• Le ciel nous appartient

    "Le ciel nous appartient" est le premier tome d'une série écrite à quatre mains par Julis Gerster et Edwige Haurant.

    Je tiens à remercier Empyrée Editions pour m'avoir offert ce SP.

     

     

    Synopsis :

    L'avenir du monde est en jeu. L'équilibre est menacé. Les déchus et les anges, pourtant ennemis jurés, vont avoir un seul et unique but : sauver le monde tel qu'on le connaît. La prophétie des âmes doit être endiguée.

    Gaby et Lisa sont les meilleures amies du monde et pourtant elles n'ont rien en commun. Elles sont à l'opposé l'une de l'autre tant physiquement qu'intellectuellement.
    Et voilà qu'elles vont se retrouver ensemble à 7000 kilomètres de chez elles, à l'université de Montréal.

    Leurs tuteurs ? Deux jeunes hommes aussi beaux qu'énigmatiques, l'un doux et serviable, l'autre arrogant et antipathique...
    Mais les apparences sont trompeuses : le bien n'est pas forcément la lumière, le mal n'est pas forcément l'obscurité...
    Et la vie de Gaby et Lisa n'a jamais été plus menacée...

     

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    Critique :

    J’avoue que j’avais été curieuse de lire ce récit dont j’avais découvert le début sur Plume Imag’in Air. J’en veux désormais à ce vilain défaut, car la lecture de ce livre a été très décevante.

     

    Bon, je ne m’étais pas non plus jetée dans la gueule du loup et je savais qu’il y allait probablement y avoir de la romance pour minette, mais je ne pouvais pas m’attendre à ce que j’ai lu !

    Si ce livre n’avait pas été un SP, je pense que je ne serai pas allée au-delà des cent cinquante premières pages. Et je me suis fait violence pour aller au bout car ce livre m’avait gentiment été envoyé par la maison d’édition, à ma demande de surcroit.

     

    Je crois qu’il n’y a deux mots pour qualifier le récit : baveux et fantasme.

    Le récit n’est absolument pas crédible tant les cliqués, les approximations, les détails bancals et l’irréalité de certaines situations sont omniprésents. Les impressions de déjà vu/lu ne peuvent plus se compter sur les doigts des mains et des pieds réunis. Je choisis volontairement de ne pas trop m’étaler dessus, car il y en aurait pour des pages. Mais dès le début, on est dans le bain : quatre jours pour partir pour Montréal (au Canada) après l’arrivée du courrier précisant aux héroïnes qu’elles ont été admises pour la prérentrée. 

    On retrouve donc de très nombreux fantasmes, qui cumulés, sont presque insupportable : fantasme de la vie universitaire parfaite au Canada ; fantasme de la vie universitaire tout court ; fantasme des beaux garçons doux, gentils ou méchants, sombres ; fantasme de la grosse voiture ; fantasme des fêtes étudiantes américaines...

    D’ailleurs, pourquoi avoir transposé cette histoire au Canada ? Franchement, le récit pourrait se dérouler en Australie, en Chine ou en France (allez, instant chauvinisme) que l’histoire n’aurait pas été différente. Faut croire que le Canada, ça fait tellement plus classe…

     

    Comme vous le savez, je suis très pointilleuse sur les personnages féminins. Ce qui est sûr c’est qu’une fille comme Lisa, malgré son caractère sanguin, n’est reste pas moins une minette effarouchée en jouant les offusqués des sentiments envers le méchant démon Seth. Pareil pour Gabrielle (dit Gaby qui comme le dirait Jean Reno dans Godzilla « parce que ça fait plus américain ») qui bien qu’une tête (enfin, elle ne nous fait pas forcément partager son savoir encyclopédique sur certain sujet) est une coquille vide qui sait juste baver devant son bel ange Michael.

    Laetitia et Emma me sont apparues bien plus appréciables que les deux héroïnes, car elles étaient bien ancrées dans leurs rôles de poufiasses sans cervelles et à la beauté superficielle. Au moins, elles étaient crédibles !

    Je ne vais pas m’attarder non plus sur les deux étalons de l’histoire, Seth et Michael. L’un ne peut pas aimer et tombe sous le charme de Lisa ; l’autre ne doit pas succomber à la luxure, mais ne peut pas vivre sans Gabrielle.

    Tous les personnages sont stéréotypés aux maximums pour faire baver le lecteur devant des romances prévisibles et ô combien sans intérêt. Les « je t’aime, moi non plus » ; les « non, mais je suis trop imparfaite pour toi qui es l’incarnation de la perfection » ; les « je te hais viscéralement, mais je veux que tu me roules des pèles torrides » sont de sortie.

     

    Le problème c’est que ces romances stéréotypées bouffent le livre et il faut bien attendre trois cents pages pour que, enfin, il commence à se passer des choses un peu intéressantes !

    Enfin, quand je dis intéressant, je m’avance un peu tant certaines scènes, certains passages ne sont apparus comme classiques et sans originalités.

    Le fil de l’histoire tient aussi dans un mouchoir de poche avec sa prophétie : deux copines, une vouée à être méchante et l’autre gentille. Mais qui sera qui ?

    Pas une seule fois je n’ai été surprise, pas une seule fois un rebondissement digne de ce nom… L’intrigue est linéaire et prévisible.

     

    Et je vais terminer par les bons points bien qu’ils soient peu nombreux. En fait, il n’y en a peut-être qu’un. Malgré la liste de défaut à venir, il faut bien avouer que le style des deux auteures est clair. Les descriptions des sentiments sont bien détaillées et on comprend très bien leur état d’esprit (même si je n'ai jamais adhéré).  C’est donc un roman très bien écrit, mais dont l’histoire laisse profondément à désirer.  

     

    J’ai vraiment trouvé ce roman sans intérêt et vide de contenu, si ce n’est peut-être d’assouvir les fantasmes d’un lectorat féminin baveur.

    Autant dire que je ne me pencherai pas sur la suite…

     

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 13 Janvier 2013 à 12:00
    Bon eh bien mon intérêt redescend en flèche car c'est le genre d'histoire qui ne me plait absolument pas (^-^) C'est vrai que ce n'est pas évident un SP qui ne plait pas, mais bon, c'est le risque =)
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