbiac lui en avait racheté un et ses armes.

     

                A la taverne, ils s’installèrent, puis attendirent leurs amis.

    L’établissement était bruyant à souhait. Il regorgeait d’ivrognes, de filles faciles, de jeux d’argent et de tout d’un tas d’autres choses.

    C’est le mousquetaire du Roi qui arriva le premier.

    « _Bien le bonjour à vous tous ! Je meurs de faim ! »

    « _Il faudra faire patienter encore un peu ton estomac. Enguerrand devrait arriver d’ici peu de temps. Je suis d’ailleurs surprise que tu sois là avant lui. » souffla Macha, qui savait à quel point le garde du cardinal pensait avec son estomac.

                Mais le temps passa, et pas d’Enguerrand en vue.

    Les quatre amis mangèrent donc sans l’attendre. Peut-être avait-il été retenu pour une garde exceptionnelle ?

     

                La journée passa.

    Tolbiac fut encore le premier à rentrer à la boutique. Ils commencèrent à se faire un peu de soucis. Le mousquetaire apaisa les esprits. Il avait appris qu’il y avait eu beaucoup d’agitation dans la garde privée du Cardinal, mais il ignorait quoi. Mais il savait que leur capitaine, Monsieur de Montalet, avait passé sa journée au Louvre. Il devait s’y passer quelques choses d’assez importantes pour qu’il y soit resté tout le jour durant.

                Ce n’est que tard dans la soirée qu’Enguerrand pointa enfin le bout de son nez.

    La jeune Margot était déjà couchée et heureusement, car les nouvelles qu’il apportait étaient sordides, voire macabres. Les trois adultes jouaient aux cartes dans la mezzanine, autour d‘une bougie déjà bien consumée.

    Ce dernier paraissait épuisé.

    « _Et bien où étais-tu passé ? Nous t’avons attendu toute la journée ? » lui demanda Tolbiac. 

    Le regard fatigué du garde laissa apparaître un immense désarroi. Il vint s’écrouler comme une masse sur un tabouret à côté de son compagnon d’armes. Jamais il ne l’avait vu comme ça.

    « _Qu’est-ce qu’il y a ? »

    « _Je suis temporairement relevé de mes fonctions… » répondit-il sans conviction, en attrapant la cruche de vin, et en buvant directement.

    « _Quoi ? » s’exclamèrent-ils tous ensemble.

    « _Il y a eu un meurtre au Louvre… »

    « _Un meurtre ? » s’étonna le Toulousain.

    « _Comment est-ce possible ? Nous n’avons pas été mis au courant, nous les mousquetaires ! »

    « _Je pense que vous en serez informés dès demain. Si on vous a tenu à l’écart, c’est probablement que cela ne vous concerne pas directement. »

    « _Impossible ! Tout délit à l’intérieur du palais nous concerne, car il met en danger la sécurité du Roi ! »

    « _Certes. Mais il se trouve que c’est un cas bien particulier. Promettez-moi de ne pas ébruiter la chose, sinon ma disgrâce ne sera que plus importante… »

    « _Mais tu vas nous dire ce qui c’est passer ! » s’exclama la jeune femme. Depuis leur première rencontre, Macha s’était mise à le tutoyer.

    « _On a retrouvé une jeune femme, morte, égorgée… les jambes souillées… »

    « _C’est horrible… » soupira le Toulousain.

    « _Mais le pire, c’est là où nous l’avons trouvé… » il soupira un grand coup, puis reprit une goulée de vin « C’est moi qui est découvert son corps ce matin… »

    « _Tu étais de garde cette nuit… »

    Tolbiac eut alors un déclic. Il aussi parut stupéfait. Macha et le Toulousain ne comprenaient pas. Enguerrand combla rapidement leurs interrogations.

    « _La jeune femme était dans le lit du Cardinal de Richelieu… »

     


     

    L'intégralité de cette histoire est sur Plume Imag'in Air.

    « PhilibertLe Crépuscule »

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