• Avalbane Connor, T.01, chapitre 01

    Je vous avais déjà parlé de ce projet d'histoire dans ce topic.

     

    J'aurais aimé vous présenter un synopsis, mais je ne sais pas quoi dire....c'est sûrement parce que je ne sais pas encore comment je découpe cette histoire, encore pire ! je ne sais pas exactement où je vais !!!

     

    De plus, je ne sais pas encore quel titre je vais donner à ce premier tome...parce que comme je suis quelqu'un de simple, ce sera une série.

     


    Chap. 01

     

     

     

    « _Avalbane Connor ! »

    Les hurlements du directeur du lycée résonnaient dans les couloirs ainsi que dans la large cour terreuse de l’établissement. Les cheveux grisonnants de cet homme de quarante ans semblaient hérissés sur sa tête tant il était dans un état indescriptible. La colère imprégnait son visage, ses lèvres se tordaient. Il postillonnait dès qu’il crachait le nom de la jeune élève. Où pouvait-elle bien être ? Elle entendait ses cris, il le savait. Mais cette petite garce ne répondrait pas ses appels. Elle devait être installée tranquillement à un endroit, ne prêtant aucune attention à la catastrophe qu’elle avait volontairement provoquée. Il ouvrait avec force toutes les grandes portes de bois du bâtiment principal dans lequel il se trouvait. Chacun de ses pas faisait l’effet d’un tremblement de terre sur les lames du plancher. L’ancien édifice à colombage, bien que très solide, paraissait s’affaisser lentement.  

    Soudain, il l’aperçut par une des fenêtres à meneaux et croisillons du troisième étage.

                La jeune fille, de tous justes seize ans, lisait, allongée dans un pré de l’établissement, le dos contre un arbre, un épi de blé dans la bouche. Il n’était pas difficile de la reconnaître. Elle portant uniquement des vêtements avec toutes les nuances de verts, de blanc, de gris et de noirs connus. Son haut lui dénudait les épaules et laissait apparaître une partie de son ventre d‘où se dessinait la silhouette d‘abdominaux. Une broche en forme de tête de chat, à l’allure très enfantine, fermait le laçage de son vêtement et était le point de fixation d’une capuche vert foncé en forme de triangle très allongé qui tombait dans son dos. Les manches n’étaient pas de longueur égale et s’évasaient très rapidement. La droite se terminait un peu après son coude. Le reste de son bras était recouvert par un large bracelet de cuir fermé par quatre lanières. Elle portait une mitaine noire à sa main. De l’autre côté, la manche descendait jusqu’à son poignet, ne laissait presque rien paraître du gant qui grimpait tout le long de son avant-bras jusqu’à ses premières phalanges.

    Son pantalon en pattes d’éléphant était accompagné par une large ceinture de tissu qui donnait naissance à des pans, un devant, un second plus large sur ses fesses. Elle ne portait jamais autre chose que son épaisse paire de bottes que l’on apercevait à peine sous son pantalon.

    Enfin, si l’on ne la reconnaissait pas à sa tenue, c’était ses cheveux qui permettaient de la repérer immédiatement. Lui tombant sur les épaules, ils étaient noirs sur le haut de sa tête puis se dégradaient en une nuance de vert jusqu’à ses pointes. Une longue et fine tresse indienne enveloppée dans des fils de couleurs vert, noir et blanc, lui descendait jusqu’à ses hanches naissantes.

     

                « _Miss Connor ! » hurla une nouvelle fois le directeur, si penché en avant par la fenêtre qu‘on aurait pu croire qu‘il allait basculer en avant.

    Cette dernière ne bougea pas d’un fil. Pourtant, il savait qu’elle l’avant entendu. Il était même sûr que son horrible sourire provocateur ou de satisfaction était apparu sur son visage. Elle tourna une page de son livre.

                L’homme se précipita dans les escaliers en pallier en chêne. Il dévalait les marches quatre à quatre, bousculant sans vergogne des lycéens qui montaient dans les salles de cours malgré la consigne de quitter les bâtiments. Sa longue tunique de directeur traînait sur les marches, faisant office de balais. De la sueur perlait sur son front dégarni par un début de calvitie. Il sortit un mouchoir de la poche de son pantalon impeccablement bien repassé, puis s’en servit pour s’essuyer.

    Dans la cour, quelques élèves, aux tenues décontractées, observaient, à la fois stupéfaits, abasourdis ou encore admiratifs, la catastrophe que leur camarade avait volontairement provoquée. Certains s’offusquaient du comportement irresponsable de la jeune fille, d’autres payaient leurs amis après un pari perdu.

    Il fallut que le directeur crache le nom d’Avalbane Connor à cinquante centimètres d’elle pour que cette dernière daigne lever les yeux de son livre à l’allure ancienne.

                Un large sourire faussement innocent apparut sur ses fines lèvres pâles. Elle observait l’homme hors de lui par-dessus ses lunettes vertes qu’elle ne quittait jamais. Son regard était lui aussi faussement angélique. Le vert de ses yeux éclatant de sadisme était renforcé par l’épais maquillage noir présent sur tout le conteur de ceux-ci.

    Avalbane paraissait presque heureuse de voir son directeur. Posant son livre à terre, elle pivota vers ce dernier d’un air nonchalant.

    -Bonjour Monsieur, le salua-t-elle avec hypocrisie. Vous êtes venu me féliciter pour mes résultats, je suppose. J‘ai obtenu le troisième meilleur résultat du lycée !

    Son ton provoquant et l’éclat de ses dents blanches au travers son de sourire satisfait donnèrent envie au directeur de la frapper du pied. Il la pointa du doigt et tenta de s’adresser à elle de la manière la plus calme possible.

    -Cette fois miss Connor vous êtes allée trop loin ! La garde va bientôt arriver ! Et ce coup-ci même votre brillant grand-père ne pourra rien pour vous éviter un séjour en prison ! 

    Avalbane soupira, puis se redressa tranquillement. Elle était presque aussi grande que l’homme qui la menaçait. Son air provocateur disparut au profit d’un comportement désinvolte.

    -Ne vous avais-je pas prévenu de ce qui allait arriver ? Ma mémoire me fait parfois défaut, mais il me semble bien qu’au début de cette année, vous m’ayez traitée d’incapable et de gamine profondément immature. 

    -C’est-ce que vous êtes malgré les airs de grande dame que vous vous donnez ! 

    -J’en doute ! Maintenant vous savez à quoi vous en tenir ! Je ne suis pas ce genre de gamin qui joue les grandes gueules et qui se défausse au dernier moment ! Je fais ce que je dis ! Et en plus, j’assume les actes ! Voyez, je suis là ! J’attends calmement la Garde. Et quant-ils seront là, je ne cacherais pas ce que j’ai fais ! Pour tout vous dire, je suis même fière ce que j’ai fais ! 

    -Vous n’êtes qu’une sale petite peste ! Vous finirez dans une cellule ou dans un asile ! 

    -Et vous, vous allez perdre votre établissement ! J’ai pris soin d’envoyer une lettre à l’Académie pour leur apporter les propos que vous m’avez tenu ! Ils sont indignes d’une personne responsable ayant en charge l’avenir des jeunes de ce côté-ci du monde ! 

    Le directeur pâlit. Avalbane ne s’exprimait plus comme une enfant insolente, mais comme une adulte menaçante. Déjà, il avait pu observer ce changement de comportement chez elle. Qu’avait-elle pu écrire dans cette missive ? Non, il ne voulait pas perdre son poste, il avait travaillé durement pour arriver à ce poste. Des années d’enseignement dans les zones les plus sensibles du Royaume de Logres, dont dans les Orcades et les Terres Désertes. Son poste à Cameloth, il l’avait mérité. Les réussites de ces élèves lui avaient permis d’obtenir le titre de professeur dans ce lycée, puis de devenir proviseur quand son prédécesseur était parti en retraite. Depuis lors, son établissement avait gagné en notoriété pour devenir le plus côté de Cameloth. Comment une erreur de vocabulaire, énoncer contre une élève aussi difficile qu’Avalabane Connor, pourrait lui coûter son poste ? L’Académie ne permettait aucun écart de conduite de la part de ses professeurs. L’éducation dans le royaume de Logre avait toujours été l’une de ces plus grandes fiertés !  

    « _Vous… vous… Vous êtes une sale petite garce ! » réussit-il à bredouiller.

               

                La Grade arriva. Le détachement appelé par le proviseur se composait d’une demi-douzaine d’hommes et de femmes. La mixité avait été instaurée par la première reine du Royaume de Logres. Les soldats furent surpris d’un tel drame dans un lycée. Comment pouvait-on s’attaquer ainsi à l’une des meilleures images du Royaume. Pathétique. Des lycéens indiquèrent l’endroit où se trouvait la responsable de la catastrophe qui était en train de se jouer.

    Leurs pas faisaient cliqueter les épées qu’ils portaient à la ceinture. Les fourreaux venant percuter la plaque métallique qui protégeait une partie de leurs jambes. Mis à part de puissants protèges tibias et bracelets de force, le reste de leurs allures n’avait rien très militaire. Un simple plastron de cuir assez épais recouvrait leur poitrine, on pouvait y voir graver les insignes de la Garde, un ours armé d’une épée. Un des hommes avait une allure différente, car il portait une cape de velours bleu marine sur ses épaules et aucune épée ne pendant à sa taille.   

                Le directeur était toujours avec Avalbane, lui crachant mille et une insultes et reproches. La joie se dessina sur son visage quand il vit le détachement en arme arriver. L’homme à la cape portait un triskèle, sous forme de broche, puissamment accrochée à son plastron. Cela signifiait qu’il était un magicien, diplômé de l’Université. Par contre, le directeur ne savait pas reconnaître la spécialité de celui-ci. Trois perles de couleur rouge étaient incrustées au bout des branches de l’insigne. Cela lui permis de déduire que le magicien n’était qu’un Tiers Fætog, c’est-à-dire maître soit en Alchimie, soit en Élémentaire ou en Possession. Les événements laissaient penser que c’était dans ce second domaine que l’homme excellait.  

    -Messieurs, enfin vous voilà, dit le proviseur, heureux. «C’est elle qui est responsable de ce désastre.

    Il la désigna du doigt.

    Avalbane ne semblait nullement inquiète. Elle haussa un sourcil.

    Le magicien s’adressa à la jeune fille.

    -Votre nom mademoiselle, lui demanda-t-il, un soupire dans la voie. Il savait parfaitement à qui il avait à faire. Mais il se devait de suivre la procédure.

    Un second homme avait sorti un petit carnet conçu pour le travail hors des bureaux. Les feuilles de papier en fibres végétales étaient reliées entre elles par des liens en cuir. Le tout fixé sur une petite planche de bois où un trou accueillir un encrier. Il trempa une plume dans le liquide violet, prêt à prendre des notes.

    -Avalbane Connor, répondit-elle avec fierté.

    Toute la garde, excepté le Tiers Fætog, se regarda un moment, hébété et surpris. Le magicien donna l’ordre à son collègue de continuer d’écrire.

    -Miss Connor, êtes-vous responsable de cet… incident ? »

    -Oui !  répondit-elle fièrement. J’avais prévenu mon proviseur ! Je lui avais ouvertement dit, et devant témoin, que j’obtiendrai des notes excellentes à mon diplôme et qu’en pour fêter ça, je mettrais le feu à son bureau. Ce que j’ai fait comme vous pouvez le constater. 

                Avalbane indiqua aux gardes la direction des bâtiments administratifs du Lycée. Une épaisse fumée noire et de hautes flammes chatoyantes émanaient du toit en chaume, à l’endroit même où le bureau du directeur devait se trouver.


    Bon, difficile de juger sur un premier chapitre, mais j'espère que vous me laisserez des commentaires tout de même !

     

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