• Charlie's Country

    "Charlie's Country" est un film de Rolf de Heer avec David Gupilil, Peter Djigirr, Luke Ford, Peter Minygululu, Jennifer Budukpuduk Gaykamangu.

     

    Synopsis :

    Charlie est un ancien guerrier aborigène. Alors que le gouvernement amplifie son emprise sur le mode de vie traditionnel de sa communauté, Charlie se joue et déjoue des policiers sur son chemin. Perdu entre deux cultures, il décide de retourner vivre dans le bush à la manière des anciens. Mais Charlie prendra un autre chemin, celui de sa propre rédemption.

     

     

     

    Avis :

     

    Un beau film sur la condition des Aborigènes d’Australie.

     

    Bien que les cultures aborigènes prennent un nouvel essor dans certaines communautés, il ne faut pas oublier qu’elles ont été lentement détruites afin d’intégrer ces populations dans le monde de vie occidentale.

    C’est un peu l’histoire de Charlie. Charlie, brave vieillard, vie dans un taudis, est malade à cause des poisons qui gangrènent sa communauté (alcool, drogue). Mais il tente de continuer à vivre avec ses propres règles. Hélas, il est confronté aux lois des Blancs : permis de chasse pour chasser de quoi manger – il s’indigne quand le policier lui propose un permis de chasse loisir —, interdiction d’avoir des armes « anciennes » pour chasser (lances)…

    Parce qu’il en a marre, parce qu’il sent qu’il a besoin de retrouver à sa terre, il part vivre dans le bush. Une expérience qui lui est favorable, puis défavorable quand ses problèmes de santé le rattrapent.

     

    Le film n’est pas misérabiliste. Il traite d’un sujet grave, souvent triste, sans tomber dans un pathos larmoyant. Surtout qu’il se termine sur une bonne note : l’intérêt des plus jeunes pour leur culture.

    Beaucoup de sujets sont traités dans cette réalisation : le rapport à sa terre et à sa culture – Charlie est dévasté parce que l’un de ses amis va mourir à l’hôpital et pas sur la terre de ses ancêtres ; la confrontation des cultures : les cultures aborigènes ne sont pas « compatibles » avec celle occidentale ; l’exclusion – il y cette scène terrible où un médecin demande à Charlie s’il peut juste l’appelé Charlie, car il a du mal avec les noms étrangers ! Un aborigène, étranger en Australie?...

    Le film montre aussi très bien le manque de compassion des blancs à l’égard de ses populations. Il est vrai que le flic du petit bled où est Charlie doit faire respecter la loi, mais il est assez complaisant à appliquer la justice sur Charlie et ses camarades. Bref…

     

    Le film est beau, avec une musique peu présente, mais bien faite… J’avoue qu’il y a peu de choses à dire techniquement (enfin si, il y en aurait, mais je n’ai pas les compétences pour).

     

    J’ai passé un bon moment. J’avoue que le choix du réalisateur de ne pas tomber dans le misérabiliste fait qu’on n’a pas besoin d’une bonne dose d’antidépresseur en rentrant chez soi.

    Le film montre une réalité, avec ses bons et ses mauvais moments.

    À conseiller à celles et ceux qui s’intéressent aux cultures et au sort des Aborigènes (dans leur pays).

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