• Le Cycle du Graal, I, livre 2 : Les chevaliers de la Table Ronde

    "Le cycle du Graal" de Jean Markale, se compose de deux volumes de quatre livres chacuns. Le second livre s'intitule "Lrd chevaliers de la Table Ronde.

     

    Synopsis du second livre:

    C'est à Carduel, pays des Bretons du Nord, que prend naissance la Table Ronde, table mythique, reflet de celle du Graal, réservée aux seuls initiés. Pour y prendre place, il faut avoir une vie exemplaire et glorieuse. Accomplir des exploits ! Imaginée par Merlin, établie par le roi Uther Pendragon, elle est désormais confiée au roi Arthur. Saura-t-il pour autant choisir ses compagnons ? Chacun doit être garant du mérite de l'autre. Ainsi le veut la tradition qui les fait libres, égaux, et prêts à guerroyer pour le service de Dieu. Une belle cause pour de preux chevaliers !
    Le meilleur d'entre eux n'est pourtant pas encore né, et un siège reste vide. Le Siège Périlleux, qui ne pourra être occupé que par un héros au cœur pur. Tous viennent puiser leurs prouesses dans les beaux yeux de la reine Guenièvre, qui va en perdre plus d'un, menaçant ainsi l'équilibre du royaume.

     

     

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    Critique :

    Et voilà enfin les aventures des chevaliers de la Table Ronde (et pas du buffet à vaisselle).

    Le roman prend bien à la suite du précédent. Arthur, tout jeune roi grâce à Excalibur va devoir repousser les vilains Saxons, convaincre les barons qu’il est bien le roi malgré ses origines en apparences nobles. Puis s’en suivent diverses aventures de chevaliers. Pas les plus connus (Lancelot, Perceval…) puisque ces derniers ont eu le droit à leurs propres livres (d’ailleurs le prochain concerne Lancelot du Lac).

     

    Que dire que dire ?

    Plus le lit, plus je me dis que Merlin est vraiment un vicelard, au sens propre comme au sens figuré. Et c’est super mal placé de sa part de dire que les femmes sont fourbes vu les coups qu’il monte ! Sinon, on en apprend plus sur sa relation avec Viviane, la Dame du Lac. Et là, on peut vraiment dire que c’est un con ! La demoiselle n’est pas blanche de reproche (elle veut quand même Merlin pour elle toute seule, comportement vachement égoïste), mais Merlin est tellement amoureux qu’il est prêt à tout ! Prisonnier dans sa tour d’air, il arrive à dire au Gauvain que « pour sortir d’une prison, il faut le vouloir »… Entre la survie du royaume d’Arthur et Viviane, il a vite fait son choix.

     

    Pour les aventures des divers chevaliers, je dois bien dire que je me suis parfois fait un peu chier, car les aventures se ressemblent assez les unes les autres. Déjà, ces preux messiers font toujours tout pour un baiser ou les beaux yeux d’une demoiselle, et ensuite pour la renommer du roi… Et parfois, c’est lourd ! Surtout quand on se tape 3 pages de : « si tu parviens à faire cela, tu ne pourrais pas faire ceci »...

    Il se dégage parfois une certaine misogynie : l’auteur précise que dès 1200 des poèmes mettent en avant l’inconstance des femmes et leur nymphomanie maladive. Mais c’est assez « drôle » de lire ça quand on voit que Gauvain s’est tapé deux pucelles en deux aventures et qu’il part vers une troisième pour un baiser… Et de voir Arthur dire « j’ai couché avec beaucoup de jeunes filles […] ». Mais non, les hommes ne sont pas nymphomanes… D’ailleurs j’ai été assez surprise de voir que les hommes peuvent ainsi coucher assez librement avec des femmes hors mariage… Je trouve en fait étrange que les moines, qui ont beaucoup retranscrit ces textes, n’aient pas fait de remarque que ces hommes privaient les femmes de leur pucelage, les privant donc d’un mariage digne et les transformant ainsi en catin… C’est un peu : je couche avec une pucelle, je m’en vais et elle se démerde… Merci !

    Après, je ne vais pas m’embarquer sur des discours sur la place de la femme dans les cycles d’Arthur, car ce serait trop long.  

    Il y aussi un épisode avec Tristan et Yseult (probablement la pire histoire d’amour de tous les temps). D’ailleurs, Merlin aide la reine Yseult à éviter le parjure d’une manière superbement fourbe ! Putain, si cela n’avait jamais été écrit, c’est moi qui l’aurais fait (oui, promis je vais me faire dégonflé les pieds après ce post).

     

    Sinon, ce livre garde pas mal de points communs avec le livre d’avant, même si les références aux diverses mythologies sont moins présentes. Cela s’explique facilement puisqu’il n’y a plus de Romains, ni de Saxons. Les références relèvent plus souvent des mythologies celtiques et chrétiennes. D’ailleurs, les néophytes en culture celtique auront toujours du mal à percevoir certains aspects.

    L’auteur nous livre aussi de nombreuses références. Certaines notes indiquent également des versions différentes : comme la relation Viviane/Merlin qui n’est pas toujours présentée de manière aussi romantique.

    Il y a aussi peut-être bon nombre de rappel qui aurait été nécessaire. Parfois, j’ai lu des noms, je savais que je les avais déjà lus, mais impossible de me souvenir dans quel contexte. Le cycle arthurien contient énormément de personnages, il est donc parfois assez dur de se souvenir de tout le monde.

     

    Je dois bien avouer que la lecture fut un peu longue, mais très enrichissante. Certains passages sont très répétitifs, mais on s’y fait.

    Encore une bonne lecture.

     

    PS : j’attaquerai le troisième livre « Lancelot du Lac » auprès une ou deux autres lectures. Je préfère changer d’air entre chaque livre pour ne pas prendre le risque de saturer. Je vous rappelle qu’il y a en tout huit livres, répartie en deux intégrales de plus de 1000 pages !

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