• Macha : "Le Diadème d'argent", T.01

    J'avais brièvement parlé de ce projet de "série" de cape et d'épée dans un post (assez lointain). Je prends le temps de reparler un peu plus de ce projet car j'ai commencé à mettre en ligne le troisième épisode sur mon forum Plume Imag'In Air.

     

    Mais commençons par le début. Je pense l'avoir dis dans le post cité ci-dessus, je suis fan de cape et d'épée depuis ma plus jeune enfance. Entre Zorro et les Trois Mousquetaires, autant dire que j'ai toujours été bien loti. Maintenant que je suis grande (et oui!) et que j'écris, je me suis dis que moi aussi je voulais mon roman de cape et d'épée ! A noter que les romans de cape et d'épée ne sont pas nombreux !

    De fil et épée, j'ai réussis à mettre en place des idées (que je juge bonne et sympa, mais cela ne sera peut-être pas votre cas) et j'ai finis par monter cette série "Macha". 

     

    Bon alors passons au chose sérieuse. Je vais vous présenter le premier chapitre du premier épisode : Le diadème d'argent. Comme touts mes écrits, cet épisode mériterait une (grosse) relecture et une reécriture de certains passages, mais je suis tellement motivée que cela attendra (je déteste me relire ! je trouve toujours mes écrits nuls!)

     


    Synopsis Général :

    Paris, sous le règne de Louis XIII.
    Venez suivre les aventures de Macha.

    Après une longue errance, Macha se pose enfin dans la capitale française. Entourée par ses amis Tolbiac, mousquetaire du Roi, et Enguerrand, garde du Cardinal, elle fera face à aux complots contre le pouvoir en place; à la folie de secte religieuse; aux conflits entre Tolbiac et Sagamore,ennemis jurés; et son passé...

    Synopsis de l'épisode I : "Le Diadème d'Argent.

    Paris.

    Macha arrive dans la ville pour tenter d'intercepter un convoi qui transporte quelque chose qu'elle veut récupérer. Pourchassée par des sbires d'hommes puissants qui la voient comme un obstacle, elle va devoir demander l'aide d'anciennes connaissances, dont certaines qu'elle ne porte pas dans son cœur.

    Elle se rendra vite compte qu'elle s'est enfilée jusqu'au cou dans des complots qui visent à évincer le Cardinal de Richelieu du pouvoir, et à renverser le Roi de France...

     

     


    Chap. 01

    1624,

    Le jour se lève sur la capitale du royaume de France, Paris. Les fins rayons du soleil venaient caresser les innombrables maisons en pan de bois, et les tours de Notre-Dame projetaient leurs ombres sur les habitations les plus proches.

                Sur une hauteur, à l’extérieur de la cité, une silhouette se dessinait. Elle regardait le matin sortir les habitants de leurs torpeurs, bien que la ville ne soit jamais au repos complet.

    Cette ombre était enveloppée dans une longue cape sombre assez originale, du moins dans ce royaume. Ce vêtement ne s’attachait pas avec une boucle, ou un bouton, mais avec deux grands pans qui avaient été jetés par-dessus les épaules. Le bas du vêtement était sale et très usagé. Une très ample capuche cachait le visage de son porteur. Pas une seule partie de son corps n’était visible, à l’exception de ses bottes noires qui devaient lui arrivées en dessous des genoux.

                Le voyageur se remit en marche. Mais à peine avait-il fait un pas qu’il titubât. Il se rattrapa de justesse. Il passa sa main gauche, recouverte par le bout de son long bracelet de cuir, en forme de triangle, sur sa hanche. Lorsqu’elle la ressortit de sous sa cape, elle était couverte de sang. Le mystérieux personnage poussa alors un juron qui aux yeux des croyants de ce pays aurait été blasphématoire. Mais ce dernier n’appartenait pas à cette religion. D’ailleurs, il n’en avait pas : c’était un athée.

    Malgré sa douleur, il continua son chemin, boitant légèrement, jusqu’à la capitale sans demander d’aide aux passants qu’il croisait. 

     

                Une fois à l’intérieur de la cité royale, le voyageur se sentit quelque peu perdu. Il n’était jamais venu en ce lieu auparavant, encore moins parcouru les dédales de rues d’une aussi grande ville. Il avançait, la capuche bien enfoncée sur sa tête, pour n’être remarquée de personne. Il était sûr que les mercenaires qu’il avait rencontrés sur la route de Paris, et qui l’avait lâchement blessé à l’arme à feu devaient également se trouver ici.

    Mais outre le fait de se retrouver nez à nez avec ses agresseurs, ce qui le préoccupait le plus, c’était de trouver le Palais du Louvre, et une fois là-bas de mettre la main sur l’homme qu’il cherchait. Dans son état actuel, il lui était tout simplement impossible de pouvoir y pénétrer par la grande porte, quant à obtenir une audience avec la personne concernée, encore moins.

                Les rues de Paris étaient atrocement sales, et puantes. De nombreuses déjections fécales, humaines ou animales, jonchaient le sol, mélangées aux eaux sales et à toutes sortes d’autres déchets. De plus, les hautes demeures en pan de bois rendaient les allées sombres et étroites. Mais probablement était-il dans les quartiers les plus mal famés de la cité. Après une longue marche, il arriva dans un endroit bien différent. L’air y était moins nauséabond, et les ruelles étaient plus larges et mieux éclairées. Il se rendit vite compte qu’il se trouvait dans une partie marchande de la ville.

    Des nombreuses étales, proposant fruits, légumes, viandes, tissus et bien d’autres choses s’enchaînaient devant lui. Sa curiosité le poussa à dévorer des yeux tous les produits qu’il voyait. Il avait, certes, déjà séjourné dans le royaume de France il y a dix ans de cela, il était toujours émerveillé de voir des choses qu’on ne trouvait point dans son pays.

                Comme, il ne savait pas où ce trouvait le lieu qu’il cherchait, il eut alors une idée en apercevant le haut des tours de Notre-Dame. Il était sûr qu’il verrait toute la ville depuis les toits de la cathédrale. C’est un peu à l’aveuglette qu’il se dirigea vers l’île de la Cité.

    Il arriva alors sur un des ponts habités qui enjambaient la Seine. C’est à ce moment-là que les choses se compliquèrent. Il se sentit alors comme oppressé, et eut le réflexe de se retourner.

    Un groupe d’homme l’air antipathique le suivait. Le voyageur reconnu immédiatement la bande de mercenaires qui l’avait agressé la veille au soir. Il se mit alors à détaler comme un lapin, slalomant entre les passants.

    Sa blessure à la hanche le faisait atrocement souffrir, mais il ne pouvait pas faire autrement. Les mercenaires se jetèrent à sa poursuite.

                Il finit par arriver dans de petites ruelles, presque vide et insalubre. C’est alors que le voyageur trébuchât sur un pavé déboîté. Il poussa de nouveau un juron.

    « _Le voila ! Attrapez-le !!! » hurla le chef des mercenaires qui déboucha d’une petite ruelle adjacente.

    Les hommes sortirent tous leurs rapières et se ruèrent vers le blessé. Lorsque le premier fut à sa portée, le voyageur sortit son épée de sous sa cape. D’un seul coup au ventre, il se débarrassa de son agresseur. Il se releva immédiatement et se mit en garde. Ses poursuivants ralentirent alors leur allure. Leurs armes avaient des lames bien moins épaisses que celle de l’étranger.

    Cette arme était d’ailleurs très originale : elle s‘apparentait à une jian*, mais avec une lame plus large et plus épaisse. Son pommeau était en forme de serpent enroulé sur lui-même dont la tête et la queue  formaient la garde. Au bout de la poignée, que l’on pouvait prendre à deux mains, pendaient des lambeaux de tissus où étaient brodées des inscriptions dont la signification échappait aux agresseurs du voyageur.

                La situation n’était pas brillante. L’inconnu, blessé, se voyait mal venir à bout de tous ses assaillants. Il fut obligé d’engager le combat lorsque les hommes fondirent sur lui. Le voyageur se battit du mieux qu’il put, mais il finit par être coincé par un mur, complètement encerclé.

    Il pensait que sa situation était perdue lorsque quelque chose leur tomba dessus. Le blessé fut surpris de voir que ce qui venait de lui sauver la vie était une jeune fille, aux cheveux blond-roux légèrement ondulés, d’une douzaine d’années. D’un  bond, elle se releva et prit l’étranger par la main.

    « _Vite il ne faut pas rester là ! »

    Ils s’enfuirent tous les deux à toute vitesse dans les rues de Paris.

     

                Plusieurs pâtés de maisons plus loin, l’étranger força la jeune fille à s’arrêter. Il était à bout de souffle, et sa blessure le faisait atrocement souffrir.

    Il s’appuya contre un mur.

    « _Vous allez bien ? » demanda l’enfant.

    « _Oui !… Ça va… »

    La jeune fille fût alors surprise par la voix de son interlocuteur. Elle remarqua alors que la personne qu’elle venait de sauver se tenait la poitrine et qu’une tache sombre s’était dessinée sur sa cape.

    « _Vous êtes blessé ? »

    « _Ce n’est qu’une égratignure. »

    Elle se pencha en avant pour voir le visage qui se dissimulait sous la capuche.

    « _Mais…vous êtes… »

    « _Merci ma jeune amie, mais nos chemins se séparent ici. »

    Le voyageur se redressa et voulut passer son chemin comme si de rien n’était. Mais sa blessure le fit tituber de nouveau et sans la jeune fille il serait tombé.

    « _Vous ne pouvez pas parcourir Paris dans cet état, surtout avec des mercenaires au cul. »

    « _Ton vocabulaire jeune fille ! »

    Elle fit une grimace.

    « _Venez, mon père est apothicaire. Il pourra vous soigner. »

                Forcé, à contrecœur, de reconnaître qu’il ne pouvait pas continuer son chemin, dans cet état, il accepta la proposition de la jeune demoiselle.

     

                La blondinette conduisit le voyageur dans un quartier beaucoup plus agréable de Paris, sans qu’il soit celui des bourgeois. Il semblait avoir été rénové.

    Ils arrivèrent devant une boutique d’apothicaire. La jeune fille y pénétra en défoncent la porte à coup de pied.  Aussitôt une voix s’éleva.

    « _Margot !!! Combien de fois t’ai-je dit ne de ne pas enfoncer cette porte ! » s’écria un homme d’une quarantaine d’années avec un fort accent du sud. Il avait des cheveux châtain clair grisonnant. Une petite paire de lunettes reposait sur son nez, et une de ses oreilles était percée. Il portait une simple chemise ivoire, avec une sorte de très long pardessus sans manche qui descendait jusqu’à ses pieds. 

    « _Hé c’est bon ! Mon amie est blessée, peux-tu la soigner ? Je crois que c’est grave ! »

    Le voyageur regarda alors Margot. Elle avait deviné qu’elle n’était pas un homme, mais une femme. Il faut dire que sa voix ne permettait pas d’en douter. Elle releva la capuche qui cachait toujours son visage.

                C’était celui d’une très belle jeune femme d‘une trentaine d‘années. Elle avait de longs cheveux noir corbeau, poussé en arrière par un très long morceau de tissus vert jaunâtre délavé, dont quelques mèches rebelles dépassaient de dessous. Tout cela s’accordait parfaitement avec de brillants yeux vert émeraude. Seule « ombre » à ce visage de rêve, une très longue cicatrice rosâtre parcourait, comme une vague, sa joue droite très pâle.

    « _Vous êtes blessé mademoiselle ? »

    « _Oui, mais ce n’est rien de bien grave… »

                Elle vacilla et c’est son hôte qui le retint in extremis.

    « _Plus grave que vous le dites apparemment. Margot, prends le baume dans la remise, et rejoins-nous en haut. »

    La jeune fille s’exécuta sans dire un mot de plus, pendant que l’homme aidait la blessée à passer à l’étage, histoire d’être plus au calme. Ils montèrent ensemble dans une mezzanine, visible depuis l’entrée, mais séparée de la boutique par un immense rideau.

                Lorsque l’homme qui la soutenait écarta la tissue pour pénétrer dans la pièce, la jeune femme poussa un cri.

    « _Tolbiac !!! »

                Il y avait un second homme, assis sur une chaise, en train de nettoyer sa rapière. En entendant son nom, celui-ci leva la tête.

    Il avait une trentaine d’années, de très longs cheveux marron, légèrement plus foncés que ses yeux. Il portait une moustache et une petite barbiche. Au contraire de l’homme qui l’avait accueilli, ses vêtements semblaient de très bonne manufacture et assez neuf. Sa grande veste de belle qualité était posée sur le dossier de la chaise, ainsi que son baudrier. Sa chemise était d’un très beau blanc neuf, ses bottes parfaitement cirées, et pas une tache, une égratignure, abîmaient son pantalon.   

    « _Frédérick?!!! Qu’est-ce que tu fais là ? » s’étonna-t-il. Il remarqua alors la tache de sang sur ses vêtements que sa cape découvrait.  

                Le regard de la jeune femme s’assombrit immédiatement. Apparemment, elle ne semblait pas heureuse de revoir cet homme. C’est geste plutôt violent, elle repoussa celui qui l’avait accueilli, puis commença à redescendre les escaliers.

    « _Frédérick, attends !!! »

    D’un bond, le dénommé Tolbiac la rattrapa dans l’escalier par le bras.

    « _Attends ! »

    Elle se défit de son emprise dans un geste violent.

    « _Ne me touche pas ! » vociféra-t-elle.

    « _Tu es blessée, reste ici, je m’en vais !!! »

    « _C’est ça, va donc te faire voir ! Mais moi je me  tire ! Pas question de rester là où tu as mis les pieds ! » hurla-t-elle.

    « _Arrete un peu, tu es toute blanche… »

                La jeune femme aurait voulu lui répondre quelque chose, mais elle commença à voir des étoiles, et avant qu’elle ait pu faire quoi que ce soit, elle s’évanouit dans les bras de Tolbiac.

     

    *Jian : épée chinoise.

                           


    Donc voila ce premier chapitre. Je pense qu'il nécessite des ajouts, surtout de description et peut-être sur les combats. Je pense aussi que je vais changer l'entrée de Margot (la gamine) car cela fait absolument pas crédible !)

     

    Merci de me laisser des commentaires ! Cela m'est précieux pour progresser !

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