• La bête du Gévaudan

    "La bête du Gévaudan" est une monographie de Michel Louis.

     

    4e de couverture :

    De 1764 à 1767, une bête mystérieuse sème la terreur dans le Gévaudan et dans le sud de l’Auvergne, tuant hommes, femmes et enfants. Michel Louis nous livre de cette fameuse affaire un récit passionnant : toutes les attaques de la bête, les grandes chasses, la terreur des campagnes, les actions héroïques de certains paysans, les intrigues des puissants qu’excite la convoitise des honneurs et de l’énorme récompense promise à qui tuerait la bête. Cet ouvrage est le plus complet qui ait été écrit sur une des plus célèbres énigmes de notre histoire. C’est aussi un plaidoyer en faveur de l’éternel accusé, le loup, dont Michel Louis prouve l’innocence et demande la réhabilitation.
     

    La bête du Gévaudan

    Avis :

    J’avoue avoir dévoré cet ouvrage (pour ouvrir cet avis sur un très mauvais jeu de mots). Bien écrit, bien documenté, l’auteur revient sur cette affaire qui traumatisa toute une région avec un œil « neuf », celui du zoologiste et de l’éthologue.

    L’ouvrage se divise en deux parties : une sur les faits, l’autre sur l’interprétation et la recherche « du coupable ».

    L’auteur n’est pas historien et ne se revendique pas comme tel. Cependant, il en a fait le travail.

     

    La première partie correspond donc aux récits des événements : les attaques et les différentes entreprises qui ont pour but de terrasser la Bête.

    La narration des faits est parfois romancée, mais les principaux faits y sont clairement énoncés. Les principaux protagonistes y sont présentés avec, pour chacun, leurs buts, les problèmes… Le tout appuyé de références et de témoignages issus d’archives.

    Sur ce début, je ne peux pas dire grand-chose si ce n’est qu’il se lit tout seul et est très dynamique. Comme dit plus haut, on est proche du roman, si bien qu’avec une bonne musique d’ambiance, on peut frissonner face aux descriptions des atrocités.

     

    C’est vraiment la seconde partie qui est intéressante, car il s’agit de l’analyse des faits. L’auteur, grand admirateur de la faune sauvage et principalement du loup, démontre ici que les loups n’ont pas pu être les auteurs de ces terribles attaques. D’avis personnel, j’avoue que la thèse des loups ne m’avait jamais emballé, même avant de lire cet ouvrage. Je trouvais la chose un « peu grosse », et surtout bien facile pour les historiens. De plus, les descriptions de la première partie laissent peu de doute quant à cette thèse, car le comportement de ou des Bêtes n’a rien de « naturel » si je peux m’exprimer ainsi.

    Mais avant d’exposer ses idées, l’auteur présente ses principales sources ainsi que d’autres ouvrages sur le sujet (ce qui laisserait aux passionnés la possibilité de faire des lectures supplémentaires).

    Grand connaisseur des loups et de leur comportement, l’auteur s’attaque à démontrer comment ces animaux n’ont pas pu être cette/ces fameuse(s) Bêtes. Car soyez-en sûr, vous avez plus à craindre d’un fauve que d’un loup, ou même d’un chien (d’ailleurs combien de personnes sont mordues, voire tuées, par des chiens chaque année ?). Donc si les loups ne sont pas responsables des attaques, qui alors ?

    L’auteur pose la possibilité, bien documenté et bien renseigné, que cette Bête ait été un animal dressé par un ou des hommes qui permettaient à ses maitres d’assouvir quelques envies sadiques ou mégalomanes.

    N’ayant lu aucun autre livre sur le sujet, je ne peux pas faire une analyse plus critique sur les suppositions de l’auteur. Ceci dit, ses thèses se tiennent et sont crédibles (bien plus que celles des loups à mon humble avis).

     

    Évidemment, il est fort probable que l’on ne saura jamais qui ou ce qu’était cette Bête, tout comme Jack l’Éventreur.

    À la fin de son livre, Michel Louis, outre le fait qu’il défend les loups dans l’ensemble de son ouvrage, livre un vrai plaidoyer pour la faune sauvage et principalement pour les prédateurs et autres « nuisibles ».

     

    Un livre que j’ai vraiment apprécié, bien construit même si le récit des faits est un peu romancé, avec des thèses construites et une connaissance des loups qui permet un éclairage différent sur cette affaire.

    Je recommande chaudement ce livre aux amateurs, si ce n’est pour les thèses de son auteur, au moins pour sa retranscription des faits, qui il me semble, sont très fournis.

     

     

    « La mémoire de la merLasser, un privé sur le Nil »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :