• La fin du monde

    "Et si..." tel était l'ATI du forum Autres Mondes.

    J'avoue que ce texte ne doit pas être mon meilleur car j'ai du l'écrire en peu de temps. En effet, le forum m'a demandé si je pouvais fournir une production car il n'y avait que deux participations à ce moment là.

    Je pense qu'il y a de l'idée dans ce texte mais qu'il manque d'approfondissement. Et puis, il ne faut pas oublier que le nombre de caractères est limité.


    La fin du monde

     

    « Vous avez deux choses à perdre : le vrai et le bien, et deux choses à engager : votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude ; et votre nature a deux choses à fuir : l'erreur et la misère. Votre raison n'est pas plus blessée, en choisissant l'un que l'autre, puisqu'il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude ? Pesons le gain et la perte, en prenant croix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu'il est, sans hésiter. »

    — Blaise Pascal, Pensées (1670)

     

    La fin du monde ! Beaucoup de monde en parle, surtout avec la fin de cycle du calendrier maya. Moi, je dirai qu’il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard, car si un cycle s’achève, un autre commence. Et puis avant d’aller s’enterrer dans bunker en priant Dieu pour échapper au pire, il faudrait déjà définir exactement ce qu’est la « fin du monde ». Mais là n’est pas le propos.

    Et si la fin du monde, ce n’était pas un énorme caillou perdu dans le vide intersidéral qui viendrait à se crasher sur nos têtes ? Et si la fin du monde ce n’était pas un monstrueux volcan qui lâcherait le pet du siècle ? Et si la fin du monde ce n’était pas une pluie made in Bretagne suffisamment forte pour transformer l’Himalaya en beau récif ? Non, et si la fin du monde c’était un quelque chose de bien plus sadique…

    Revenons à notre ami Pascal qui, dans un livre dès plus passionnant, nous explique qu’il faut parier sur l’existence de Dieu.

    Partons alors du principe que Dieu existe. Et si c’était lui qui provoquait cette — si attendue par certains — fin du monde. Comment s’y prendrait-il ? Au risque d’en froisser quelques-uns, je dirai que Dieu n’est pas dénué d’un léger, tout petit, infime côté sadique. Et avec ce minuscule détail de sa personne, il pourrait faire bien pire qu’un déluge ou une invasion de sauterelles. Dieu créé et Dieu détruit.

     

                Si la fin du monde consistait à ce que Dieu fasse disparaitre toutes créations produites par la main de l’homme ! Pour que la Terre redevienne ainsi un vrai jardin d’Éden.

    Imaginez-vous, un matin vous vous réveillez nu comme un vers, sur un sol terreux avec des centaines de personnes autour de vous, tout aussi dénudées ? Vos couvertures ont disparu, votre lit à disparu, votre appartement à disparu ! Autour de vous, il n’y a plus rien si ce n’est l’horizon et des gens aussi perdus que vous.

    Imaginez-vous vous retrouver dans le dénuement le plus total : pas un vêtement, pas un objet manufacturé. Impossible de vous habiller, de vous déplacer sur de longue distance, de savoir ce qui se passe au-delà de quelques kilomètres ?

    Si nous devions tous nous réveiller dans cette situation, pouvez concevoir la détresse que l’on ressentirait ? Nous n’aurions pas les moyens de nous informer, nous n’aurions plus les moyens de communiquer avec nos proches, notre famille, nos amis.

     

    Comment faire pour se nourrir ? Pour se vêtir ? Combien de personnes parmi nous seraient à même de se fabriquer une arme en pierre ou en bois, de chasser, de se confectionner des habits avec des peaux de bêtes ou autres choses, de se construire un abri contre les intempéries ? Dans nos sociétés occidentales, soi-disant développer, peu de monde.

    Nous serions les victimes de la famine, car il nous serait impossible de trouver suffisamment de nourriture pour tout le monde.

    Bon nombre serait emporté par la maladie, les anciens et les très jeunes enfants en premier, surtout s’ils sont affaiblis pas le manque d’alimentation.

    Le climat achèverait également un grand notre de nos semblables, car le froid et la pluie entraineront des maladies que nous ne pourrons pas soigner.

    Cycle pervers.

    La Mort décimerait les Cultures et les Hommes.

     

    Et si la fin du monde, c’était ça…

     

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  • Commentaires

    1
    minou1998
    Vendredi 20 Juillet 2012 à 12:00
    moi je ni croit pas.
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