• Jeïs, le chemin de la liberté

    "Jeïs, le chemin de la liberté" est un roman de Jean Vigne.

     

    Synopsis :

    Je m’appelle Jeïs…
    J’étais une adolescente insouciante, une jeune fille comme tant d’autres au sein de mon peuple, les Loupbrousses.
    Étais-je heureuse ? Pas vraiment. J’offrais cette sensation à ma mère, Miléline. Une femme singulière, physique antagoniste avec ce peuple du nord qui s’en méfiait.
    Et un jour tout bascula…
    La mort s’abattit sur mon village, tuant les miens, me laissant seule et perdue.

     

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    Critique :

    Je tiens à dire que la version que j'ai eu la chance de lire est une toute nouvelle version mis en ligne recemment (mi-septembre). Elle a donc été corrigée et est un poil différente de la version précédente. Les gens qui auraient eu la malchance d'avoir la version précédente peuvent contacter les Editions du Petit Caveau pour obtenir gratuitement cette nouvelle version.

     

    Pour commencer, je tiens à remercier chaleureusement les Éditions du Petit Caveau pour m’avoir permis de participer à cette opération Croc’Ebook.

     

    J’avoue que malgré de très bons points, je ne suis pas parvenue à accrocher à l’histoire. Je pense que cela vient du fait que ce roman ne m’a jamais surprise.

     

    L’auteur nous propose un univers très riche ! On est très vite imprégné de l’ambiance des plaines glacées, des déserts toriques ou encore de la pauvreté des mines. On y découvre également une multitude de populations aux aspects et aux cultures différentes.

    Cependant, à force de lire des noms de différents peuples et personnages (dont trop ont des ¨ à mon gout), je ne suis un peu perdu pour me souvenir qui est qui, qui appartient à quel peuple ou qui est quoi… De plus, et c’est assez paradoxal, cet univers riche (qui pour moi est un très bon point) me parait sous-exploiter. En effet, j’avais souvent l’impression de n’avoir qu’un représentant de chaque peuple sous les yeux (ce qui est faux en plus !). Un peu si on avait décidé de montrer toutes les richesses d’un univers et qu’on se retrouvait avec un échantillon d’individu. C’est assez flagrant quand les héros sont à Engoras où pour moi, il n’y a pas de « brassage » de population.

    Les personnages sont aussi très travaillés, même si certaines choses m’ont déplu. J’avoue que j’ai eu du mal à m’accrocher à Jeïs. Quand elle est jeune, elle pense trop comme une adulte et même ado, je trouve que ses raisonnements ne font pas son âge. Et je la trouve aussi un peu trop droite dans ses bottes. Ça manque de colère, surtout après les évènements qu’elle a vécus (et qu’elle va vivre).

    Un petit coup de cœur pour Astinjal, une elfe par ordinaire et à la morale fort douteuse (j’adore ça !). Mais elle se ramollit un peu trop à mon gout.  

    Le point romance : comment toujours, c’était ennuyeux. Pour moi, ça ne m’apporte rien au récit, on est encore dans les discours à la noix fille femme. Car c’est bien connu, une femme vierge, c’est encore une gamine… Et une gamine de 17 ans, c’est toujours partant pour une coucherie, surtout avec un beau jeune homme qu’elle connait à peine. Bon, ça se finit par forcément bien, ce qui rattrape un peu les choses. Mais bref, je m’en serais bien passé.

    Peut-être un petit manque de description pour certains personnages. Pour Astinjal, par exemple, c’est une elfe, mais je n’ai pas souvenir d’avoir lu qu’elle avait des oreilles pointues. Peut-être parce qu’elle n’en a pas…

    Beaucoup d’humour aussi ! Astinjal (toujours elle) a un humour mordant à souhait !

    Le personnage que j’ai le moins aimé c’est Bäcklus. S’il apparait comme un beau séducteur lors de son apparition, je pensais que j’allais avoir le droit à une sorte de lubrique porter sur la chose et voir apparaitre des scènes assez cocasses. De quoi rigoler avec Astinjal et la jeune Jeïs. Mais final, il est mou, niais et épouvantablement insipide.

     

    Là où le bât blesse un peu, c’est bien dans l’histoire. Déjà, je n’ai jamais réussi à être surprise (bon après, j’ai l’esprit très tordu) et aucune des révélations ne m’a étonné puisque je m’en étais douté. C’est dommage, car j’attendais beaucoup des personnages de Dolsïen et Kartage. Ils apparaissaient comme très complexe et surtout manipulateur à souhait. Finalement, leur révélation et action sont assez restreinte.

    Il n’y a pas de gros rebondissement. Je n’ai jamais douté de la réussite des héros dans leurs entreprises.

    J’ai trouvé les scènes de combat bien décrites (on comprend très bien ce qui se passe), mais avec peut-être un petit peu de manque de dynamisme.

    Comme le titre me l’avait fait supposer, je savais que j’allais lire un voyage initiatique. Par contre, je n’ai pas trouvé que l’héroïne, Jeïs, changeait tant que ça. Certes, sa condition évolue, mais pas tellement ses pouvoirs par exemple, ou encore ça manière se s’exprimer. J’ai eu l’impression qu’elle passait plus par des phrases, comme si elle franchissait des portes, mais qu’au final cela ne lui ait pas servi à grand-chose. La Jeïs de départ n’est pas beaucoup « changée » (si je peux m’exprimer ainsi, car il lui arrive quand même des changements de statut assez important) de la Jeïs de la fin. Peut-être parce que je n’ai pas accroché à ses doutes…

     

    La plume de cet auteur est fluide et le roman se lit très vite et très bien. Les descriptions sont bonnes et nous plongent très bien dans l’ambiance (déjà dit). Le récit est conçu via le regard soit de Jeïs soit d’un regard externe. L’alternance de ces points de vue permet de dynamiser la lecture et permet surtout en pas trop centrer le récit sur Jeïs. On apprend donc ce qui se passe ailleurs et on a ainsi accès à la mentalité, aux aspirations des autres personnages. C’est quelque chose que j’ai beaucoup apprécié.

    Un peu surpris de voir apparaitre quelques illustrations, mais cela offre un côté sympathique à l’œuvre, bien que pas essentiel.

    Quelques coquilles aussi, mais rien qui n’entache la lecture.

     

    En conclusion, je dirais que c’est un roman avec un univers riche, mais sous-exploité, avec des personnages sympathiques, mais peut-être trop atypiques les uns par rapport aux autres, une lecture fluide et rapide, mais sans trop de rebondissement ni suspense.

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