• La Fée Morgane

    "La Fée Morgane" est le quatrième livre du premier tome du Cycle du Graal de Jean Markale.

     

    Synopsis :

    Depuis de longues années, les Chevaliers de la Table Ronde, luttant sans cesse contre les forces des ténèbres, font régner l'ordre dans le royaume d'Arthur. Mais selon la prédiction de Merlin, le jour est maintenant venu pour eux de se lancer dans la plus exaltante aventure dévolue à des chevaliers terrestres : la suprême quête du Graal. Or voici qu'apparaît celui qu'on attendait mais qu'on n'espérait plus, Galaad, fils de Lancelot du Lac et de la fille du Roi Pêcheur, celui qu'on appelle le Bon Chevalier, invincible au combat, surpassant même son père, jusqu'ici reconnu pour être le meilleur chevalier du monde ! Avec lui tout bascule, et la recherche unique de la gloire laisse maintenant la place à la quête sacrée de l'Absolu. Galaad le Pur, entraînant à sa suite Perceval et Bohort, réussira-t-il là où tous ses compagnons ont échoué ? Parviendra-t-il à sauver à temps le Roi Pêcheur qui meurt de langueur dans son inaccessible et mystérieuse forteresse ? Quel chevalier ayant échappé à la mort, l'ultime mission accomplie, viendra conter au Roi Arthur, désemparé, les merveilles mettant fin aux redoutables et nostalgiques aventures du Graal qui laissent planer sur l'avenir une issue lourde de menaces ?

    Jean Markale, écrivain, poète, homme de radio et de télévision, comédien et conférencier. Après une longue période d'enseignement à Paris, s'est consacré dans une suite d'ouvrages qui font référence, à la découverte et à l'illustration des civilisations traditionnelles, en particulier la civilisation celtique et le grand cycle arthurien du Moyen Age. A également Publié l' « Histoire de la France secrète » et la « Bibliothèque de l'Etrange » qui regroupent douze volumes. Vit actuellement en Bretagne, aux lisières de la forêt de Broceliande.

     

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    Critique :

    Pour commencer : ouaiiiiiiiiiiii j’ai vaincu le premier tome du cycle du Graal ! 1000 pages, rien que ça ! Et pas écrit en gros s’il vous plait. Bref.

     

    Pour ce dernier livre, j’avoue avoir un peu déçu. Non pas que le contenu n’a pas été intéressant, mais j’espérais voir Morgane plus présente. En effet, dans une bonne grosse moitié du livre, la sœur d’Arthur n’est qu’un personnage secondaire. Certes, c’est elle qui pousse les chevaliers à l’aventure (comme avec Yvain), mais elle n’est pas spécialement mise en avant. Cependant, sa présence se fait plus présente vers la fin et on découvre un personnage intéressant.

     

    Comme je l’ai dit, les récits de ce livre évoquent principalement des chevaliers. J’ai donc pu lire les aventures d’Yvain et de son lion, les aventures de Bohort et les aventures de… Pwyll ? J’ai été très surprise de voir ce personnage apparaitre. En effet, cet homme appartient à ce qu’on appelle le Mabinogion, un récit gallois. D’ailleurs, plusieurs « branches » de ce récit gallois apparaissent dans le livre. Mais j’avais avoir été surprise de voir le personnage de Rhiannon être assimilé à Morgane. Surtout que dans le Mabinogion, on plonge vraiment dans le monde celte et « fantastique ». Cela contraste avec le reste du livre qui apparait un peu plus « réel ».

    On trouve aussi un lai de Marie de France. L’histoire d’un homme qui tombe amoureux d’une dame enfermée dans une tour par un mari jaloux. J’ai cependant eu l’impression d’avoir déjà lu une histoire dans ce genre dans le premier tome du Cycle du Graal. Rien de surprenant puisque certaines histoires sont assez semblables, mais ne mettent pas en scène les mêmes héros.

    Il y a cependant un truc qui m’a surpris : l’arrivée un peu surprise de Mordred. Lors d’une aventure, Lancelot et Bohort le sauvent. J’avoue que je ne m’attendais pas voir ce personnage apparaitre puisqu’il n’avait pratiquement jamais évoqué hormis au début du cycle. Alors bien sûr, le Cycle du Graal est une compilation de récit, mais c’est assez étrange de le voir débarquer ainsi. Surtout qu’un vieil homme (on a retrouvé les vieux de Perceval !) apprend au jeune homme ses vraies origines (c’est-à-dire qu’il est le fils d’Arthur et d’Anna d’Orcanie). Ce passage est d’ailleurs très intéressant. En effet, avant que ce vieux ne lui dise la vérité, Mordred ne m’ait pas apparu comme un être mauvais. D’ailleurs, Lancelot et Bohort semblent l’apprécier. Mais c’est la révélation sur ses origines et sur ce qu’il causera (la mort d’Arthur et la chute du royaume) qui transforme Mordred en tueur. Et là, on se dit que Mordred a bien fait de massacrer le vieux ! Parce que sérieux, si personne ne lui avait rien dit, on peut se poser la question suivante : Mordred serait-il devenu un homme mauvais ?

     

    Une chose que j’ai aussi trouvé drôle et bizarre, c’est les rapports que les personnages ont avec leur « lien de parenté ». Quand un chevalier apprend à Lancelot qu’un a un (demi)frère, Lancelot en est très content, car Hector des Mares est un bon chevalier. Je pense que personne à notre époque ne réagirait comme ça !

    C’est un peu le bordel a un moment, mais Lancelot ne voit jamais son fils (qu’il a eu avec la fille du Roi Pellès), c’est Bohort qui le découvre lors de son séjour à Cobernic. Et là, c’est juste super mignon de voir que Bohort est tout gaga devant le bébé. Et c’est juste énorme de voir que dans les récits du Moyen-Âge, les hommes sont heureux de voir des bébés et de les pouponner. Il se passe d’ailleurs la même chose avec Lancelot qui découvrir le fils de Bohort.

     

    Voilà pour le dernier livre de ce premier tome.

    La lecture de ce tome m’a permis d’en apprendre plus sur la légende arthurienne. Surtout qu’à ma grande honte, je n’avais jamais lu aucun récit ! De plus, l’auteur cite ses sources, met de nombreux mots de bas de page pour expliquer des points qui pourraient paraitre obscure ou qui met en avant des versions différentes que celles présentées dans le livre.

    Je pense que la chose qui m’a le plus marqué, c’est de voir comment les chevaliers, les mâles virils de l’époque, sont traités. Certes, ils sont forts, ils sont beaux (ceci dit, toutes les filles de la légende sont plus belles les unes que les hommes), mais on ne sent pas le machiste qui est si courant à notre époque. C’est super plaisant.

     

    Un livre long et assez dur à dure mine de rien. Chaque livre fait entre 300 et 400 pages et j’ai mis largement plus d’une semaine pour en lire un, alors que je peux facilement manger un livre de 300 pages en un ou deux jours !

    De plus, je pense que des personnes totalement ignorantes de la civilisation celtique (continentale et irlandaise), de l’Histoire de cette période, des mythes, des textes de références seront un peu perdues par moment. Cependant, les notes en bas de page et les références bibliographiques sont là pour aider.

    J’ai le second tome, mais je ne le lirai pas pour le moment. Ce n’est pas que je n’ai pas envie, mais je vais beaucoup me déplacer dans les temps à venir et je ne me vois pas avec un pavé de 1000 pages dans mon sac ! La lecture du second tome devrait probablement attendre septembre !

     

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