• La Saga d'Oddr aux Flèches

    "La Saga d'Oddr aux Flèches, suivie de la Saga de Ketill le Saumon et de la Saga de Grimr à la Joue Velue" sont des récit anonymes traduits du vieil islandais par Regis Boyer.

     

    Synopsis :

    Pour échapper à un sort funeste, Oddr, descendant d'une lignée de tueurs de monstres, s'en va en quête de renom dans le Bjarmaland, une Atlantide nordique peuplée de sauvages magiciens. Puis viendra le temps des errances vikings, de l'Irlande à Byzance, et de la Russie à l'Aquitaine. Des pérégrinations qui le mèneront jusqu'au Pays des Géants à travers tempêtes, batailles, joutes magiques et duels, à la poursuite de l'insaisissable Ugmundr, un troll démoniaque assoiffé de meurtre. Les sagas de Grimr à la Joue velue et de Ketill le Saumon, elles aussi traduites ici pour la première fois, rapportent les exploits, respectivement, du père et du grand-père d'Oddr. Ces sagas " des temps archaïques ", composées aux XIIIe-XIVe siècles avant tout pour le divertissement du lecteur, agrémentées de " chants de mort s" célèbres, de contes populaires ou d'" anecdotes errantes" venues de tout le Nord, regorgent de mythes et légendes de la Scandinavie ancienne. Et elles opèrent, par ces motifs entrelacés, un extraordinaire enchantement du monde.

     

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    Critique :

    Voila donc une nouvelle saga islandaise. Régis Boyer, dans son introduction, la présente fort bien malgré quelques spoilers…A la différence de certaines sagas plus « historiques », celle-ci est fantastique : on y trouve des montres, des trölls (oui, avec un tréma, ce qui est différent de troll), des bersekir (déjà vu dans la Saga de Hrolfr Kraki).

     Les deux sagas suivantes, celles de Ketill le Saumon et de Grimr à la joue velue, sont les sagas du père et grand-père d’Oddr. Elles sont très courtes.

    Dans ses trois sagas, on trouve aussi beaucoup de vers, récités par les héros. Si la versification est parfois dure à appréhender et à comprendre, ce sont des moments de lecture que j’ai adoré, car cela donnait une sorte d’âme aux personnages et aux récits.

     

    J’avoue avoir eu quelques difficultés à prendre en mains le livre, car le texte est traduit assez littéralement. Ce n’est pas un roman en prose comme on peut lire certains textes anciens (je pense aux Lais de Marie de France que j’ai lu en prose et que je viens d’acheter en vers).

    Mais quoi qu’il en soit, une fois dans le bain, la lecture est agréable et intéressante. L’auteur fait de très nombreuses annotations, comme pour indiquer les lieux ou d’autres éléments de la culture scandinave. De plus, l’auteur ne traduit pas tout et choisit de conserver certains mots.

    J’aime beaucoup aussi quand il justifie certains termes qu’il utilise pour sa traduction. Surtout que ces notes sont souvent très instructives.

     

     

    Un livre à ne pas mettre dans toutes les mains cependant. Il faut pouvoir lire et apprécier ce texte qui n’est pas forcément très aisé. Sans compter qu’il faut une vraie passion pour les textes anciens. La forme et le style pourraient en rebuter plus d’un.

    Mais pour les amateurs de mythes, de légendes et de récits anciens, ce serait dommage de passer à côté.

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 30 Décembre 2012 à 12:00
    Peut-être sont-ce les prémices d'un tome 2 des Sagas Islandaises publiées par Régis Boyer dans la collection La Pléiade
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