• L'assassinat d'Henri IV

    "L'assassinat d'Henri IV" est une monographie de Jean-Christian Petifils.

     

    Synopsis :

    Le 14 mai 1610, vers quatre heures de l'après-midi, le carrosse découvert, où Henri IV a pris place avec ses principaux gentilshommes, quitte le Louvre et roule dans Paris qui s'apprête à fêter la reine Marie de Médicis, couronnée la veille. Il est arrêté rue de la Ferronnerie par un embarras de charrettes. Aussitôt un étrange rôdeur, habillé à la flamande et armé d'un couteau, saute sur la roue du véhicule et poignarde mortellement le roi.
    L'homme immédiatement appréhendé - un nommé Ravaillac, d'Angoulême - déclare, même sous la torture, qu'il a agi sans complice, uniquement pour punir le monarque de vouloir faire la guerre aux puissances catholiques et au pape. Qui est-il ? Un fanatique un déséquilibré, un " fou de Dieu " ou un fou tout court ? Cet halluciné a-t-il été manipulé par de puissants ennemis du roi, français ou étrangers ? Y a-t-il eu d'autres tueurs ?
    Reprenant l'ensemble du dossier, Jean-Christian Petitfils propose une piste nouvelle, étayée par un faisceau d'indices troublants. Son livre, véritable enquête policière, est une contribution majeure à la compréhension de l'une des grandes énigmes de l'histoire de France, dont les conséquences politiques et religieuses ont été considérables.
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    Historien réputé, spécialiste de la France classique, Jean-Christian Petitfils est l'auteur de plus d'une vingtaine d'ouvrages, dont plusieurs biographies chez Perrin :" Louis XIII, Louis XIV, Fouquet, Louis XVI.

     

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    Avis :

    Je dois avouer que ce petit livre m’a bien plus. Mais il y aussi quelques détails qui m’ont contrarié.

     

    Pour commencer, les notes de bas de page qui sont à la fin ! Ah s’il y a un bien un truc qui m’insupporte dans une lecture, c’est ça ! Vous être en plein milieu d’une page et paf ! une annotation ! Il faut marquer votre page, regarder dans quel chapitre vous êtes puis allé à la fin du livre pour aller voir à quoi ça correspond. Les trois quarts du temps en plus, ce sont des annotations bibliographiques, donc ça n’apporte rien à la compréhension de l’œuvre ! Mais pourquoi ces putains d’annotation ne sont pas en bas de page ! Dans « Forgerons et Alchimistes », c’est le cas et c’est très bien !

     

    Après cette petite remarque sur la mise en page, que dire du contenu ? À un détail prêt que je développerais plus bas,  j’ai été très contente. L’auteur, en bon historien vulgarisateur, replace le contexte dans lequel l’assassinat a lieu. Cela nous permet de comprendre l’état d’esprit de l’assassin du roi Henri IV, Ravaillac.

    Outre le récit des quelques derniers jours du roi, l’auteur s’attarde surtout sur les « motivations » du tueur et sur ses éventuelles complicités, car nombreuses sont les zones d’ombres dans cette histoire. Un peu comme dans mon livre sur Jack l’Éventreur, Petitfils passe en revue les théories et présents arguments et contre-arguments avant d’envisager sa thèse.

     

    Revenons sur le petit détail qui m’a gêné. Le début du roman met en scène la dernière grande idylle du roi avec toute jeune fille Charlotte de Montmorency (14 ans du début des faits kof kof). J’avoue qu’au début, je ne voyais pas ce que cette histoire venait faire dans le récit. On comprend mieux au fur et à mesure du livre, surtout quand l’auteur nous pose son idée concernant un complot pour éliminer Henri IV.

    Je dois dire que cette romance m’a beaucoup amusé. La belle et jeune donzelle en question, Charlotte, était fiancée à un bon ami d’Henri IV. Quand le roi en tombe amoureux, il demande à son ami de rompre ses fiançailles, car il ne veut point le faire cocu. C’est mignon et un peu (beaucoup) salop vous me direz. Là où il y a vraiment saloperie, c’est pour le Prince de Condé. Si le père de Charlotte accepte la rupture des fiançailles, c’est parce que le roi a promis à ce dernier que sa fille deviendrait l’épouse de Condé (prince de sang rappelons le), cousin du roi. Le roi ne fait pas se choix par hasard puisque Condé passe pour un « benêt » (nous allons dire les choses comme ça) et qui n’aimerait pas les femmes plus que ça. Bref, il se tape le rôle de dindon.

    Bien évidemment, Condé se rend vite compte qu’il s’est fait plumer. S’en suis toute une série d’événements qui se terminera par la semi-captivité de Charlotte à Bruxelles (sous domination espagnole pour faire simple) et la fuite de Condé à Milan (aussi sous contrôle espagnol). Est-il besoin de dire que ce n’était pas l’amour fou entre la très catholique Espagne et la France.

    Pourquoi je parle de cette incroyable histoire de cœur/cul ? Parce qu’elle aurait pu être un élément du complot contre Henri IV. Mais pas que. En effet, le détail qui m’a un peu dérangé vient de là. Une fois le roi assassiné, l’auteur ne nous dit pas ce qui advient Condé et Charlotte. J’avoue que j’aurai voulu savoir s’ils revenaient en France (ce qui probablement le cas puisqu’il me semble avoir lu que Marie de Médicis fait la paix avec ce dernier). Condé avait demandé à ce que son mariage soit cassé, il l’a été ? Qu’est advenue Charlotte ? 

    Le pense que le principal défaut du livre se trouve ici. C’est dommage que l’auteur n’ait pas évoqué ce qu’il advenait de cette couple. Cela n’aurait pas d’ailleurs nécessité plus d’une page.

     

    J’avoue avoir eu parfois quelques difficultés de lecture. Il faut dire qu’aborder ces périodes de troubles quand on a un minimum de connaissance n’est pas toujours facile. Mais la lecture reste fluide.

     

    Voilà donc mon avis sur ce livre. J’avoue qu’il m’a donné plein d’idée pour des histoires, surtout le projet vampiro-cape et d’épée. Mais aussi m’a donné des éléments que je pourrais utiliser pour « Macha ».

     

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