• Histoire des femmes scientifiques de l'Antiquité au XXe siècle

    "Histoire des femmes scientifique de l'Antiquité au XXe siècle" est une monographie d'Eric Sartori.

     

    Résumé :

    " Dans mon jeune âge, écrit l'astronome américaine Maria Mitchell, je me disais que les femmes ont besoin des sciences exactes... Puis je me suis dit que c'était la science qui avait besoin des femmes. " Voici donc l'histoire désolante et absurde de la longue exclusion des femmes de l'aventure scientifique et technique de l'Occident. C'est une histoire parfois tragique - l'assassinat de la physicienne grecque Hypatie, qui nous a transmis la dernière version des Eléments d'Euclide, les procès des sorcières ayant engendré une société hémiplégique -, et que nous payons peut-être à travers une certaine mise en cause actuelle des valeurs de progrès. J'ai écrit ce livre pour que les trop rares femmes scientifiques de l'Antiquité à nos jours ne soient pas oubliées, leurs œuvres et leurs vies injustement méconnues, pour que ne soient pas niées les difficultés, les entraves, les mesquineries, les injures et parfois les persécutions qu'elles ont dû affronter ; pour que personne n'ose penser que le progrès scientifique et technique s'est fait sans elles ; pour qu'elles puissent servir d'exemples, d'inspiratrices ; pour qu'aucune femme qui en a les capacités et la vocation ne se trouve écartée de d'activité scientifique.

     

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    Avis :

    Un livre vraiment remarquable, d’autant plus qu’il a été écrit par un homme et que ce dernier n’est pas avare de reproches aux hommes qui tout au long de l’histoire ont fait preuve d’une misogynie malsaine.

     

    On découvre tout au long de ce livre des hommes qui ont été des clés dans l’histoire des sciences. Mais avant tout, l’auteur nous propose une longue introduction qui nous fait découvrir la misogynie qui à fait, qu’aujourd’hui encore, on pense que les femmes seraient moins compétentes en science ou qu’elles ne s’y intéressent pas. Pour cela, il suffit de voir le clip puant de misogynie qu’avait présenté l’Europe : rose, sexy, cosmétique et perturbant leurs collègues qui, eux, bossent.

     

    Chimie, physique, médecine, biologie, alchimie, traduction, éducation, les femmes se sont illustrées dans tous ces domaines bien qu’elles aient souvent été oubliées. L’exemple type sera Lavoisier, fondateur de la chimie moderne. Citer souvent seul, ses travaux n’auraient jamais pu être ce qu’ils ont été sans son épouse. Car oui, beaucoup de ses femmes sont des épouses, des sœurs, des amantes, de grands scientifiques. Comment ne pas penser à Marie Curie dont certains pensèrent que sa contribution à son premier Nobel, avec Pierre Curie et Becquerel, avait été minime ? Mais pas que ! et heureusement. Elles furent nombreuses à s’imposer, seules, dans leur domaine et certaines furent bien meilleures que leur homologue masculin !

    Encore plus exceptionnelles, ces femmes se forment elles-mêmes, car beaucoup ne reçoivent pas d’éducation soignée. Il arriva même que les parents de certaines tentent de les empêcher d’étudier, car cela était peu « féminin »… Mais heureusement, certaines familles furent plus ouvertes… Il ne faut pas oublier que ces études furent malheureusement réservées à une élite qui avait les moyens d’engagé des précepteurs privés, de se rendre dans les salons pour discuter avec des personnages illustres, de suivre des cours publics…

    Brillantes-en de très nombreux points, certains scientifiques reconnus n’auraient rien pu accomplir sans leur aide précieuse.

     

    Ces femmes ont toutes buté sur une seule chose : la misogynie. L’auteur fait bien ressortir cela dans tout son ouvrage, prenant souvent la peine de citer des scientifiques ou des philosophes qui ont tout fait pour empêcher ces femmes de faire carrière. Tous les coups ont été permis ! L’Église a beaucoup aidé dans cette tâche…

    Mais dans une Europe défavorable aux femmes, un pays s’illustre. Et je dois bien avouer en avoir été surprise vu la réputation qu’il se coltine à l’heure actuelle : l’Italie. Femmes admises dans les Universités (Bologne accueillit des femmes illustres), enseignantes dans ces mêmes universités, dont une sera même soutenue par un Pape ! Un rayon de soleil dans une Europe Médiévale et Renaissance profondément misogyne.

    Cette misogynie entra par ailleurs des désastres sanitaires puisque des milliers de femmes ont dû subir la privation de soin faute de médecins femmes…

     

    S’il y peut-être un défaut dans ce livre, c’est peut-être son caractère européano-centré. Mais bon, le travail accompli est déjà énorme, surtout que l’Antiquité évoque des Asiatiques.

     

    Un livre fascinant qui réhabilite les femmes dans les sciences, quelles qu’elles soient. La détermination et la force de ces dernières ont permis, à leurs échelles, une émancipation de leurs consœurs. Et surtout qui prouve que ces dernières ont été un pilier de l’évolution de certaines théories, ont inventé et découvert des choses que les hommes ne sont pas parvenus à faire.

    Bref, « l’esprit n’a pas de sexe ».

     Un livre que je recommance vivement !

    coup de coeurN&B

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