• Anonymous

    "Anonymous" est un film de Ronald Emmerich avec Rhys Ifrans, Vanessa Redgave, Sebastian Armesto, Rafe Spall, David Thewlis et Edward Hogg. Et j'oubliais sir Derek Jacobi.

     

     

    Synopsis :

    C’est l’une des plus fascinantes énigmes artistiques qui soit, et depuis des siècles, les plus grands érudits tentent de percer son mystère. De Mark Twain à Charles Dickens en passant par Sigmund Freud, tous se demandent qui a réellement écrit les œuvres attribuées à William Shakespeare. Les experts s’affrontent, d’innombrables théories parfois extrêmes ont vu le jour, des universitaires ont voué leur vie à prouver ou à démystifier la paternité artistique des plus célèbres œuvres de la littérature anglaise.
    A travers une histoire incroyable mais terriblement plausible, "Anonymous" propose une réponse aussi captivante qu’impressionnante. Au cœur de l’Angleterre élisabéthaine, dans une époque agitée d’intrigues politiques, de scandales, de romances illicites à la Cour, et de complots d’aristocrates avides de pouvoir, voici comment ces secrets furent exposés au grand jour dans le plus improbable des lieux : le théâtre…

     

     

     

    Critique :


    Ce film est pas mal. Mais j’en ai vu des meilleurs.
    Là où j’avais été un peu surprise, c’est que cette production a vraiment un « parti » pris. Je m’attendais à quelques choses de plus subtiles qui, à la fin, nous feraient hésiter à la question phrase : Shakespeare a-t-il écrit ses pièces ? Et ici, il est clair que non. Je vais, mais trop m’étendre sur le sujet, mais j’aurai tendance à penser que l’aspect usurpateur de Shakespeare a été un peu exagéré : c’est presque un idiot fini qui flaire juste la bonne opportunité. On a même parfois que ce qu’il faut (acteur, « écrivain ») l’intéresse en fait peu. 
    Niveau jeu d’acteur, je ne dirai pas grand-chose, car je pense qu’il n’y a pas grand-chose à dire. C’est correct.   D’ailleurs, en parlant d’acteur, c’est assez incroyable de voir à quel point Rafe Spall ressemble à son père (Timothy Spall). C’est les deux même !

    J’aime beaucoup l’ouverture et la clôture : le film se compose comme un récit que narre Derek Jacobi dans une salle de théâtre. C’est presque paradoxal de voir un acteur shakespearien douter des écrits de son « créateur » dans un théâtre…
    Par ailleurs, le film est assez paradoxal. Il souhaite montrer que Shakespeare n’a pas écrit ses pièces (ce qui est vrai dans le film), mais l’ensemble est composé comme une pièce de cet auteur : complot, drame, bataille, fond historique, amour contrarié, trahison. C’est utilisé les ingrédients du succès des pièces de Shakespeare pour démolir l’auteur.
    Un autre détail qui m’a perturbé : des gardes brulent le théâtre. Mais est-ce vraiment quelque chose de « sensé » quand on sait que tout Londres (ou presque) était composé de construction en bois ? C’est un coup à faire cramer toutes la ville ça…

    Les costumes, les décors, tous est bien. Je ne pourrai pas dire si c’est fidèle à l’époque élisabéthaine, mais j’ai beaucoup aimé, surtout la Tamise gelée ! Une remarque tout de même au niveau du maquillage, surtout sur David Thewlis. On voit que certains personnages sont barbouillés. Certes, les hommes se maquillaient à cette époque, mais là ça fait vraiment « pot de peinture ».

    Au final un film sympa, assez joli à regarder (à cause de l’époque), mais qui ne transporte pas non plus.

    « Hugo CabretA Dangerous Method »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :