• Carmilla

    "Carmilla" est un roman fantastico-gothique de Sheridan Le Fanu, auteur irlandais (hé oui ! Comme Bram Stoker ! Alors c'est qui les meilleurs écrivains du monde ?) parut en 1871 (soit 26 ans avant Dracula).


    Synopsis :

    Dans un château de la lointaine Styrie, au début du XIXe siècle, vit une jeune fille solitaire et maladive. Lorsque surgit d'un attelage accidenté près du vieux pont gothique la silhouette ravissante de Carmilla, une vie nouvelle commence pour l'héroïne. Une étrange maladie se répand dans la région, tandis qu'une inquiétante torpeur s'empare de celle qui bientôt ne peut plus résister à la séduction de Carmilla... Un amour ineffable grandit entre les deux créatures, la prédatrice et sa proie, associées à tout jamais " par la plus bizarre maladie qui eût affligé un être humain ".

    Critique :


    Ha, les auteurs irlandais sont vraiment les meilleurs !
    "Carmilla" est un bijou ! Il se lit très facilement ! Quand on le lit, on trouve le style et le vocabulaire simple, pourtant terriblement bien écrit ! Ha, j'aimerai être capable d'écrire ainsi !
    Comme beaucoup de roman sombre du siècle Victorien, l'histoire est écrite à la première personne (comme "Frankenstein" de Mary Shelley et "Dracula" de Bram Stoker), ce qui rend le récit encore plus poignant. On a la sensation que la jeune Laura nous livre son histoire en direct !
    Le vampire apparait ici sous les traits d'une femme, chose peu habituel. Et c'est loin d'être une créature dépravée aux moeurs légers comme on tend à nous le faire croire aujourd'hui. Vous serez bien de mon avis pour dire que la majorité des femmes-vampires ressembles plus à des salopes qu'autres choses ? Passons... Comme Lord Ruthven (de Polidori), Carmilla est belle, attirante et séduisante ! Sa langueur ne fait que l'embellir ! Jamais, elle n'éveille les soupçons ! On la comparait presque à un chat : elle vit avec Laura et son père, comble de joie cette dernier par une affection (presque amoureuse) débordante, pendant qu'elle se nourrit à l'extérieur de la demeure ainsi qu'à l'intérieur.
     Carmilla est morte, victime d'un vampire, alors que son coeur battait pour un homme (et la chose était réciproque). Depuis, quand elle choisit une victime, elle la charme par tous les moyens pour l'avoir près d'elle. Par contre, la sexualité n'est que sous-entendu : quand Carmilla se nourrit de sa victime, la victime ressent quelque chose d'étrange, entre le plaisir et l'horreur. Delà à dire que c'est un orgasme... (et puis, est-ce qu'un homme de cette époque oserait parler d'orgasme féminin ?)
    J'ai juste un regret : une fin peut-être un peu trop rapide. La tome de Carmilla est retrouvé et son corps détruit. Mais il n'y a pas de confrontation. Le vampire  ressemble plus à une ombre, une légende, un on-dit, plutôt qu'un vrai être violent.

    A lire absolument si l'on aime les romans de vampire  !!

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