• La prophétie

    "Le prophétie" est un roman fantastique d'Adeline Neetesonne. Je tiens à remercier chaleureusement l'auteure qui m'a proposé de lire et chroniquer son livre. Je ne peux qui lui souhaiter bonne chance pour la suite de ses aventures littéraires !

     

    Synopsis :

    Depuis qu’elle est tombée gravement malade, Léa s’est enfermée dans une vie solitaire et monotone, jusqu’au jour où un mystérieux inconnu se présente à sa porte. Elle découvre alors un monde aussi séduisant qu’effrayant, peuplé de vampires. 

       La jeune femme se retrouve alors mêlée à des querelles ancestrales, guidée et protégée par son amant, James, qui, pour la sauver, finit par la transformer en vampire. Mais, alors qu’elle croit avoir trouvé la paix, elle doit affronter le maître des vampires, le tyrannique duc de Marlow, dont le seul but est l’asservissement de tous ses sujets.

     

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    Critique :
    Je dois bien avouer que ce livre m’a un peu déçue suite à ma lecture de la quatrième de couverture.
    L’auteure a pris un risque en utilisant la première personne (Léa raconte son aventure) pour narrer son récit. Et je pense qu’elle n’a pas su donner assez de profondeur à ces personnages (et surtout son héroïne) pour le récit soit prenant.
    Ce n’est pas ce qu’il y a de plus sympa, mais je vais débuter par les nombreux points négatifs.

    Pour commencer, ma plus grosse déception de ce livre est les psychologies bancales des personnages. Ces dernières sont peu développées et les réactions des personnages sont souvent peu crédibles. Bien que Léa soit blasée par son état, on la sent à peine surprise d’apprendre qu’elle peut devenir une vampire ; on ne la sent pas très triste quand elle perd des êtres qu’elle aime ; son rapport sexuel « forcé » avec le Prince Noir ne semble pas la traumatisé plus que ça alors qu’elle déclarera elle-même que c’était un viol.
    Un des risques de la narration à la première personne (à mon avis) est de passer un peu à côté des descriptions des environnements. Et malheureusement, je trouve qu’il en manque beaucoup ! Surtout quand les personnages se retrouvent en Écosse ! Ça, c’est mon point de vue, mais ce pays a quelque chose de mystérieux, et je ne suis pas parvenue à ressentir cette magie dans le récit. Et puis, ils sont où les beaux Écossais en kilt ? (j’espère que le lecteur ne tiendra pas compte de ma remarque…). Je suis aussi restée sur ma faim concernant le monde vampirique : on apprend peu de choses à ce sujet, et surtout sur le duc de Marlow ! Comment a-t-il pris le pouvoir ? Comment l’exerce-t-il ? Sur quel territoire ? Est-il le seul dans ce genre de position sociale ?
    Un autre défaut est l’enchainement trop rapide des événements ! On passe un peu vite d’une « simple affaire » entre vampires à une affaire de « domination du monde ». L’ensemble donne une sensation de « gros » et rend les choses peu crédibles. Surtout qu’avant qu’elle n’arrive en Écosse, on ne sent rien sur l’importance de Léa dans le monde vampirique. Tout le récit se passe en moins d’une semaine ! Cela aurait pu bien passer (après tout l’aventure du Da Vinci Code se déroule aussi sur quelques jours), mais le manque de dynamisme, d’intensité ne permet pas de compenser la rapidité des enchainements : on a une sensation de « va vite ».
    Une dernière critique, mais elle est vraiment très subjective : les scènes de sexe m’ont paru inutiles. J’ai trouvé qu’elles manquaient d’érotisme et de sensualité. Mais bon, vous savez bien que je ne suis pas friande de ce genre de passage.

    Malgré ces défauts, ce livre a quand même des points positifs !
    La première chose que j’ai aimée, c’est que l’héroïne habite en France, en Sologne ! Je dois dire que je suis heureuse de voir des récits qui se passent ailleurs qu’à Paris ou dans une grande ville anglaise, américaine ou canadienne ! La France profonde ou de province est trop pourrie pour qu’il s’y passe quelque chose ? (Non, je ne suis pas une provinciale [ironique]).
    Ensuite, l’idée de faire « naitre » des vampires via une maladie était une très bonne idée ! Malheureusement (et ça y est, on revient sur les points négatifs), on comprend trop vite que les symptômes sont assez similaires aux faiblesses des suceurs de sang. Par ailleurs, on a parfois l’impression que la maladie de Léa « disparait » pour permettre l’évolution du récit.
    Un autre point qui m’a bien emballée, ce sont les « tocs » de Léa. Elle enchaine les cafés et les cigarettes (heureusement que la loi Evin ne s’applique pas au livre !). Cela donne beaucoup de charme et de crédibilité au personnage. Mais c’est dommage que les autres intervenants n’aient pas subi le même traitement.

    Concernant le style d’écriture, le livre se lit vite et bien. Mais parfois, on a un peu de mal quand Léa évoque des événements dont elle n’a pas été témoin, mais dont elle finalement eu connaissance. Les passages à la narration omnisciente sont décevants, surtout qu’ils sont assez rarement « annoncés ».
    Un anachronisme m’a fait bondir : le personnage de Séréna parle de génétique en 1658, or c’est un concept qui n’existait pas à l’époque. En effet, le mot « génétique » n’apparait qu’en 1905.
    Une autre critique : le titre évoque clairement une prophétie, mais celle n’ait évoqué qu’à la fin du roman.
    La couverture, quant à elle, est superbe. Elle est sombre et annonce des événements durs. Mais on ne retrouve pas assez cette noirceur et cette souffrance dans le récit.

    « La prophétie » est le second tome d’Adeline Neesetonne. Je pense qu’il manque globalement de profondeur malgré de très bons points (le fait qu’il se passe en France et les tocs de Léa m’ont vraiment emballé). Je pense qu’il aurait mérité d’être plus long pour permettre plus de descriptions. 

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 24 Février 2012 à 12:00
    J'ai passé un bon moment avec ce roman qui m'a fait découvrir Adeline NEETESONNE, j'ai été déçue par la fin qui m'a paru beaucoup trop simple et tellement inattendue ! Le reproche que je peux faire à l'auteur est qu'elle va beaucoup trop vite, certains passages nécessiteraient d'être beaucoup plus développés. J'ai la même remarque pour son premier roman "Utopique Atlantide", elle a beaucoup d'idées toutes intéressantes, mais tout s'enchaîne trop rapidement et parfois seulement survolé, c'est dommage. Autrement j'aime beaucoup son style et elle déborde d'idées !
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