• Le mystère de la baleine blanche

    "Le mystère de la baleine blanche : Aux origines de Moby Dick" est compilation de textes présenté par Dominique Le Brun.

     

    Présentation :

    Géant paisible capable de se muer en démon justicier, Moby Dick nous hante depuis sa création, en 1851, par l'écrivain Herman Merville. Longtemps incarnation du mal caché en nous-même, le cachalot blanc est maintenant l'image d'une Nature que se retourner avec violence contre celui qui la blesse. Il est d'autant plus fascinant de découvrir qu'il avait un modèle, ou plutôt des modèles, auxquels Merville emprunta beaucoup.
    Voici, aux sources du mythe, les témoignages vécus des hommes qui ont rencontré le véritable Moby Dick, et en sont revenus vivants.

     

    Avis :

    Un ouvrage compilant des textes à l’origine du Moby Dick d’Herman Melville.

     

    Le célèbre romancier s’est inspiré de plusieurs sources pour créer son chef-d’œuvre. L’une de ces sources, les plus connus (un film très fantasmé de Ron Howard va sortir sur le sujet), concerne le naufrage de l’Essex.

    La chasse à la baleine, bien qu’elle paraisse ignoble à nos yeux actuels, était une industrie florissante qui faisait vivre des milliers de personnes, mais qui était d’une dangerosité extrême ! Un navire comme l’Essex partait pour trois ans ! de voyage.

    Mais ce n’est pas tellement le propos de l’ouvrage.

     

    L’auteur nous propose de découvrir des récits qui ont été source d’inspiration pour Moby Dick.

    Les deux premiers sont des témoignages des survivants de l’Essex.

    Celui d’Owen Chase est poignant. Il décrit, après le drame, le récit du naufrage : un énorme cachalot mâle percute (volontairement) le navire qui finit par sombrer. Puis vient le récit de la survie dans les petites baleinières, pas conçues pour la haute mer. Et là, il va falloir s’accrocher ! Ce sont ces témoignages qui montrent que ces mers, ces océans, qui font rêver sont des cauchemars !

    Bref, j’avoue que j’apprécie énormément ce type de récit qui montre une réalité horrible et la volonté de vivre de certains hommes. Des sacrifices que certains peuvent faire pour que les autres restent en vie.

    Le second, celui de Thomas Nickerson, j’ai beaucoup moins été emballé. Le texte n’est pas dans son intégralité. Il ne s’agit que du début du récit qui narre la période du départ de l’Essex et la condition de mousse. Il est coupé au moment du départ du navire, car il rejoint le témoignage précédent.

    S’il y a des choses intéressantes dans ces quelques premières pages, je n’y ai pas trouvé mon compte. J’espérais un autre point de vue sur le naufrage.

    Les deux textes, outre le récit du naufrage, permettent aussi de comprendre les mentalités de l’époque, surtout celles des marins vis-à-vis des cachalots et baleines.

     

    Le troisième texte évoque Mocha Dick, un énorme cachalot blanc qui semait la terreur au large du Pérou (ou du Chili, j’ai un doute là). C’est le récit de chasse d’un harponneur. Un texte très intéressant, mais surement bien romancé. Ceci dit, j’ai trouvé qu’il permettait de bien appréhender ce moment de la chasse où les marins sont sur les baleinières et où les animaux peuvent se montrer très agressifs.

     

    Enfin, le dernier texte est le dernier chapitre de Moby Dick. On y retrouve beaucoup de choses évoquées dans les récits précédents.

     

    Le livre propose aussi de bonnes annexes dont de très bons lexiques. Ceci dit la première annexe est un texte d’un officier de marine sur la pratique de la chasse à la baleine à destination d’un public de connaisseur du monde maritime. Parce que, soyons honnêtes, je ne l’ai pas lu en entier : c’est imbuvable ! Trop de terme technique ! Normal ceci dit, car c’est issu d’un ouvrage technique.

     

    Un livre que j’ai trouvé très intéressant pour comprendre l’origine de Moby Dick (que je lirai un jour), mais aussi sur la manière dont les baleines et cachalots étaient perçus à l’époque. De plus, l’auteur présente chaque texte, ce qui aide beaucoup à la compréhension de certains points.

    Mais pour ma part, c’est le récit d’Owen Chase qui m’a le plus plu.

     

     
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