• Le chateau du dragon

    "Le château du dragon" ( "Dragonwyck" en VO) est un film de Joseph L. Mankiewicz avec Vincent Price et Gene Tierney.

     

    Synopsis :

     

    En 1844, la fille d'un fermier, Miranda Wells, est invitée par une relation Nicholas Van Ryn à venir faire un séjour dans sa maison pour tenir compagnie à sa fille. A son arrivée, la jeune fille trouve ses hôtes très étranges.

     

    Critique :

     

    Il est toujours inhabituel de voir Vincent Price dans un long métrage qui ne relève pas du fantastique (quoi que…). Ce film est sympathique avec une bonne histoire (et ce malgré que ce soit une romance).

     

    Bien que beaucoup plus court, il y a un peu de « Autant en emporte le vent » avec son jeu d’actrices et d’acteurs, le monde agricole et les relations difficiles et étranges entres les deux protagonistes.

    J’avoue avoir été très intéressé par l’époque à laquelle se passe le film et des visions et mode de vie des personnages venant de différents États (ça se passe aux États-Unis). Vincent Price (alias Nicolas Van Ryn)(Price qui, au passage, fait terriblement jeune) est presque un seigneur médiéval qui vient réclamer les loyers aux paysans qui exploitent ses terres, qui vit dans un monde très aristocratique. De l’autre côté, Miranda est fille d’un paysan propriétaire.

    L’histoire est donc une romance entre ces deux personnages. Bien qu’il y ait des côtés mielleux, le film se regarde avec plaisir. Car outre cette romance, il y a d’autres intrigues : la mort mystérieuse de la première femme de Vincent Price, les paysans qui souhaitent acheter leur terre…

     

    Comme toujours, Vincent Price est merveilleux. Il est génial en patron tyran ainsi qu’en amoureux… (douteux ?). Bien que l’intrigue ne soit pas merveilleuse, il garde son côté intrigant et mystérieux. Par moment, j’en suis venue à me demander s’il n’avait pas un petit côté docteur Jekyll et mr Hyde… C’est aussi un horrible manipulateur, imbu de sa personne et… oui, tyrannique…

    Gene Tierney a vraiment un côté Scarlett O’Hara, mais en un peu plus niaise et moins « chieuse et manipulatrice ». C’est une jeune femme de la campagne qui rêve du grand monde. Monde qui va la décevoir d’ailleurs… Elle croit dur comme fer en son amour et est incapable de voir les défauts de son amoureux, même dans les moments les plus sombres. Mais face à la dure réalité et à ses erreurs, elle ne tombera pas et affrontera les épreuves avec forces.

     

    Le film souffre quand même de quelque problème. Par exemple, Miranda vient habiter chez Van Ryn pour s’occuper de la fille du couple. Or, cette petite fille (délaissée par ses parents !) finit par ne plus apparaitre. Comme si elle n’avait jamais existé quand le nouveau couple Miranda-Nicolas se marie.

     

    Il faut bien avouer que parfois le film a de vieux petits côtés rétro, comme dans les affrontements. On sent la vieille école d’acteurs...

     

    Un film très agréable aussi bien sur le fond que sur la forme. Une romance à l’ancienne où le cadre historique est travaillé, ainsi que les intrigues secondaires.

    Et puis, voir un film avec Price, c’est toujours un plaisir !

     

    Bande-annonce :

    « Ysée T.01 Le reliquaire d'argentWilliam Adams, le samouraï des mers »

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