• Cosima la sublime

    "Cosima la sublime" est une biogrpahie de Françoise Giroud sur Cosima Wagner.

     

    Résumé :

    Cosima est l'héroïne d'une grande histoire d'amour romantique, telle qu'on en connaît peu. Eprise de Richard Wagner, qui avait vingt-quatre ans de plus qu'elle, elle a su le capturer et devenir sa femme malgré les obstacles inouïs qui se dressaient devant elle: le roi de Bavière, Louis II, Franz Liszt, son père, son propre mari, Hans von Bülow, qui lui refusait le divorce.Mise au ban de la société de Munich, la force de sa passion et de celle qu'elle a su inspirer à Wagner ont triomphé. Les Wagner ont vécu quatorze ans d'une union sublime qu'elle a soignée comme une plante précieuse, irriguée de tout son talent d'amoureuse.Quand la mort lui a enlevé Wagner, elle a failli succomber au désespoir. Mais une oeuvre l'attendait: la poursuite du festival de Bayreuth tel que Wagner l'avait créé. Défi formidable en son temps pour une femme, défi qu'elle a relevé avec un succès complet, y trouvant son propre accomplissement.Telle est la femme énigmatique à certains égards, irritante parfois, captivante toujours, dont Françoise Giroud a choisi, cette fois, de raconter la vie.

     

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    Avis :

    De Françoise Giroud, j’avais déjà lu la rapide bio de Lou Andréas-Salomé que j’avais adoré. Ici, le livre est bien et retrace assez bien la vie de Cosima. Cependant, ce que je n’ai vraiment pas aimé, c’est le personnage.

    Pour moi, Cosima est l’archétype de la femme que je déteste.

     

    Alors, certes, comme l’auteure le dit dans le quatrième de couverture, l’histoire de Cosima est une histoire d’amour romantique. Elle est parvenue à être avec son aimé, elle a su entretenir cet amour… mais comment ?

    Avant tout, il est vrai que Cosima est une femme qui est méprisable, à l’image de son mari Richard Wagner, car ils adhéraient (comme beaucoup à leur époque vous me direz) à la supériorité des races et à la haine des Juifs. Partant de là, on ne peut pas vraiment les admirer (attention, en ce qui concerne Wagner, je différencie l’homme de l’artiste).

     

    La jeunesse de Cosima peut expliquer son caractère et ce qui la poussera à « soigner cet amour comme une plante. Bâtarde de Lizt (qui a vraiment aimé cette fille), enfants unis à ses frères et sœurs qui décéderont assez jeunes, sujets d’affrontement de ses parents. Il y a de quoi avoir quelque problème… Donc, c’est vrai in terreau favorable. D’ailleurs, dans toute sa jeunesse, on a de la peine pour cette jeune femme.

     

    Pour comprendre Cosima, je pense qu’il faut aussi cerner un peu son mari, Richard Wagner, était vraiment “un homme à abattre” si je peux m’exprimer ainsi. Nul doute qu’il fut un grand artiste (je ne remets pas cela en cause) et comme on l’a déjà dit, un homme aux idées plus que contestable. Mais outre ça, c’est sa personnalité qui est insupportable. Dire que cet homme était imbu de lui-même serait un euphémisme. Il aura passé une partie de sa vie à courir après l’argent, car il dépense ce qu’il n’a pas pour vivre dans le luxe. “Le monde lui doit” ce luxe… Bref…

     

    Cosima est l’archétype de la femme amoureuse stupide ! Elle aimait son mari, pas de doute, mais en être tellement éprise qu’elle “vit” à travers lui, c’est vraiment ce que je méprise le plus dans ce genre de relation. Franchement, cela en ait presque gerbant ! On a envie de la secouer, de lui dire de sortir de son admiration pour son Richard, car elle passe à côté de sa propre vie pour son bonheur. Mais bon, Wagner est heureux, alors elle est heureuse…

    Heureusement, je pense que Wagner l’aimait aussi (après, il faut aussi voir comment un homme de son genre conçoit l’Amour). Donc, elle n’aurait pas été victime d’un abuseur…

     

    Quand Richard Wagner meurt, on se fit “cool, elle va ouvrir les yeux et enfin vivre sa vie”. Tu parles ! Certes, c’est honorable de sa part de continuer de tenir Bayreuth et son festival. Mais elle ne fait pas cela pour elle, mais pour “glorifier la mémoire” de son mari et de “continuer son œuvre magistrale”.

    Elle devient donc la défenseur de son défunt mari et se transforme en tyran qui fera tout pour la gloire de mari…

     

    Ses enfants, ceux qu’elle a eus avec son premier mari Bülow (qui est bien prit pour un dindon dans toutes cette histoire) et ceux de Wagner… comment exprimer la relation qu’elle a bien pu avoir avec eux ? Déjà, il y a cette affection pour le fils ! le seul et celui de Wagner dans une horde de filles. J’ai eu de la peine pour l’ensemble de cette fratrie qui n’a vécu que pour le Grand Wagner et pour leur mère.

     

    Bien sûr, on peut lui reconnaitre des mérites : avoir fait tourner un festival (ce qui pour ces époques, n’est pas chose facile pour une femme), avoir surmonté les épreuves pour être avec l’homme de sa vie. Mais voilà, une telle abnégation de sa propre personne pour le bien de l’aimé est pour moi quelque chose de méprisable et qui me donne envie de vomir.

    Puis, quelle vie, mine de rien ! Elle en a vécu des choses, deux guerres, les hauts et les bas de son mari, les relations amicales (hypocrites) avec Louis II de Bavière…

    Elle est morte très vieille, quatre-vingt-douze ans !

     

    Un livre intéressant. C’est vrai que la personnalité de cette femme, Cosima, ne m’a pas plu, mais j’ai été contente de découvrir cet ouvrage. Puis bon, elle reste une femme d’exception, même si c’est dans le négatif.

     

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