• Le retour de Dorian Gray T.01

    "Le retour de Dorian Gray : le sacre d'Invisible Ier" est le premier tome d'un dyptique de Stéphane Betbeder pour le scénario, Vukic pour le dessin et Ménard pour les couleur.

     

    Synopsis :

    Accompagnés de trois de ses hommes, un inspecteur de Londres se rend dans une bijouterie afin de faire réparer la tiare de la Reine Victoria. Alors qu'il discute du problème avec le bijoutier, la tiare disparaît mystérieusement. L'inspecteur ferme alors le quartier et fait venir tous les policiers disponibles afin de fouiller tous les passants. Un médecin tente alors de passer le barrage sous prétexte d'une urgence. Mais lorsque le policier souhaite d'abord le fouiller et en particulier sa sacoche, l'homme devient violent et se débat. Pendant la rixe, le médecin laisse tomber la tiare de sa trousse médicale. Toute la police londonienne se met alors à sa poursuite, mais lorsque le suspect enlève ses vêtements, il devient totalement invisible ! En s'enfuyant, il annonce qu'il prendra prochainement la place de la reine et deviendra le Roi Invisible 1er ! Le soir même, Dorian Gray, un vieil homme ravagé par le temps, cherche un endroit où passer la nuit dans les quartiers pauvres de Londres. Il finit par trouver refuge dans une vieille bâtisse où les gens dorment les uns sur les autres. Durant son sommeil, deux gamins des rues tentent de lui dérober le seul bien précieux qu'il lui reste : une toile représentant son portrait lorsqu'il était jeune. Dorian se réveille et stoppe un des enfants. Malheureusement pour lui, l'autre réussit à s'enfuir avec la toile. Dorian menace l'enfant pour qu'il lui révèle où est parti son ami. Une fois qu'il a réussi à le faire parler, il l'égorge sous les yeux de tous, réveillés par le bruit...

     

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    Critique :

    Encore une BD de la collection 1800 ! Il faut dire que cette collection propose des cross-over de plus ou moins bonnes qualités. Pour cette nouvelle série, j’avoue avoie une opinion un peu mitigé.

     

    L’histoire met donc en scène le plus célèbre des dandies, Dorian Gray. Ce dernier n’est pas mort, mais porte les marques de ses crimes dans toute sa personne. Le portrait lui ayant repris sa jeunesse. Devenu un clochard sans cœur et violent, il reprend presque pied quand une jeune suffragette le sauve d’un lynchage public. Prenant conscience qu’il pourrait plaire à la demoiselle en nourrissant le portrait avec du sang, il part en quête d’une personne ayant aussi l’âme aussi noire que lui.

    Dans le même temps, l’Homme Invisible tente de soulever les masses dans le but de devenir roi de Grande-Bretagne, Invisible Ier. Sauf que ce dernier a un léger petit problème, il commence à réapparaitre.

     

    J’ai bien aimé cette sortie du XIXe siècle (1902) pour arriver à une période moins mise en avant, probablement obscurci par l’écrasante mythologie de l’ère victorienne. Cela a permis la mise en place d’un contexte social différent et à la fois proche de ce que les gens connaissent.

     

    Ce qui m’a marqué sur ce tome, c’est la violence qui y règne. J’ai été assez surprise de cela. Mais passé cela, on remarque bien comment l’époque était propice à ce genre de manifestation : pauvreté, combat des femmes pour leur droit… Et ce suite à la mort de la Reine Victoria. D’ailleurs, Invisible tentera de se faire couronner, mais il est trahi par son ombre.

    Les personnages sont assez bien travaillés et j’avoue une petite tendresse pour notre petite suffragette. La relation avec son père est intéressante, car on met peu en scène de telles relations. On fait souvent mère-fille ou fils-père et assez peu fille-père. Et dans la majorité des cas, il y a un gouffre entre le père et la fille. Là, on sent un père pas forcément en accord avec sa petite, mais pas sourd à ses aspirations.

    Le point qu’il m’a le plus déçu, c’est Dorian Gray. Je trouve qu’il passe un peu vite d’un vieux schnock haineux de la société à une sorte d’amoureux transi voulant séduire sa petite protectrice. Une sorte de « Belle et la Bête » un peu mal foutue.

     

    Le coup de crayon est bien. J’avais découvert l’illustrateur dans une autre collection 1800, Grands Anciens . Mais ici, j’aurai peut-être tendance à dire que dessin est un peu bâclé. Il y a aussi pas mal de ressemblance entre le père de la suffragette et le capitaine Achab et Dorian et Adam (la créature).

     

    Voilà donc pour cette BD. Je suis tout de même curieuse de voir la suite de cette histoire. Mais j’avoue avec peur de me retrouver dans un classicisme à cheval entre « La Belle et la Bête » et la romance contrariée.

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